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voit le lendemain couverts de gibier étendupar terre. En donnant à l’industrie des prê-tres , ce que l’on attribue ici à Hercule ,il n’y a rien de fort difficile à exécuter.{D. J.)
SAMBUQUE , f. f. ( Mufiq. des Hé-breux. ) ancien instrument de muíique àcordes , usité en Chaldée , & dont on seservit à la dédicace & à l’adoration de lastatue de Nabucodonosor. Les uns croientque cet instrument étoit triangulaire ,( * ) & à cordes inégales, & d’autrespensent que c’étoit une eípece de flûte.(D. J.)
Sambuque, f. f. ( Art mìlìt. des anc.)sambuccus , échelles des anciens , de la lar-geur de quatre pieds , laquelle drestée ,étoit auffi haute que les murailles qu’011vouloir attaquer. De l’un & de l’autre côtéde cette échelle, régnois une balustrade ,fur laquelle 011 étendoit de grandes cou-vertures. On la couchoit de son long furles cotés des deux galères jo-ntes ensemble( ** ), de forte qu’elie pafloit de beau-coup les éperons , & au haut des mâtsde ces galères , on mettoit des poulies &des cordes.
Quand on devoir agir, on attachoit lescordes à l’extrêmité de la machine , & des
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gens de dessus la poupe l’élevoíent par íemoyen des poulies. D’autres fur la proueaidoient auffi à l’élever avec des leviers.Ensuite les galères étant poussées à ter-re , on appliquok ces machines à la mu-raille.
Au haut de l’échtlle étoit un petit plan-cher bordé de trois côtés de claies, furlequel quatre hommes repoussoient encombattant ceux qui des murailles em-pêchoient qu’011 appliquât la sambuque.Quand elle étoit appliquée, & qu’on étoitarrivé fur la muraille , on jetoit bas lesclaies, & à droite & à gauche les atta-quans fe répandoient dans les forts ou dansles tours. Ce reste des troupes les fuivoient,& fans crainte que la machine leur man-quât , parce qu’eile étoit fortement attachéeaux deux galères.
Voilà le détail de Poîybe fur la sambu-que ; il ajoute qu’on appelk cette machinede ce nom , parce que î’échelle étant dres-sée , il se saisoit d’elle & du vaisseau jointsensemble , une figure qui reflembloit àl’instrument de musique , nommé sambu-que. Voye^ la figure que M. Folard endonne, & ses remarques. {D. J.)
S A M E , f. f. ( Hífl. nat. ièhiolog. )poisson de 'mer qui est une espece de muge.
(*) Musonius , dans son traité De îuxu Grœcor. , dit que , suivant Masurius, la sambuque , qu’ilnomme Jambyce , étoit un instrument qui rendoit un son aigu. II ajoute qu’Euphorion rapporte que lesParthes St les Troglodytes faisoient usage des sambuques à quatre cordes. Plus bas le même auteur nousassure , d’après Suidas , que les jambuques étoient des instrumens de musique triangulaires , au son des-quels on chantoit des vers ïambes.
Enfin Musonius nous apprend encore que la sambuque , eípece de cythare triangulaire , fut inventéepar Ibycus , St que, suivant Semus de Délos , la sybille fut la premiere à se servir de cet instrumentsppellé Jambyce du nom de son inventeur. (F. D. C.)
(*) Lorsque Marcellus attaqua l’Achradine de Syracuse, sa flotte étoit composée de soixante galèresà cinq rangs de rames , qui étoient pleines d’hommes armés d'arcs, de frondes St de dards pour nettoyerles murailles. II avoit encore huit galères à cinq iangs , d’un côté delquelks on avoit ôté les bancs , aux unes àdroite , aux autres à gauche , St que l’on avoit jointes ensemble par les côtés où il n’y avoit pas debancs. C’étoíent ces galères qui, poustëes par les rameurs de l’autre côté, approchoient des murailles,&. qu’on appelloit des jambuques , dont voici la conítructíen. C’etoit une échelle AB j fig. 4, pi. XII9Art. milit. , Armes & Aîachines de guerre , Sup. des Piarith. ISous ne nous permettrons ici que les répéti-tions indispensables pour 1 explication de la figure que nous en donnons. On ia couchoit de tout son long surles côtes des deux galères CI) jointes ensemble, de sorte qu’elle pafloit de beaucoup les éperons. Auhaut des mâts de ces galères étoient des poulies St des cordes E F. Le jeu St i’usage en soirt sufsisam-jnent expliqués.
Le chevalier de Folard proposa?, en iyi2 , une sumbuque , jîg. 3 , de ion invention , pour l’èícaladedu fort de la K.enoque. Llle étoit composée d une echelle A de près de 30 pieds de largeur » St dont lahauteur etoit, proportionnée a celle de la muraille. Elle étoit posée debout St sur le milieu d une de-landre JB. L echelle étoit attachee a deux mâts St aux deux extrémités de la delandre par deux cor-dages D qui paíìoient chacun par deux poulies F. Lorsqu’on étoit arrivé au pied du mur » on lâchoitles deux cordages , St 1 échelle tombot fur le haut du parapet. Les deux extrémités étoient arméesd’agraffes de fer ou de pattes d ancre F qui empèchoient que le poids des hommes qui dévoient monterV destus , ne repoussât le bâtiment en arriéré. »
Cette sambuque avoit cet avantage fur celle des anciens , que les aíïaíìlan's íe préfentoieslt fur un pl u ^Kkâd front, St qu’il étoit difficile de résister a Impétuosité de leur choc. ( F.)
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