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Depuis que Sanctorius a mis au jour la eon-«oissance de la transpiration insensible,•n a été curieux de calculer la quantité decette évasuation , proportionnellement àcelle des excrémens , de l'urine , frc. ,& son en a formé des tables indicatives ;mais les plus curieuses font celles que le doc-teur Lininga faites d’après ses observationsà Charles-Town, ville de la Caroline méri-dionale. Voyelles transactions philosophiques ,n°. 470 & 475. (-D. /.)
SANCTUAIRE , f. m. ( Gramm. &Théologie. ) c'étoit chez les Juifs la partiela plus sécrété , la plus intime, 8c la plussainte du temple , dans laquelle étoitl’arche d’alliance , 8c où nul autre que legrand-prêtre n’cntroit ; encore n’étoit-cequ'une fois 1 J année au jour de Fexpiationsolemnelle.
Ce sanctuaire , qui est aussi appelle lesaint des saints, sancla sanclorum , étoit lafigure du ciel, 8c le grand-prêtre celle deJesus-Christ , le véritable pontife qui apénétré les cieux pour être notre médiateurauprès de son pere.
On donnoit le même nom de sanctuaire ,à la partie la plus sacrée du tabernacle quifut dressé dans le désert, & qui subsista en-core quelque temps après la construction dutemple.
Quelquefois le nom de sanctuaire se prenden général pour le temple ou pour le lieusaint, pour le lieu destiné au culte publicdu Seigneur ; ce qui a fait penser à quelquesauteurs , que le temple entier étoit appellésanctuaire , & que le saint des saints étoitune chapelle ou oratoire placé dans letemple.
Peser quelque chose au poids du sanc-tuaire , est une expression usitée qui signifieexaminer quelque chose avec la derniereéquité ; parce que chez les Juifs, les prêtresavoient des poids 8c des mesures de pierrequi servoient à régler toutes les autres. Voye{Poids bu sanctuaire.
Sanctuaire , parmi les catholiques ,signifie la partie du chœur la plus voisinedeFautel, dans laquelle le célébrant & lesministres se tiennent pendant la messe ; elleest même ordinairement séparée du chœurpar une balustrade, 8í les laïques ne doiventjamais s'y placer.
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Sanctuaire a été employé dans un sensparticulier, sur-tout chez les Anglois, poutsignifier les églises qui servoient d'asylesaux malfaiteurs , ainsi que cela s’est prati-qué jusqu’au régné de Henri VIII. Lescoupables étoient à l'abri de la recherche deleurs crimes, si retirés dans ces asyles; ilsreconnoissent leur faute dans l'espace dequarante jours , 8c se soumettoient eux-mêmes au bannissement. Si pendant cesquarante jours un laïque les chassoit deFasyle, il étoit excommunié ; un ecclésias-tique encourait pour le même fait la peined'irrégularité.
D u nombre de ces asyles ou sanctuaires ,étoient les églises de Saint-Jean de Béverley,dans la province d’Yorck ; celle de S. Mar-tin le grand à Londres ; la cathédrale deRipon aussi en Yorckshire , érigée en asylepar Withlafe, roi de Mercie ; celle de Saint-Burien dans la Cornouaille, en vertu duprivilège accordé par le roi Athelstan, eap ?6 ; 8c celle de Westminster , érigée enasyle par saint, Edouard. Voye^ Asyle &Franchises.
SANCTUS , S ACER , ( lang. Lat. )ce ne sont pas deux termes synonymes dansla langue Latine ; 8c nous les traduisonsordinairement au rebours en François. Pro~prié sancla dìcimus , quee sanclione quâdamconfirmata , ut leges fan cl ce Junt , sanclioneenim quâdam sunt subnixoe. Dig. leg. q. §. 3.Le sens du mot sanclus répond donc àce que nous appelions sacré ou inviolabledans notre langue ; 8c saint , au contraire,répond au sens du mot sacer, quoique cesdeux mots viennent visiblement du Latin.{D. J.)
S ANCUS , f. m. ( Mythol. ) nom dudieu que les Romains honoraient fous lenom de dius fidius , dieu de la foi, & quiétoit reconnu des Grecs pour Hercule ,comme Renseigne Varron. Castalion penseque ce n’étoit point un nom plus particu-lier d'Hercule, que des autres dieux. On, a trouvé plusieurs inscriptions où on lit ,Sancus , sanclus , deus fidius ; on cite entreautres une pierre qu’on voit à Tibur , furlaquelle ces paroles font gravées , Sauça ,sanclo , deo fidio , sacrum.
Sancus est un mot Sabin, le même que, Sabus, pere de Sabin us , qui donna sot)