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Tome vingt-neuvième.
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couleurs consistoient dans les modificationsde la lumière ; mais par des expériencesréitérées, on s’est convaincu que les cou-leurs étoient particulières à certains rayonsde lumière.

Les globules dans les gros vaisseaux tei-gnent en rouge toutes les liqueurs qui s’ytrouvent ; il ne faut pas pour cela qu’ilssoient en une quantité extraordinaire ; onvoit qu'il ne faut que peu de vin rougepour teindre un grand verre d’eau.

La petite quantité des globules rougesfait que les extrémités capillaires des artèresne font pas colorées ; car comme ces globu-les ne peuvent passer que l’un après l’autredans les filières , il s'enfuit que pour unglobule rouge il y aura une grande quan-tité d’eau & de limphe, & par là la cou-leur rouge doit fe trouver absorbée ; deplus, ces petits globules fe trouvant com-primés, leur figure doit changer, ainfi lacouleur doit souffrir quelque changement ;auíli a-t-on remajgué que les globules enpassant par les extrémités artérielles, s’ap-platissent & prennent une couleur jaunâtre ;on apperçoit de petits globules blancs &diaphanes, qui ne font autre choie que lesparties huileuses de la limphe, qui n’ontencore ni assez de mouvement, ni assez depression pour changer de couleur.

La rougeur du sang cst-elic absolumentnécessaire ? On trouve des infectes quin’ont dans leurs vaisseaux qu’unc liqueurblanchâtre & diaphane ; avec ce fluide ilsvivent, ils font tous les mouvemens dontleurs petits muscles lont capables.

Le sang n’a pas la même couleur danstous les vaisseaux : fi l’on ouvre un chiend'abord après qu’il a mangé, on verra qu’ilfe trouve dans les artères pulmonaires unematière blanchâtre mêlée avec le sang ; maisdans les veines le sang est plus rouge ; celas’enfuit évidemment de ce que nous avonsdit. La rougeur du dépend de la cohé-sion des globules du chyle; ces globules,par la pression qu’ils ont foufferte , ont étéunis dans les artères capillaires ; il est doncníceflàire que le sang soit plus rouge dansla veine pulmonaire que dans l’artere.

Il y a encore une autre différence de cou-leur dans le sang qui fe trouve en diversvaisseaux ; le sang artériel est fort rouge,

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mais le sang veineux est noirâtre; cela s’en-fuit de même de ce que nous avons établi.La rougeur du sang dépend du mouvementqui fe trouvant moins sort dans les veines,doit aussi produire moins d’effer ; mais iíy a une raison qui prouve mieux que cettedifférence doit arriver : c’est que le sang ar-tériel est rempli de lymphe , au lieu quele sang veineux en est privé ; par conséquentles globules rouges fe trouvent en plusgrande quantité à proportion dans les vei-nes , & le sang doit y paroître d’une rou-geur plus foncée & approchant du noir.

Quand on tire du sang des veines & desartères du même animal , on y remarqueune différence : le sang des artères a à peuprès la même couleur dans ía surface &cdans le fond ; mais le sang veineux est fortnoirâtre au fond ; je suppose au reste quel’on mette ce sang dans un vaisseau un peuprofond : la différence de couleur ne vientque de ce que le sang artériel est beaucoupplus raréfié & plus mêlé que le sang vei-neux ; le mouvement qui fe trouve dansles artères & qui manque dans les veines ,doit nécessairement produire cet effet.

Outre la partie rouge dont nous venonsj de parler , y a-t-il dans le sang des partiesfibreuses ? Il s’est trouvé des anatomistesqui avec raison, ont nié l’existence de cesparties ; mais il s’est trouvé des physiciensqui leur ont fait diverses réponses pour prou-ver qu’il y avoit dans le sang de ces fortesj de parties. Voye ç M. Senac, ejs, de Phy~fique.

Toutes ces matières qui composent lesang sont agitées de deux mouvemens ; l’unest le mouvement de circulation dont nousavons parlé , & l’autre le mouvement in-testin , c’est-à-dire le mouvement des par-ties sanguines en tout lens. Voye[ Cir-culation.

Lc mouvement intestin n’est point prouvécomme le mouvement circulaire , au con-traire il louffre beaucoup de difficulté; onne nie pas que les parties qui composentle lâng n’aienr de mouvemens difterensdans leurs vaislèaux ; leurs diverses réfle-xions , l’élasticité de i’air, faction des vais-seaux ; tout cela doit imprimer divers mou-vemens aux diverses parties qui composentle sang ; mais ce qu’on me , c’est que lc