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angles des flexions des vaifíeaux, 8 c j’ai crumême voir ces globules s'alonger & secourber. Mais je n ai jamais pu me satis-faire entièrement sur ce changement defigure , qui ne m’a paru qu’une illusiond’optique. C’est à de nouvelles recherchesqu’il faudra donner fa confiance , d autantplus qu’il paraît très-peu vraisemblable quela salamandre soit le seul animal, & queson poumon soit la seule place où son aitvu les globules changer de figure.
On ne s’est pas contenté de donner de
I élasticité aux globules , on les a remplisd air , ce seroit un moyen sûr de les rendreélastiques. Mais cette hypothèse est insou-tenable. Les globules font plus pesans quel’eau, & ces globules ne se condensent paraucun degré de froid.
Une autre hypothèse, qui a étendu sessuites fur la physiologie & fur la pathologie,c’est la composition & la décompositiondes globules. Lceuwenhoeclc a cru voir,& dans les animaux à sang froid aussi-bienque dans ceux dont le sang a de la chaleur,que chaque globule est composé de sixpetits globules, que chacun de ces petitsglobules l’est encore de six autres , quechaque globule rouge étoit donc composéde 36 globules pétris ensemble, de ma-niéré à ne former qu’un seul globule. Il acru le balottement du sang suffisant pourformer ces grofles pilules ; d’un autre côtéil les a vus se décomposer , & en íix , &en 36 globules ; le sel volatil, a-t-il ajouté,aide cette décomposition.
Boerhaave a travaillé sur ces expériences.Il a trouvé des globules jaunes plus petitsque les rouges , & des globules tra.osparens.encore plus petits que les globules jaunes.
II a donc enseigné que les vaisseaux rougesétoient faits pour les grands globules, qued’autres vaisseaux jaunes reçoivent des glo-bules jaunes, dans lesquels les rouges íedécomposent, & un troisième ordre devaisseaux , les globules, dont il faut 3 6pour composer un globule rouge. Il aajouté, que peut-être cette fuite de vais-seaux plus petits les uns que les autres, &percés pour des globules toujours plus fins,alloient beaucoup plus loin par des décom-positions successives , dont les esprits ani-«wux étoient le terme. La théorie de l’in-
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flrmmatìon se sondoit sur cette série devaisseaux & de globules : il y avoit inflam-mation sanguine quand les globules rougesétoient fourrés dans l’embouchure desvaisseaux jaunes ; inflammation jaune ouérésipele, quand les globules jaunes pafloiencdans les vaisseaux lymphatiques , &c.
Je crois avoir vu ce qui aura autoriséLeeuwenhoeck à admettre des globulessimples, jaunes & composés. Les globulesd'un animal peu nourri & languissant pa-raissait certainement jaunes ; quand ils nele seroient pas effectivement , cette appa-rence auroit suffi à Leeuwenhoeck & àB lerhaave. Ces mêmes globules damassentassez souvent, & forment des pelotons,quand le mouvement du sang est arrêté ;il est vrai qu’ils forment un amas irrégulier,& non pas un globule distingué par ionvolume ; mais ce fera encore çe que Leeu-wenhoeck aura vu. ,
Dans toute cette hypothèse, il n y a rienau reste qui puiss satisfaire un examenexact. Il n’y a point de globules jaunes ;les observateurs les plus modernes, en mul-tipliant les observations , n’ont jamais ap-perçu que les globules rouges & ceux quiparaissent jaunes fussent de la même gran-deur , de la même figure en toute maniéré,que les globules rouges d'un animal biennourri.
Les amas qu’on a vus, ne font pas unglobule pétri & réuni de six globules : ilíe résolvent à la vérité & deviennent desglobules simples par l’impulsion du sang ;mais ces globules simples n'avoient jamaisperdu leur rondeur, ils étoient sphériquesdans samas , comme ils le font dans leurétat solitaire, & ces globules désunis nefont pas dans leur volume différens des glo-bules rouges.
Un élément du sang reçu généralementpar les anciens, fur-tout par Aristote, cefont les fibres, que les écoles ont cru êtrele fondement de la nature coagulable dasang. On ies a vues dans le gâteau , que lesang abandonné à lui - même ne manquejamais de former , & qui paraît être effec-tivement une espece de réseau fait par dcpetites membranes, que l’on peut séparerde ce qu’il a de fluide, & que l’on voiealors à découvert.
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