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ni avec les acides , ni avec les alkalis ; carl’huile de vitriol fait à peu près le mêmeeffet fur i’eau qu'elle fait fur le sang : elley cause de la chaleur.
Il y a des animaux qui, fans le secoursde l’art & fans celui de la pourriture, tra-hissent ce penchant à l'alkali. Les sucs decertains animaux vivans, font d’une âcretécorrosive & brûlent la peau, tel est le sucque sue la salamandre & le lézard gecko,8c le suc dont plusieurs chenilles font péné-trées. L’urine du tigre a l’odeur des can-tharides ; le bouillon des écrevisses verditle sirop violât. Il y a le long de la moellede f épine dorsale des grenouilles, de petitsamas d’une eípece de chaux , qui fait effer-vescence avec l’acide.
S’il y a des animaux où l’alkali est pres-que développé il y en a d’aueres oùÌ*acide lest encore davantage ; telle est lafourmi , qui donne une quantité prodi-gieuse , & presque deux tiers de son poidsd’acide acéteux, ce que d’autres infectes nefont pas.
Les humeurs des animaux , & fur-toutde ceux qui ne íont pas sortis de l’état dejeunesse , portent í’empreinte évidente de1 acide. Le bouillon de veau s’aigrít. Lagraisse, la moelle, le beurre font entière-ment acides, 8c donnent au feu des prin-cipes de la même nature. Il en est de mêmede la matière purulente. La chair fermenteavec du pain 8c de l’eau. La transpirationdes enfants sent souvent l’aigre > & cetteodeur passe dans la sueur. Le sang mêmedistillé , donne une liqueur rousle 8cacide.
II y a donc dans les animaux des ésé-mens qui penchent à l’acide , il y en a quife rappro-henr de la nature de l’alkali. Cesélémens fe développent par les maladies &par la putréfaction.
Tous les médecins ont parlé des sueursacides, qui précédent {'éruption des miliai-res , de {'acidité de la sueur ou de l’eauabdominale , des sujets dont les os s’éroientramollis, effet que l’on attribue à l’acide
E rédominant qui a dissous la terre abfor->ante des os. Dans les maladies, & sur-tout dans celles des en fans , {'aigreur estsouvent remarquable , on la retrouve dansla galle , dans le cancer même. _
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La putréfaction commence par le dé’ve»loppement de l’acide. Je me souviens en-core que lans mu jeunesse, les cadavres,que je disséquois , 8c fur lesquels j’étoisobligé de travailler pendant plusieurs semai-nes, commençaient par sentir l’aigre; cetteodeur gagnoit le cœur & les muscles. Ona vu encore lucidité subsister, en mêmetemps que la purridité , dans la chair miseen macération. Mais li preuve la plus sur-prenante de 1a part que l’aigreur peu t avoirà la pourriture, c’est la relation d’uneobservation que M. Cadet a eu le couragede faire. II a fait déterrer un cadavre, quiavoir été mis dans le plomb i so ans aupa-ravant. Le plomb avoir écé rongé , & ils’étoit formé du íel de faturne. Une liqueurépanchée avoir le goût de ce sel , 8c enmême temps de l’acide marin : le sel volatilétoit caché fous cette acidité prédomi- :nante, & il fallut recourir au sel de tartrepour le mettre en liberté.
Cette disposition des animaux à l’acide ■n’est cependant pas de durée, elle cede enpeu de temps & généralement à la putri-dité , dont les commencemens font accom-pagnés, de l'aikaielcence.
Les propriétés qui marquent la domi-nation de l’alkali, ne tardent pas à iuivrel'acidité : elles íe montrent même aílezsouvent fans qu’elles aient été annoncéespar une acidité bien marquée. L’aikalef-cence distere de la purridité : les corpsaikalins font effervescence avec les acides,ils verdissent le sirop de violettes & répan-dent une odeur piquante & singulière ,très-dissérente de l’odeur de la purridité.L’air fe développe en même temps , ils’éleve des bulles , & le corps où la putri-dité a commencé, surnage à l’eau ; car l’airle développe avant que la purridité ait faitdes progrès. Dans un vaisseau fermé , certe ■nature alkaiine. fe conserve allez long-temps ; mais à l’air ouvert, elle fe dissipe .bien t -t, 8c dès que i’effervefcence avec lesacides est à ion plus haut degré , elle fedissipe, elle diminue & la puanteur y suc-cédé. L’odeur de la putrid'té est insup-portable , elle lait vomir. elle est même ,un poison mortel, ioriqTelie est bien con- .centrée ; les alkalis ne font rien de pareil.La purridité détruit peu à peu le corps fur ■