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Tome vingt-neuvième.
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distribue la vitesse qu’il a reçue de cet or-gane , fur un nombre très - supérieur deglobules qui coulent par les branches, &le tout fe réduit à une livre qui doit met-tre en mouvement mille livres , & qui nesautoir certainement donner à chaque livrede ces mille, la même vitesse avec laquelleelle a été animée elie-même.

La loi dydrostatique s’étend du moinsjusiju’à un certain degré fur le sang desanimaux. J’ai vu , dautres observateursont vu , le sang couler avec plus de vitessedans la partie d'une artere rétrécie , 8c feretarder visiblement dans un anévrismequ’il est aisé de produire , en détachantl’artere du tissu cellulaire qui ^environne.De lì les membranes muqueuses qui dou-blent la tunique des artères dans les ané-vrismes : de là les polypes qu’on y trouve.

La friction doit avoir son effet. Touteliqueur qui fe meut par un canal quelcon-que , diminue de vîteíle par la friction dela liqueur contre les parois des tuyaux quine donnent jamais dans les eaux jaillissantesou coulantes la quantité d eau que demandele calcul fondé iur la largeur du réservoir8c fur la vitesse acquiíe par la chute. Deuxtuyaux , dont la somme des calibres estégale au calice d’un tuyau plus ample ,donnent le double moins d’eau. Cetteobservation , étant avérée dans des tuyauxtrès-amples , ' doit être encore plus vraiequand le sang doit parcourir des vaisseauxdont le calibre est à peu près le même quecelui du globule. Cette retardation paroîtdevoir être très-considérab'e ; ce font aussiles plus petits vaiíleaux capillaires dont lesang perd le premier le mouvement, pen-dant qu’il continue de traverser les troncs.En s arrêtai:t dans ces. petits vaisseaux, lesang , qui n’y trouve pas un passage facile,force le sang des vaiíleaux médiocres à aller8c venir ; 6c cette oscillation gagne peu àpeu les plus gros troncs.

La longueur des vaisseaux augmente lafriction. M. Bryan Robiníon a reconnucette vérité dans des íystêmes de tuyauxartificiels ; les écoulemeus augmentent enraccourcissant les tuyaux , & diminuent enles alongeant. Dans le système animal, cesont les plus petits vaiíleaux & les pluséloignes du cœur, dans lesquels le sang

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s’arrête le premier. Les grands animaux,les géans, ont le nombre de pouls plus petitque les petits animaux , & que les hommesordinaires.

On a cru pouvoir adopter encore fanscrainte, la retardation qui naît des plis desvaisseaux : il est fur que j’ai vu dans l’in-jection , la matière très-confidérablementretardée dans les artères du bras , par unlìmple pli que je faifois faire au bras, en leramenant fur le corps. Quiconque a injectéì’épididyme , connoît la résistance que lesplis multipliés de ces vaisseaux font éprou-ver au mercure, tout éminemment fluide-qu’il est.

La figure conique de chaque artère enparticulier , doit diminuer la vitesse dusang, parce qu’une grande partie des co-lonnes de ce sang choquent contre les parois,les dilatent 8c consument une partie deleur vitesse dans la friction que cause ce.changement de figure.

Les grands angles 8c les angles rétrogrades.des artères , paroisse n t devoir diminuer lavitesse que le sang a reçu du cœur. Sonmouvement peut être considéré comme uncomposé de deux mouvemens, l’un paral-lèle à saxe , 8c l’autre qui s’éioigne de saxeà proportion que sangle de la division del’artere s’ngrandit : ce dernier mouvementest perdu pour la vîteíle du tronc au deflous ,de. la division.

Les anastomoses opposent au torrentnaturel du sang , un courant opposé ; cechoc paroît devoir détruire une partie de lavitesse du sang. Comme cette humeur estdes plus disposées à se prendre par le repos,le mouvement íèul. paroît soutenir cettefluidité , en détachant les globules les uns..des autres 8c en détruisant leur attraction ,dont nous donnerons des preuves. Lavitesse qui détruit cette attraction , est per-due pour la vîteíle générale avec laquelle lesang fait du chemin.

Tout ce que je viens d’expofer paroît sivraisemblable , qu’il est difficile de se per-suader de la contradiction où la nature setrouve avec des raiíbnnemens presque géo-métriques. U est avéré cependant par un,grand nombre d’expériences, que le sang neperd que peu de la vîteíle en passtnt des ;, troncs dans les .branches , 8c des branches