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importance pour expliquer l’tffet de la lar-guée , qui bien sûrement produit une déri-vation très-coníìdérable de toutes les veinesd'une partie. C est ainsi que la saignée dela jugulaire doit désemplir puissamment lesveines du cerveau.
Quand on retranche le cœur d’un ani-mal en vie, le sang reprend de même lemouvement quand il fa perdu, 8c vientse verser dans la blessure, non - seulement
f ar les veines , mais aussi par les artères &aorte.
Inexpérience ne nous apprend pas lacause de cette puissance motrice : je n’aijamais apperçu de contraction sensible dansl’artere que j'avois ouverte ; il paroi t ce-pendant qu il ne peut y avoir d’autrecause.
Je ne puis me dispenser d’ajouter quetout ce dérangement de la circulation, nedure que peu a’instansdans l’animal vivant;des globules rouges s’amassent dans la fentede l’artere , elle est enveloppée par dehors
Í >ar un nuage formé par la lymphe coagu-ée ; elle se ferme , & la circulation re-prend son train ordinaire ; ce qui en reste,c’est le mouvement , lorsque la saignéel'a réveillé , après que le sang l'avoit perdu.
Comme la saignée n’opere qu’en enle-vant la résistance d'une partie de l’artere 8cde la veine ; d’autres moyens, qui affoi-bliísent une partie du corps humain , doi-vent produire le même effet. Tel est le bainde pied, qui relâche les vaisseaux de l’ex-trêmité inférieure , & qui décharge souventtrès-promptement la tête 8c la poitrine ; telest encore le jeu des ventouses : on priveune partie de la peau de la compression del'athmosphere, dans le temps que cette com-pression subsiste pour le reste de la surface ducorps. La force du cœur agissant avec la mêmeforce , à la place privée du poids de l'ath-mosphere , il n’y trouve pas la même résis-tance, remplit bientôt de sang les vaisseauxde cette partie de la peau.
Par une raison analogue, quoique tiréed’une puissance contraire au relâchement,le sang fuit une partie comprimée ou resser-rée par le froid, 8c se jette dans les vaisseauxlibres ou dans les parties du corps qui ontconservé leur chaleur. Telle est faction dufroid fur la peau qui se ride , sc durcit, 8c
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blanchit à la fin , & donc le sang est repous-sé vers le cœur , & par les veines, 8c parles artères.
Le mouvement des muscles est une causesecondaire du mouvement du sang , que lanature emploie le plus souvent, & le plusinnocemment. Il est aster indifférent quelsmuscles on fasse agir , mais faction réuniede toutes les chairs du corps animal fait leplus grand effet. La danse, le faut, la courseaccélèrent visiblement le mouvement dusang, redouble le nombre des pulsations ,échauffent le corps, 8c font assez souventcrever des vaisseaux, qui rie se prêtent pasavec assez de promptitude à cette nouvellevitesse. Le vomissement, & même à quel-ques égards , la simple indigestion des ali-mens produit un effet analogue : un émc-tique est un des moyens les plus sûrs & desplus prompts, dont la médecine puisse seprévaloir , pour rendre le mouvement pres-que éteint à des malades épuilés.
Faute de mouvement, le sang veineuxne reflue qu’avec peine, les pieds devien-nent œdémateux, la transpiration diminue y8c le cœur seul ne suffit pas pour entrete-nir dans la circulation du sang la vigueurnécessaire.
Cette puissance du mouvement muscu-laire ne vient pas de fimpulsion du sang8c de la pâleur des muscles qui se contrac-tent ; car ils ne pâlissent point, & le mi-croscope ne découvre aucune différence dansla vitesse des vaisseaux du muscle' qui agit,& du muscle qui est en repos. C’est appa-remment la compression des troncs veineux8c artériels qui opéré cette nouvelle vitesse :placés dans les intervalles cellulaires des museclés, ils sont comprimés dans toute leurlongueur, 8c le sang en est poussé contreles parties fur lesquelles aucun muscle n’ade pouvoir , ce sont le troncs veineux. Lesartères souffrent moins de cette pression ,parce qu’ellcs sont plus sortes 8c placées plusprofondément.
Avant que de prendre le mouvement,le mouvement ànsang sc déréglé peu à peu.Il commence à devenir plus lent, 8c c’estprincipalement alors que les secousses ducœur sc distinguent le mieux. Le sang kmeut un moment avec lenteur, 8c ce mou-vement redevient plus actif par f effort