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Tome vingt-neuvième.
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révoquée en doute. On y voìt des globu- 1les se mouvoir avec rapidité sans qu’ils setouchent, un vuide paroît les séparer. Com-me leur mouvement vient du cœur , ilne sauroit leur être communiqué, s’il n’y Javoir entre les deux globules isolés uneliqueur qui ait reçu f impulsion du cœurpar le premier globule , 8c qui l'ait trans-mise au second.

Je trouve une autre raison de ne pas ad-mettre de vuide dans les artères , où onseroit tenté d’en supposer. C J eíl 1 epaissiste-ment des parois de fartere qui accom-pagne la diminuation du calibre ou cellede la colonne des globules. Les parois del’artere font très-minces dans l’artere bienpleine , elles deviennent fort épaisses dansles animaux qui ont perdu une grande par-tie de leur sang.

Le phénomène dont je vais parler n’estpas sensible dans les animaux en vie. Lavitesse avec laquelle leur sang se meut estíî grande , que l’ccil n’en sent pas les pe-tites diminutions. On ne peut pas se con-vaincre dans un animal robuste de la vitessesupérieure du sang qui part du cœur, &qui surpastè celle avec laquelle il se meutdans les extrémités, le mouvement paroîtuniforme, & la vitesse égale dans toute lalongueur de l’artere.

La raison cependant nous porte à croireque sonde qui la derniere est sortie du cœur,coule avec plus de vitesse que ne coulentles ondes qui ont quitté le cœur avant elle.Quoique le sang ne perde pas autant defa vitesse originaire que font calculé lesmeilleurs auteurs, il est certain qu’il doiten perdre. Toute la vitesse dont le sang estsusceptible , est certainement dans fondequi vient de sortir du ventricule gauche ,s’il ne gagne pas de nouvelle vîtelso, s’ilperd quelque chose de la benne, les ondesqui précédent la derniere sortie du cœur, doi-vent se mouvoir avec un peu plus de lenteur.

Quoique le raisonnement soit plus juste ,íi est encore plus concluant par le concours ,de f expérience. Nous savons dit , le sangperd une partie de son mouvement dansles petits vaisseaux capillaires , il le perdtout-à-fait, au risque de périr : c est plustrrd qu’il le perd dans les autres médiocres,ï.c ce mouvement se soutient le plus long-

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temps dans les troncs voisins du cœur ;cette expérience facile prouve que le sangkralentit en s’éloignant du cœur.

Il y a plus, dans f animal vigoureux ,on ne distingue pas la vitesse supérieure dusang qui arrive nouvellement dans le cœur ;une artere paroît un fleuve , dont tout lecourant est uniforme ; mais dès que l’ani-mal s’affoiblit, cette égalité disparaît, 8con voit alors très-distinctement la vitessesupérieure de la nouvelle onde qui arrivela derniere du cœur dans f artere. La se-cousse qu’elie donne au sang qui la pré-cédé , n’est plus douteuse alors.

Si le sang nouvellement arrivé du cœur,coule plus vite que celui qui le précede ,ce dernier Jù/iF- oppose donc une résistanceau sang nouvellement arrivé , 8c cetterésistance est égale à la différence desvitesses : elle seroit parfaite, c’est-à-dire,que le sang qui précede recevrait tout sonmouvement de fonde nouvelle , si le sangdes extrémités avoir été en repos ; elle estmoins grande , plus cette onde voisine desextrémités a conservé de ía vîtefle origi-naire , mais enfin elle existe.

L’artere recevant plus de sang dans lapartie la plus voisine du cœur qu’il ne s’enéchappe par f extrémité qui regarde lesveines, ne peut manquer detre plus rem-plie qu’elle ne fétoit : le premier ester decette plénitude , c’est quelle s’alonge. C’estun phénomène aisé à appercevoir, plussensible dans les artères évidemment coni-ques , & plus encore dans les flexions 8cles plis que sont les artères, 8c dont lesangles deviennent visiblement plus aigusdans une artere plus remplie. Une arteredroite s’alonge quoique moins seníible-ment ; 8c lorsqu’elle ne peut pas s’entendrepar ses extrémités, elle se replie Sc ser-pente ; finjection imite cette action de lanature. Les artères cylindriques s’alonge n taussi , quoique moins visiblement , parceque leur extrémité veineuse ne donnantplus au sang un écoulement aussi promptque ne f est 1a nouvelle surcharge clu sangfournie par le cœur , elle peut être re-gardée comme une artere, dont f extré-mité éloignée du cœur est plus étroite.

Mais le changement le plus visible def artere , c’est fa dilatation ou la pressioa