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Tome vingt-neuvième.
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S A N

elle l’effet du fer mêlé avec la graisse ani-male ? U est sùr du moins , que la couleurrouge & le sert font intimément unis, &que dans tout quadrupède il n’y a ni glo-bule rouge lans fer , ni fer lans globulerouge.

Le sang est plus dense que l’eau , que lelait dont il est originairement formé, &cque la graillé. La cause de cette densiténouvelle paroît être due à la formation & àl’abondance des globules, qui font fans con-tredit la partie la plus dense & la plus pe-lante de nos humeurs.

On comprend, qu’en pétrissant la terredu fer avec la graille animale, en en sépa-rant par des compressions réitérées l’eau &les matières plus légeres , en ramassant cettematière dans une figure sphérique, on peutlui donner une densité supérieure. Plus ily aura de terre de fer, plus elle fera inti-mément liée avec la graisse animale , pluselle fera nettoyée de la sérosité superflue ,& plus il y aura de densité dans chaqueglobule , plus il y aura de globules dansune once de sang, plus leur proportion feragrande à celle de la sérosité, plus le sangen général fera dense. Il í’est en effet dansles corps robustes, qui font beaucoup d’exer-cice, & la densité fe rétablit après des hé-morrhagies ou des sueurs qui auront ap-pauvri le sang par ces mêmes exercicesjoints à l’ufage du fer. On appelle appau-vri , le sang dont les globules font en petitnombre.

On oublie généralement dans les physio-logie le mouvement veineux d u sang. U acependant ses attributs & fes effets, & si lapuissance motrice est moins grande dans lesveines, la masse du sangepai l’éprouve estplus grande dans la même proportion , lagénéralité des veines étant beaucoup plusgrande que la somme des calibres des ar-tères.

Les veines d un seul globule font fortapparentes dans les animaux à sang froid ;on voit dans le mésentère de la grenouilleun réseau très-considérable de ces veines,parmi lesquelles il n’y a pas une feule ar-tère de mêlée , puifqu’en les suivant desyeux on les voit toutes fe terminer dansdes veines médiocres. Dans ces veines lesglobules vont comme dans les petites artc-

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res à la file & à quelque distance les unesdes autres. Ils coulent avec rapidité & fetirent fans difficulté de toutes les courbures& des angles de ces petites veines .- je nçdirai pas que le sang y coule plus vite quedans les petites artères , ni que fa víteAfe soit égale à celle des troncs veineux ;mais ce mouvement est fort éloigné d’êtrelent.

Dans les veines médiocres, & dans lesgrandes veines , le mouvement est à peuprès le même que dans les artères , très-ré-guliers & très-uniforme : les globules ymarchent en files qu’ils n’interrompent, &dont ils ne sortent point, & il n’y a au-cun frottement visible contre les paroisdes veines , ni contre les éperons des divi-sions.

A mesure que les troncs veineux gran-dissent , le mouvement acquiert une nou-velle vitesse , ce qui répond parfaitementaux principes de l’hydraulique, puisque lestroncs font plus étroits que la somme descalibres des branches. Cette vîtesseaugmentoen approchant du cœur, & elle est la plusgrande dans la veine-cave.

Le mouvement du Fr^veineux est puis-samment accéléré par faction des remedes.On fait que les animaux qui passent l’hiverdans un état d’assoupissement & fans au-cun exercice , deviennent froids , que leurcœur bat très-rarement, & que leur état ncdifféré presque pas de celui de la mort.Réveillés par une violente irritation quel-conque , les animaux faiíant usage de leursmuscles, reprennent bientôt leur chaleurnaturelle , le nombre des pulsations & lavîteflè du sang.

La dérivation agit fur les veines commefur les artères.

Je ne parle pas ici de t’influence de larespiration sur le mouvement du sang vei-neux.

L’oreillette trouble le mouvement vei-neux par fa contraction , elle repouíle dansla veine - cave fonde la plus proche ducœur : la veine - cave prête à s’ouvrir dansl’oreillette , fait refouler une partie deson sang dans fa partie plus éloignée ducœur.

Les artères peuvent comprimer les veinesvoisines, & en troubler la vitesse.