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force, elles causent quelquefois une inflam-mation ou une tumeur. On remettra dansde l’eau claire celles à qui on n’aura pointcoupé la queue , & on les gardera pourune autre occasion ; quant à celles qu’ona blessées, elles meurent toujours. On laverales ouvertures qu'elles auront faites, avec•de beau chaude, & on les pansera avecune emplâtre vulnéraire; mais ces petitesblessures guérissent ordinairement fans re-mede.
Ceux qui désirent en savoir davantagesur ces insectes, n'ont qu’à lire Aldovran-dus, Gesner , Botallus, Petrus Magnus,Sebizius, Heurnius, Cransius, Schroder &Sthal qui en ont traité plus au long.
L'hémorrhagie continue ordinairementpendant quelque temps, quelquefois pen-dant deux heures, &c même davantage ,après que les sangsues font tombées. Commeon ne reçoit point alors le sang dans desvaisseaux , & qu'il est entierement absorbépar le linge , il paroit être en beaucoupplus grande quantité qu'il n’est en effet.Cela suffit quelquefois pour allarmer lemalade, & jeter dans une vaine conster-nation les aílìstans qui ne manquent pas■d'imaginer que l’hémorrhagie est très abon-dante , & de craindre qu'il ne s'ensuiveune foiblesse & la mort.
On préviendra ces terreurs paniques, &l'on arrêtera en peu de temps l'effuíìon desang , soit par la compression , soit parInapplication d’un styptique , comme del’eau-de-vie avec un ■ peu de colcothar misen poudre. Mais un fait plus ordinaire,c’est qu’on soit obligé de baigner avec del'eau chaude la partie piquée pour en fairesertir le sang plus librement, lorsqu'il n’envient point une quantité qui réponde audessein qu'on avoir , en appliquant lessangsues. Heijìer. ( D. J. )
Sangsue de MER , hirudo marina ,insecte de mer qui ressemble beaucoup à lasangsue d’eau douce ; il est de la longueurdu doigt, & plus mince à la partie anté-rieure qu'à la partie postérieure ; il a deuxpetites cavités rondes semblables aux íuçoirsdes polypes par le moyen desquels cet in-secte s’attache aux corps qu’il rencontre :ces suçoirs sont placés l'un à côté de la tête,& l’autre à la queue ; le corps est divisé en
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plusieurs anneaux, & la peau est dure : cêqui fait que cet insecte ne peut pas se mettreen boule ; cependant il peut se rapetisser enretirant la tête & la queue dans son corps ;il vit dans la boue , & il sent mauvais.Rondelet , hijl. des qoophites , chap. vij,Voye £ Poisson.
Sangsue de mer , (Hijl. nat. du Chily.)Les sangsues de mer du Chily font de plu-sieurs couleurs; les unes entièrement rougesde couleur de feu , d'autres d'un verd-bleuâtre , & d'autres d'un verd-grisâtre»Elles sont articulées de bandes annulaires engrand. Chaque bande est relevée fur lesflancs de deux petits mamelons qui leurfervent d’autant de jambes pour ramper,de la même maniéré que rampent nos che-nilles. A l'extrêmité de chaque mamelon ,on volt une sorte de nageoire composée! d'une infinité de petites épines blanches ,j qui sont si subtiles & si aiguës, que pourj peu qu’on touche cet animal, elles entrenti dans les doigts , & pénètrent avec autantde facilité que les piquans imperceptiblesdes opontia. Les nageoires des mamelonssupérieurs ou du dos sont toutes accom-pagnées d’un pennache verd-gris; & elleSsont composées de quantité de très- petitesfibres branchues, que l'on n'apperçoit quodans le temps que l'animal nage ou mar-che au fond de l'eau ; ces pennaches s’abat-tent fur son dos, & ne parodient que commeun tas de petits vers entrelacés les uns dansles autres , semblables à la mousse des ro-chers , lorsqu’elle ne surnage pas au-d^ssusde l’eau. Le p. Feuillée a dessiné quelques-unes de ces sangsues marines dans son his-toire des animaux du Chily. {D. J.)
Sangsues terrestres , ( Hijl. nat. )Des voyageurs nous apprennent que l’islede Ceylan produit une espece de sangsuessort incommode pour ceux qui vont à pied.Elles n’ont d’abord que la grosseur d'uncrin de cheval, mais elles se gonflent aupoint de devenir de la grosseur aune plumed’oie, & longues de deux ou trois pouces.Ce n'est guere que dans les saisons plu-vieuses qu'on les volt ; alors elles montentaux jambes des voyageurs , & les sucentavec une promptitude qui empêche de s’engarantir. On souffre patiemment leurs mor-sures .5