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Tome vingt-neuvième.
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cle la derniere, qui ne peut être que presosentie pour l’avenir, à en juger par le paísé ;en tant que son connoît la bonne disposi-tion du sujet, & la force de son tempé-rament , qui le rend propre à résister auxfatigues , aux injures de 1 air , à k faim , àla soif, par conséquent aux différentes cau-ses qui peuvent altérer , détruire la santé :d’où l'on peut inférer que puisque dans cesujet les choses non naturelles tendent cons-tamment à devenir & deviennent naturel-les , c'est-à-dire , que l’ufage des chosesdont l'influence est inévitable ou nécessaire ,ne cesse de tourner au profit de la santé ,à l’avantage de l'individu , pour fa conser-vation , Sí pour celle des dispositions àcontribuer à la propagation de l’espece ; cetétat fe soutiendra long-temps.

Il fuit de là que les signes par lesquelson peut présager une vie saine & longue,sont aussi ordinairement les marques dunesanté actuelle bien solide , bien affermie.Les hommes d'une complexion maigre ,mais charnues, font le plus disposé à unebonne santé : les personnes qui avec assezd’embonpoint en apparence , font d'unecomplexion délicate, ont des muscles grê-les , peu compactes, perdent aisément, parde très-petites indispositions, cette appa-rence de santé , qui ne dépend que de lagraisse qui fe ramasse fous les tégumens.Dans cette disposition on est très-suscepti-ble de maladie , ce qui forme une consti-tution très - éloignée d'être parfaite, lorsmême qu’elle semble accompagnée dessignes de la santé.

La force de la faculté qui constitue la vie,c’est-à-dire de la nature , fe dissipe chaquejour plus ou moins par l'exercice des fonc-tions-, mais dans la santé la nourriture &le sommeil réparent cette perte par la for-mation & le nouvel approvisionnement quise sait du fluide nerveux : la vie se soutienttant que la nature a des forces suffisantespour surmonter les résistances de la machineanimale, par conséquent celles qu'opposenrau mouvement les solides &c les fluides quila composent. Plus les forces font supérieu-res aux résistances , avec une plus grandemasse à mouvoir, plus les forces vitales fontconsidérables & propres au maintient de lasanté ; & au contraire à proportion qu'elles

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surpassent moins les résistances , avec unemoindre masse à mouvoir , la santé estplus fcible, plus délicate , plus sujette à sedéranger.

Plus la nature a de forces , & moins elleen dépeníe , plus la santé est ferme Sc du-rable ; parce que la provision des forces estplus considérable. C'est de là que dépendi°. la facilité, l'agilité, la promptitude dansl’exercice des fonctions ; i°. le contente-ment intime , la joie de lame, qui fontl’essct du sentiment qu’elle éprouve de laconscience qu’elle a de cette disposition ,de cette faculté ; 3 0 . & i'ordre bien réglé ,tranquille Sc durable des différentes actionsde l'individu. Trois conditions qui sont es-sentiellement nécessaires pour le maintiende la bonne santé.

C’est un très - bon signe en fa saveur lors-que chaque jour à la même heure à peuprès on se sent porté à satisfaire aux prin-cipaux besoins de k vie ; que l'on se sentde l’appétit pour manger & pour boire ;que l'on le satisfait convenablement ; que ladigestion, ainsi que l'cxcrétion des matièresfécales Sc de l’urine ont aussi chacune leurtemps réglé ; & que le sommeil revient à famême heure environ, & dure de fuite en-viron le même temps.

C’est aussi une marque de bon tempéra-ment & d’une disposition certaine à unelanté durable , lorsque l’on peut se livrer àun exercice assez fort, à un travail du corpsassez considérable , fans qu’il se fasse debattement , de pulsation , de palpitationextraordinaire dans aucune partie du corps,fans que l’on ressente aucune douleur ,qu'il fe forme aucune rumeur , qu'il pa-roisse aucune rougeur fur k surface du corps.C’est une preuve que k distribution des hu-meurs fe fait avec une égalité bien constan-te , même lorfqu'il se fait des mouvemensforcés qui pourroient la troubler.

Ceux qui ont beaucoup de vigueur dans; les organes , qui sont d'une santé robuste ,

! sont rarement des gens d’esprir ; & au con-; traire avec de l'esprir on 11’a pas ordinaire-ment une bonne santé , parce que l'exer-cice de l’eíprit exige une grande mobilitédans le physique de l’entendement, dansle genre nerveux , laquelle contribue beau-coup à l'affoibliflèment du corps, à établirH h h h h h 1