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deurs, selon les différentes parties qu’onveut exécuter. II y en a particulièrementune petite appellée par les Italiens trom-bone picciolo , & par les Allemands kleineait - poj'aune, propre pour les hautes-contres. La partie qui lui convient estappellée trombone primo ou P. II y ena une autre plus grande appellée trombonemaggiore , qu’on emploie comme taille ;la partie qu’elle exécute est nommée trom-bone secundo, ou 11 °. Une troisième en-core plus grande, appellée trombone grojso,& dont la partie est le trombone ter\o ouIIP. Enfin une autre qui est de toutescelles-là , & dont le son est très-violent,principalement dans les bases, fa partieest appellée trombone quarto ou IV°. cusimplement trombone. Elle a ordinaire-ment pour clé celle d 'F ut Fa fur la'4e.ligne, & méme souvent sur la 5 e . ligned’en-haut, à cause de l’étendue que cetinstrument a dans le bas. Voye\ Trom-pette.
S AQUENET oi/Sacqueney,( Ge’ogr. Antiq. ) village à l’extrémité dela Champagne & de la Bourgogne , dio-cèse de Langres, près de Beze & de Fon-taine-Françoise ; le chemin romain deLangres à Besançon par Pontailler ypassoit.
On y déterra en 1702 une colonnemilitaire , qui a été transportée au cime-tière.
M. Moreau de Mautour, de Beaune ,de l’académie des inscriptions & belles—lettres , en donna l’explication en 1703dans le Journal de Tre'voux , septembre ,page 1647 , & l’inscription en méme temps:elle a été austì donnée par Gratter &Muratorî, qui ont fort varié en la copiant.MM. les abbés Nicaise & le Beuf ont cor-rigé ces deux auteurs , Muratori fur-toutqui a fait autant de fautes que de dates :la voici fur l’original ; la date répond àla quarante-deuxieme année de l’ere chré-tienne.
Tl. Cl-AUD. DRUS!. F. C.ŒSAR.. Aug.CerMANic. Pont. Max. Trib. potest.II. IMP. III. PP. Coss. II. DESIGNAT, m.
M. PP. XXII*
SAR
Ce que M. de Mautour rend par ces motsî
Tiberius Claudius Drufi filius, CcefarAuguftus , Germanicus, póntijex maxi-mus tribunitia poteftate Jecundùm , con-sul secundàm desgnatus tertiùm. Pat. pa-trice , Andomatunum. Millia pasuumviginti duo.
Cet endroit est en effet à près de sixlieues de Langres. Cette colonne avec fabase est d’une feule piece de huit piedsquatre pouces de hauteur.
Le fust est de figure ronde : elle futposée vraisemblablement quand l’empereurClaude passa dans les Gaules pour se rendredans la Grande - Bretagne , la troisièmeannéè de son empire.
On voyoit encore en 1 6 22 , sur le grandchemin de Nîmes à Arles, une inscrip-tion du temps de Claude qui avoir faitrétablir ce chemin : Bergier en parle ; &une autre trouvée au Perche fur une co-lonne milliaire au nom du méme empe-reur. Voye{ les Antiquités de Dijon , parM. le Gouz, où cette colonne est gravée,pag. 165 , in- 4 0 . L’imprimeur a mis A11.pour AND. &c p. 6y, Pontarlier pour Pon-talier. ( C. )
SARA, princejse, ou S ARAI, ma prin-ces e, ( Hijì. J'acree.) femme d’Abrahamnaquit l’an du monde 2018, d’Aram,frere d’Abraham , & étoit par conséquentpetite-fille de Tharé , mais elle n’étoitpas petite-fille de la mere d’Abraham,parce qu’Aram son pere étoit d’une autre,mere ; elle étoit la méme que Jescha.Gen. xx. io. Sara suivit Abraham quandil quitta son pays pour venir dans la terrede Chanaan ; & là famine les ayant obli-gés de se retirer en Egypte , ils convinrentque Sara , qui étoit extrêmement belle „passeroit pour la soeur de son mari, afim.que les Egyptiens ne sussent pas tentés dele tuer, s’ils fàvoient qu’elle fût fa femme,,pour pouvoir en jouir librement. Abraham,ne fit point de mensonge, en disant qu’elleétoit sa sœur , puisqu’elle étoit sa niece »& que les Hébreux appelloient freres &saurs les proches parens. II ne fit doncque supprimer une vérité dans une occa-sion 011 il lui étoit dangereux de ,1a. dire-II avoit deux choses â conserver, sa vie., L l’honneur de. sa femme en avouant::