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Tome trentième.
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gouverneur , le capitaine général, & estcomposée de huit conseillers , de quatreofficiers de justice , de deux fiscaux & d’unalquazil-major. Saragojse contient beau-coup de noblesse , & le commerce que faitcette ville est très-considérable. Les Phé-niciens qui ont jetté les premiers fonde-mens de cette ville , la nommoient sal-duba les Romains y envoyerent une co-lonie fous l’empereur Auguste , & c’estpour cette raison qu'on l’appella CœjareaAugufia , d’où est venu par corruption lenom qu’elle porte aujourd’hui. L’archiducCharles remporta en 1710 , prés de cetteville , une victoire fur les troupes de Phi-lippe V. saragojse est le lieu principald’un district qui contient 105 bourgs &villages.

Le gouvernement de cette ville, soitpolitique, soit judiciaire, est bien diffé-rent de ce qu’il étoit autrefois. Elle a unviceroi, un capitaine général du royaume ,& une audience royale qui décident detout. Il n’y a plus de grand justicia d’A-ragon. II étoit difficile de trouver une plusbelle disposition que celle des loix de cetteville dans les temps antérieurs. Tout ymarquoit l’éminence d une prudence lé-gistative ; mais cette belle economie futentièrement changée en 1707 , par l’abo-lition des privilèges de l’Aragon , que leroi réduisit en province du royaume de

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1 Castille, dont on lui donna les loix. Lacour des jurés, semblable à celle de laj Grande-Bretagne, & encore plus parfaite ,

1 a passé à des régidors qui font à la nomi-nation du roi, & qui ont pour chef unintendant du prince en qui toute l’autorit»réside.

L’air est fort pur & fort sain à sara-gojse ; tous les vivres y font en abondance& à bon marché. On y passe l’Ebre à deuxponts, dont l’un est de pierre & l’autre debois. Cette riviere fournit aux habitansde l’eau , des denrées & du commerce ■elle y est belle & navigable : aussi lesCarthaginois, les Grecs & les Romainsla remontoient jusqu’à saragojse. Elle couleautour de la ville , de maniéré qu’elle enbaigne le pied des édifices en quelquesendroits , & ses bords y font ornés d’unquai qui sert de promenade aux habitans.Elle n’avoit pas autrefois précisément lemême lit qu’elle a aujourd’hui : commeelle causoit de grands dégâts fur fa route,lorsqu’elle venoit à s’enfler , on y a portsremede, en lui ouvrant un cours avectant de succès , que quelque débordementqui lui survienne, elle s’étend paisiblementsur le rivage qui est de l’autre côté de laville ; & quoique le courant soit fort, àcause de tous les ruisseaux qu’elle reçoit,I elle ne fait aucun ravage dans les vergers1 & les jardins de son voisinage, (f) (1)

) -JL? ’ n h c ‘ dit que son ancien nom étoit Salduba , St l'on croit qu’elle a été bâtieIínaf S a /~ eni f- lens .* ®°chard prétend que Salduba vient du phénicien Saltobaal , qui veut dire , 'iusqu’' ° n ? utíen ‘ ,Q U0 ‘ quil en soit, elle conserva son nom de Salduba chez les Romains ,Ce C h l a y ant été repeuplée par une colonie romaine fous Auguste , elle prit le nom de‘et empereur ; d’où s’esl formé le nom moderne.

V a trouva n«A — X.I-NI, J» A .. n 1 . ,, . r. > r J j r

étendard soutenu

vnya trouvé une médaille d’Auguste en bronze , légende autoitf c - ;

A’une pique , qui étoit le symbole d une colonie , aye £„ ’pab. îí. Vy•

tugujÌuì D. F. sut le revers-, Cœjxr Auguste AL . ^ , ah

Le P. Hardouin, en fournit emploiii'c r "'

oe lu rvi • C.- - - -

■ . i W renréfente un laboureur qui mene

-uni en fournit quelques autres que voici . ¥ t j/, lingua latina , dit

des bœufs attachés a une charrue , symbole d’une colonie. Varron , ’ c . (j e man iere que la

que 1 on COmmenjoit ainsi UQe colonie, en attelant un bœuf fía charrue, selon cette disposition,■vache etoit du cote de la colonie St le bœuf ducote de la campagne- 1. j I ville,

traçoit le tour des murailles, St on ponot la charrue au lieuou Ion f

Pline dit, liv. iij. ck. que Saragojse étoit une jL Jugula, coloria immurns .

paravant il y avoir au meme heu un bourg nomme Salduba. eajar g j Goltziusemne Ibero afufa,ubi oppidum antcà vocabatur Salduba. U y a éans re orésente la >ére

2.38. cette ancienne inscription : Col. Cœfaita Aug. Salduba- Une autre ro jj omlí io Amp. C,

d" Auguste couronnée de lauriers, avec ces mots : Ca-jar Augufia- n t Jntuido . Vuumvirls,VeuLang. II. Vir. c’est-à-dire Cn. Donntìo Ampliato. Can VtiunaLa^ 0 ^

Une autre port* ces roots ; L> Ça£ìo t Çaio Vdtno Feuestelli j *^ a