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réglisse. On ne la recueille qu’avec clésgants , vu que le jus qui en fort est sicaustique , qu’il fait venir des ampoulesaux mains. La maniéré d’en obtenir uneliqueur spiritueuse consiste à verser de i’eaubouillante sur cette plante liée en paquets ;pour faciliter la fermentation on y jointquelques baies de myrtille, ou des pru-nelles ; on met le tout dans un vaisseaubien bouché , que l’on place dans un lieuchaud, où la liqueur demeure jufqu’à cecju’elle cesse de fermenter, ce qui se faitavec grand bruit ; on distille ensuite lemélange , l’on obtint une liqueur auslìforte que l’eau-de-vie ; par une secondedistillation elle devient, dit-on , assezforte pour mordre sur le fer. Deux pudsou 80 livres de cette plante donnent unvedro ou 25 pintes de liqueur forte. Lorsiqu’on n’a pas eu ia précaution d’ôter lapeau de la plante avant la distillation, ellecause une espece de folie à ceux qui enboivent ; d’aìlleurs cette liqueur enivre,rend stupide , fait que le visage devienttout noir, & procure des rêves eíFrayans.M. Sceller dit avoir vu des gens qui, aprèsen avoir bû la veille , s’enivroient de nou-veau en buvant un verre d’eau.
S A RA N G JE & SARANGJEI,{Geogr. anc. ) ancien peuple , au nordoriental de la Perse. Pline liv. VI. ch. xyj.nomme , comme peuples voisins, les unsdes autres ChoraJ'mii , Candatì, Attafi-mi , Paricani , Sarangœ , Parrhafini ,&c. Arrien , liv. VI. ch. vìij. semble enindiquer la demeure , en nommant la ri-vière Saranye , qui, grostistànt l’Acésine,alloit avec elle se perdre dans le fleuveIndus ; Hérodote , liv. III. chap. xciij.nomme aussi ce peuple , & en fait unedépendance de la Perse , qui a autrefoispu étendre fa domination jusques - là.(D. J.)
SARAPAJLE , ( Geogr. anc. ) an-cien peuple voisin de l’Arménie. II paroîtqu’il étoit originaire de Thrace. Strabondit tiv. XI. pag. 531. » On prétend queî> certains thrace s surnommés Saraparce ,
demeurent plus haut que ì’Arménie au-31 près des Guraniens & des Medes, peu-,, p’ ies féroces , qui habitent dans les« montagnes , & qui ont coutume de
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" couper les jambes & les têtes aux hom-" mes qui tombent entre leurs mains, carc’eít ce qui signifie le nom de Saraperœ.
{D. J.)
SARÁQUINO , ( Geogr. mod.) petiteîle de la Grece , dans l’Archipel. Elle aquinze milles de tour , & est presque dé-serte. Elle est vers la côte de la Macé-doine , près des îles de Palagnìfi &. lìDromi, à 25 mille pas de la bouche dugolfe Salonique , au levant. (D. J.)
SARATOF , ( Geogr. mod. ) Voye\Soratof.
SARAVI, ( Ge'ogr. mod. ) provinced’Afrique , en Ethiopie, dans l’Abissinie,remarquable, parce que ses environs nour-rissent les plus beaux chevaux d’Ethiopie ;mais on ne les ferre jamais dans ce pays-là.(O. J.)
S ARA VUS , ( Geogr. anc. ) rivierede la Belgique, où elle se jette dans laMoselle. Ausone dans son poème sur laMoselle dit, v. 367.
Navìger undìfona dudàm me môle SaravusT ot a veflevocaUlangum qui distulit amnernFejsasub augustis ut yolveret ostia mûris.
Il parle ici de la ville de Treves. C’est uupeu au - defíòus de cette ville que cetteriviere se jette dans la Moselle. II remar-que qu’elle porte des bateaux. Cette ri-vière est aujourd’hui nommée saar parles Allemands, 6c la sart par Ic-s François;Lc la ville qui prend son nom de ce pont ,n’a fait que le traduire en allemand , &s’appelle sabruck , qui veut dire pont dela s are. ( D. J. )
SARBACANE , f. f. ( Gramm. ) longcanal de bois où l’on met un corps que l’onchasse avec l’haleíne.
Sarbacane des Indiens , ( Hìjl. d'A-meriq. ) c’est l’arme de chaste la plusordinaire des Indiens ; ils y ajustent depetites flèches de bois de palmier qu’ilsgarnissent au lieu de plumes , d’un petitbourlet de coton plat & mince , qu’ils fontfort proprement & fort adroitement, cequi remplit le vuide du tuyau. Us lancentla fléché avec le souffle à 30 & 40 pas,& ne manquent presque jamais leur coup.M. de la Condamine a vu souvent arrêter