SAR
entièrement le mal, ce qui T ne s’obvientqu’à la longue: cette méthode , dit hau-teur, est très-aííurée & réussit toujoursbien pour détruire les hernies charnues,quel qu’en soit le volume. On peut s’enrapporter à la décilìon d’un aussi grandmaître : ce moyen est préférable à la cas-tration , dans tous les cas où elle ne ferapas indispensable.
J’ai vu des accidens mortels de l’ouver-ture prématurée des sarcoceles suppures ,& ce n’est pas fans raiíòn que Fabrice ditexpressément qu’il ne faut pas changer deremedes , mais de s’en tenir aux seuls ma-turatiís pendant que la suppuration se fait.On voit combien la description de cetteméthode avoit été altérée désavantageuse-ment par les copistes qui l’ont fait passer
,_ vuumwJ uui i cil il. iJdliCi i ' "
dans leurs ouvrages ; ce qui prouve la ne- 1 HERNIE , Lfiplcessité de remonter aux fourres . f un- 1 SARCOCELE
___ *Jiiuim. u*
cessité de remonter aux sources , & futi-lité du travail par lequel on cherche à ap-précier chaque chose , & à la mettre à fajuste valeur.
Dionis rapporte, dans son tra'té d’opé-rations, qu’un malabare des Indes avoitun sarcocele inégal , dur comme unepierre , d’un pié trois pouces & hx lignesde longueur , & d’un pié trois pouces delargeur fur le devant ; cette tumeur peíoitenviron soixante livres ; la relation en aété envoyée de Pontichery en 1710, parîe P. Mazeret, jésuite. ( F)
SARCGCOLLE , f. f. ( Hist. des dro-gues exot. ) en grec tT-AfxoíwXM , en latinJarcacolla , & par les Arabes aufarot ,est un suc gommeux , un peu résineux ,composé de petits grumeaux , ou de peti-tes parcelles comme de miettes blanchâ-tres , ou d’un blanc roux , spongieuses ,friables : ces miettes jettent un éclat quiles fait briller par intervalles. Ce suc estd un goût un peu acre , amer , avec unecertaine douceur fade , désagréable , &qui excite des nausées : ces parcelles pa-ioissentêtre des fragmens de larmes, &cne font guere plus grosses que des grainesde pavot.
La Jarcocolk obéit fous la dent ; ellese dissout dans seau : loríqu’on l’apptoche■d’une chandelle , elle bout d’abord , tkjette ensuite une flamme brillante , 01doit choisir celle qui est spongieuse, bien-
SAR 15
che & amere. On l’apporte de Perse &d’Arabie. II y a une autre sorte de sarco-colìe brune , sordide & en masse dontPomet fait mention ; mais c’est une sar-cocolle impure qu’on doit rejettes.
La plante qui donne ce suc gommeux ,n’a été décrite par aucun auteur , soitancien , soit moderne , de forte qu’on nela connoit pas encore aujourd’hui ; I esGrecs n’employoient la Jàrcocolle qu’ex-térieurement peur dessécher les plaies ;& en effet , elle peut servir à les déter-ger & les consolider ; elle entre dans f on-guent mondicatifde résine. ( D. J.)
SARCO-EPIPLOCELE, f. m. terme,de Chirurgie , hernie complette faite parla chute de l’épiploon dans le scrotum , ac-compagnée d’excroifïànce charnue. Voye\
scrotum
Ce terme est composé de trois motscaro , chair , ín-
grecs
'XKoov , épiplocn , kiiAij , ramex , hernie.Nous avons donné au mot sarcocele lessignes pour connoître f excroissance char-nue du testicule , & les moyens de traitercecte maladie par médicamens & par opé-ration. Ce qui concerne la hernie épi-ploïque est traité de ménie à Farticle quilui est propre. (N)
SARCO-EPIPLOMPHALE , f. m.terme de Chirurgie ; c’est la même her-nie au nombril que le sarco-epiplocele auscrotum. Voyei Sapxo-Epiplocele &Sarcomfhale. (F)
SARCO-HYDROCELE , f. m. & f.terme de Chirurgie. C’est un sarcoceleaccompagné d’hydrocele. Cette dernieremaladie est ordinairement consécutive.C’est un accident produit par la premiereen conséquence de la pression & de larupture des vaisseaux lymphatiques du tes-ticule engorgé. Ce mot est grec, il estcomposé de o-dfé , caro , chair , de tT á'ap ,aqua , eau , & de -7,1?.», ramex , tumor ,hernie , tumeur. Voyt\ Sarcocele &Rydrocele. On trouvera principale-ment au mot Sarcocele la méthodede Fabrice d’Aquapendenre pour la gué-rison radicale du jàrcokydrocele. (F)SARCOLOGIE , si s. ( Anus.) C’estla partie de l’Anatomie qui traite de la