Band 
Tome trentième.
Seite
23
JPEG-Download
 

SAR

érigé en l’honneur d’Antonin Pie: H. BovxhL- e< o A rov <ragí'ta.vuv. Outre le conseilcommun de la ville appelle |3ouwi , composédes archontes & d'autres conseillers , laville de Sardes avoit un sénat ou conseildes anciens, y^ovcna ,, dont il est fait men-tion dans une belle inscription de cetteville , rapportée par Spon ( mijc. p.

317.) H (ioVKit 100.1 0 J'ilfMÍ ksu u ynjovrta.sTtuitreii , &c. Ce conseil s’astembloit dansle palais de Crésus , que les Sardiensavoient destiné pour le logement & la re-traite des citoyens pendant leur vieillesse.Vitruve, lib. 1 c. viij. parle de ce palaisqu’il appelle Gerujia

Le conseil gerufia étoit établi dans plu-sieurs villes de T Asie , suivant les inscrip-tions & les médailles. Le premier magis-trat de sardes étoit nommé archonte , &quelquefois a-Tfarityoí , prêteur ; on faitque le nom d ’archonte a pris naissance àAthènes. Les colonies grecques le portè-rent en Asie , d’où il s’étendit à plusieursvilles de ce continent. L’archontat étoitune magistrature annuelle ; mais l’ar-çhonte étoit quelquefois continué ou choisi,deux , trois, ou quatre fois, comme il estconstant par les médailles , apx. Tfalrof,étoit c'ponyme. Son nom inscrit sur les ac-tes publics, marquoit la date des années ;car plusieurs villes marquoient la date desannées par les archontes. Dans le grand«ombre des médailles de sardes , il n’y.en a que deux frappées fous Libéré, &une fous Trajan , qui portent le nom duproconsul ; mais on y trouve les archon-tes fous presque tous les regnes , depuisAuguste jusqu’à Valerien le jeune. Ils sontdésignés ordinairement par les lettres A P.Afx . Sardes avoit aussi un premier magis-trat , ítTfaTu^o?, stratégies ou préteur ,qu on trouve fur quelques-unes de fes mé-dailles , & un , greffier en chef

de la Ville ,■ place de confiance , qui de-mandoit une exacte probité dans celui quila remplissoit.

IV. Les monumens nous instruisent nonseulement du gouvernement de la ville deSardes , ils nous ont transmis les différenstraités d’union & dissociation qu’elle con-clut avec d’autres villes

SAR 25

cée & d’Hiérapolis de Phrygie. Ces trai-tés font désignés fur les médailles par lenom d’o ( u wo( *, c l’- ! e les Latins ont rendupar celui de concordia. Les villes d’Ephèíe& de Sardes firent entre elles un traitéd’union fous les Antcnins , pour s’associerréciproquement au culte de leurs divini-tés. En conséquence de cette association,le culte de Diane éphéíienne fut établi àSardes : cette déesté y paroît sur une deses médailles frappée fous le régné de Ca-racalla. Par une médaille d’Hiérapolis dePhrygie , qui a d’un côté la tête de Phi-lippe le jeune, on voit que cette ville af-

' ’ A&c jpííy fa»

lippe te jeune, vu -

socía Sardes à la célébration des jeux sa-crés ; au revers font représentées deuxurnes , avec des branches de palmier , onlit autour : leçoirahetTœv teat traç^tavcnv o/xm

vota.

V. Quoique les Grecs, & les autrespeuples du Paganisme , reconnussent lapluralité des dieux , cependant chaquepays, &. même les villes, adoroient desdivinités particulières. Tels étoient l’A-pollon de Milet , l’Esculape d’Epidaure ,la Minerve d’Athènes , la Diane d’Ephèse,la Vénus de Paphos, & une infinité d’au-tres divinités. La ville de Sardes hono-roit aussi des divinités tutélaìtes aux-quelles elle rendoit un culte particulier.Dans les premiers temps elle ho noroîtCybèle , dont le temple fut brûlé par lesIoniens fous la conduite d’Aristagoras»Soit que son culte eût été aboli ou négligé yles monumens de Sardes ne la représen-tent plus que fur une médaille de Salo-nine femme de Galiien. Les habitans dela ville rendirent un culte particulier àDiane. Elle avoit un temple célébré futles bords du lac de Gygès ou de Coloé ,à 40 stades de la ville , d’où elle étoitnommée Kohottvn a”pt e[an. Ce lieu sacréétoit infiniment respecté ; il avoit mêmedroit d’asyle, que les Sardiens préten

un

doient avoir obtenu d’Alexandre le grand.Comme ces privilèges étoient l’occasionde plusieurs abus dans les villes de l’Asie ,le sénat les restraignit sous l’empire deTibere : ainsi le culte de la déesté nefut plus aussi célébré- M. Askew 3 copié

-- , comme avec 1 ruc pms auul ^ igu |'' £ "inscription qui fa:t

telle de Per 6lI ne , cPEpUèse , de Laodi - 1 à son voya S e , »ne >»‘cr ->