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( Liitérât.) & Flûte , ( Mujlq. ìnfir . des
anc.
Turnebe ( Adv ers. lib. XXVIII, ch.
34 .1 vent que Je nom de cette flûtevienne de ce qu’elle rendort un son aigu& semblable à celui d’une scie ^ ftrrœ ).ITautres veulent que le nom Jarrane nesoit que l’adjectif Jarranus ,Jarrana, &c.qui signifie Tirien. (F. D. C. )
SARRASIN , voye[ Blé noir.Sarrasins , ou Sarasins , & Sa-RAzins , (, tíìft. mod. ) peuples de l’Ara-bie , qui descendoient des Saractni. ilsfaisoient la principale force de l’armée deMahomet, & ses successeurs achevèrentpar leur bravoure , les conquêtes que cefondateur de la religion musulmane avoircommencées & qu’il se proposoit de pour-suivre quand il mourut en 633.
Les califes unissant comme lui l’auto-rité souveraine à la puissance pontificale,joignirent à l’Arabie déjà conquise , lerelie de la Palestine , la Syrie , l’Egypte ,
& la Perse,
Cet empire se démembra , & s’étenditdans la fuite fous la puissance de diversconquérans, Les Turcs , peuple venu du1 Turkestán en Afie, après avoir embrassé lareligion -musulmane des Sarrafins , leurenlevèrent avec le temps de vastes pays,qui joints aux débris de Trébisonde & deConstantinople , ont formé l'empire otto-man : l’Egypte eut pour gouverneurs sessoudans particuliers.
Les Sarrafins qui avoiect soumis lescôtes de T Afrique le long de la Méditer-ranée , furent appellés en Espagne par lecomte Julien. On les nomme égalementSarrasins à cause de leur origine , &Maures , parce qu’ils étoient établis dansles trois Mauritanies.
Le comte Julien étoit chez eux enambassade , lorsque sa fille fut deshono-jée par Rodrigue roi d’Espagne. Le comteoutragé s’adr^fla à eux pour le venger ,& commandés par un émir, ils conqui-rent toute l’Espagne , après avoir gagnéen 7x4 la célébré bataille où Rodrigue per-dit la vie. L’archevêque Opas prêta fer-ment de fidélité aux Sarrafins , & con-serva fous eux beaucoup d’autorité fur les
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églises qhrétiennes que les vainqueurs tolé-rèrent.
L’Efpagne, à la réserve des cavernes&■ des roches de l’Asturie, fut fournilsen 14 mois à l’empire des califes. En-suite , sous Abdérame , vers l’an 734 ,d’autres Sarrafins subjuguèrent la moitiáde la France ; &c quoique dans la fuite ilsfurent affoibiis par les victoires de CharlesMartel , & par leurs divisions , ils nelaissèrent pas de conserver des places danslà Provence.
“ En 82.8 , les mêmes Sarrafins qui» avoient subjugué l'Espagne , firent des>> incursions en Sicile , & délolerenc» certe île , fans que les empereurs grecs»
» ni ceux d’occident, pussent alors ies» en chasser. Ces conquérans allouent Ce" rendre maîtres de l’Italie , s’ils avoient» été unis ; mais leurs fautes sauvèrent» Rome , comme celles des Carthaginois» la sauvèrent autrefois.
» Ils partent de Sicile en 846 avec uneflotte nombreuse: ils entrent par l’em->1 bouchute du Tibre ; & ne trouvant» qu’un pays presque désert, ils vont» assiéger Rome. Ils prirent les dehoo^
» & ayant pillé la riche église de saint» Pierre hors des murs , ils îeverent le>, siège pour aller combattre une -arme©
„ de François qui venoit secourir Rome ,
» sous un général de l’empereur Lo-» chaire. L’armée françoise fut battue ;
» mais la ville rafraîchie fut manquée ;
» & cette expédition qui devoit être» une conquête , ne devint par leur» mésintelligence, qu’une simple incur-» sion ».
Cependant ils étoient alors redoutablesâ-la fois à Rome & à Constantinople ;maîtres de la Perse, de la Syrie, del’.Arabie, de toutes les côtes a Afriquejufqu’au mont Atlas, &■ des trois quartsde l’Eipagne. II faut lire l’histoire de cespeuples tk de leurs conquêtes par M.Ockley ; elle a été imprimée à Paris et»174b , 2. vol. 1/1-4 0 .
Ce que je ne puis m’empêcher de re-marquer c est que cette nation ne songeapas plutôt à devenir la maîtresse du mon-de , qu à l’exemple des autres, qui avantelle en avoient fait la conquête , elle se
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