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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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DU SYSTEME DU MONDE.

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CHAPITRE IX.

Des atmosphères des corps célestes.

TJ n fluide rare, transparent, compressible et élastique, qui envi-ronne un corps, en appuyant sur lui, est ce que l’on nomme sonatmosphère. Nous concevons autour de chaque corps céleste, unepareille atmosphère dont l’existence vraisemblable pour tous, estrelativement au soleil et à Jupiter, indiquée par les observations.A mesure que le fluide atmosphérique s’élève au-dessus du corps ;il devient plus rare, en vertu de son ressort qui le dilate d’autantplus, qu’il est moins comprimé : mais si les parties de sa surfaceextérieure, étoient élastiques ; il s’étendroit sans cesse, et finiroitpar se dissiper dans l’espace ; il est donc nécessaire que le ressort dufluide atmosphérique diminue dans'un plus grand rapport, que lepoids qui le comprime, et qu’il existe un état de rareté, dans lequelce fluide soit sans ressort. C’est dans cet état qu’il doit être à lasu rface de l’atmosphère.

Toutes les couches atmosphériques doivent prendre, à la longue,un même mouvement angulaire de rotation, commun au corpsqu’elles environnent; car le frottement de ces couches, les unescontre les autres et contre la surface du corps, doit accélérer lesmouvemens les plus lents, et retarder les plus rapides , jusqu’à cequ’il y ait entr’eux, une parfaite égalité. Dans ces changemens, etgénéralement dans tous ceux que l’atmosphère éprouve; la sommedes produits des molécules du corps et de son atmosphère, multi-pliées respectivement par les aires que décrivent autour de leurcentre commun de gravité, leurs rayons vecteurs projetés sur leplan de l’équateur, reste toujoux’s la même en temps égal. En suppo-sant donc que, par une cause quelconque, l’atmosphèi'C vienne àse resserrer, ou qu’une partie se condense à la surface du corps ; le