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troisième guérira ; un quatrième plus sacréles immortalisera par ses chants.
Les Arabes avoient .peut - être avantl’iílamisme quelqnes teintures de poésie& d’astrologie , telles qu’on peut les sup-poser à un peuple qui parle une languefixée , mais qui ignore l’art d’écrire.
Ce fut un habitant d’Ambare , appelleMoramere , qui inventa les caractèresarabes peu de temps avant la naiíî'ancê deMahomet, & cette découverte demeurasi fecrette entre les mains desCoraishites,qu’à peine se trouvoit-il quelqu’un qui fûtlire l’alcoran lorsque les exemplaires com-mencerent à s’en multiplier. Alors la na-tion étoit partagée en deux claíses, l’une jd’érudits , qui savoient lire , & l’antred’idiots. Les premiers résidaient à Me-dine, les seconds à la Mecque. Le samtprophète ne savoit ni lire ni écrire : de-làla haine des premiers muulmans contretoute espece de connoiffance ; le méprisqui s’en est perpétué cher leurs succes-seurs ; & la plus longue durée garantieaux mensonges religieux dont ils fontentêtés.
Voyei à l'arîìch Arabes ce qui con-cerne les Nomades & iesZabiens.
Mahomet fut si convaincu de l’incompa-bilité de la Philosophie & de la Religion,qu’il décerna peine de mort contre celuiqui s’appliqueroit aux arts libéraux : c’estle même pressentiment dans tous les temps& chez tous les peuples , qui a fait hasar-der de décrier la raison.
II étoit environné d’idolâtres, de za-biens, de juifs & de chrétiens. Les ido-lâtres ne tenoient à rien ; les zabíens jétoient divisés; les juifs misérables & mé-Prifé? > & les chrétiens partagés en mono-physites ou jacobites & orthodoxes , sedéchiraient. Mahomet sut profiter de cescirconstances pour les amener tous à unculte qui ne leur laissoit que l’alternativede choisir de belles femmes , on d’êtreexterminés.
Le peu de lumière qui restoit s’affoi-blit au milieu du tumulte des armes, &s’éteignit au sein de la volupté ; l’alcoranfut le seul livre ; on brûla les autres, ouparce qu’ils étoient superflus s’ils ne co -fienoient que ce qui est dans fui cor an ,
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ou parce qu’ils étoient pernicieux , s’ilsco tenoient quelque chose qui n’y fûtpas. Ce fut le raisonnement d’après lequelun des généraux sarrasins fit chaufferpendant six mois les bains publics avecles précieux manuscrits de la bibliothèqued’Alexandrie. Ov peut regarder Mahometcomme le plus grand ennemi que la raisonhumaine ait eu. U y avoit un flecle quefa religion étoit établie , & que ce fu-rieux imposteur n’étoit plus , lorsqu onentendoit des hommes remplis de Ionesprit s’écrier que Dieu punirait le califeAlmamon , pour avoir appelle les sciencesdans ses états, au détriment de la sainteignorance des fidèles croyans ; & que flquelqu’un l’imitoit , il falloic í’empaler ,& le porter ainfl de tribu en tribu ,précédé d’un héraut qui diroit , voilàquelle a été & quelle fera la récompensede l’impie qui préférera la Philosophie àla tradition & au divin alcorao.
Les Ommeades qui gouvernèrent jus-qu’au milieu du second flecle de l’hégire ,furent des défenseurs rigoureux de la loide l’ignorance , & de la politique dusaint prophète. L’aversion pour les Scien-ces & pour les arts so ralentit un peu sousles Abastides. Au commencement du jx.flecle , Abul-Abbas Al-Mamon & ses suc-cesseurs , instituèrent les pèlerinages ,élevèrent des temples ; prescrivirent desprières publiques , & se montrèrent fl re-ligieux , qu’ils purent accueillir la science& les sav ans fans s’exposer.
Le calife Walid défendit aux chrétiensl’usage de la langue greque ; & cet ordresingulier donna lieu à quelques traductionsd’auteurs étrangers en arabe.
Abug-Jaafar Al-tnansor , son succes-seur , osa attacher auprès de lui un astro-logue <k deux médecins chrétiens, & étu-dier les Mathématiques & la Philosophie :on vit paraître fans scandale deux livresd Homere traduits en syriaque, & quel-ques autres ouvrages.
Abug-Jaafar Har. n Raschid marcha surses traces d Al-mansor , aima la poésie ,proposa des récompenses aux hommes delettres, & leur accorda une protectionouverte.
Ces souverains sont des exemples írap-