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Tome trentième.
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croissement Lt la nutrition. Les animauxsentent, conçoivent ; les plantes ne fontpas tout-à-fait privées de ces qualités. Onpeut donc renfermer par la penffe cesdeux genres & n’en faire qu’un.

Les pierres , la terre , l’eau, l’air, le ,feu, en un mot tous les corps qui n’ont :ni sentiment, ni accroissement , ni nu-trition , ne différent entr’eux que. commeles colorés & les non-colorés , les chauds& les froids, les ronds & les quartés.Mais ce qui est chaud peut fe refroidir,,ce qui est froid fe réchauffer , ce qui estcoloré s’obfcurcir , ce qui est obscur fecolorer ; les eaux fe changent en vapeurs,les vapeurs fe remettent en eau ; ainsi ,malgré l'apparence de la diversité il y aunité.

Mais c’est la diversité des organes quifait la diversité des actions; les actions nefont point essentielles ; appliquez le prin-cipe de faction de la même maniéré ,fié vous aurez les mêmes actions; appli-quez-le diversement vous aurez des ac-tions différentes ; mais tous les êtres étantconvertibles les uns clans les autres, il n’ya que le principe dé faction qui soit un.

11 est commun à tous les êtres, animésou inanimés , vivans ou brutes , mus ouen repos.

Toute cette variété répandue dansf univers difparoìt donc aux yeux def homme attentif. Tout fe réduit à f unité.

Entre les qualités des corps naturels,les premieres qu’on remarque ce font latendance en haut dans les uns, tels quel’air, le feu, la fumée, la flamme; &la tendance en bas dans les autres, telsc l u ® l’ e au, la terre , les pierres.

il n’y en a point qui soit absolumentprive de 1 un &. de f autre de ses mouve-mens, ou parfaitement en repos , à moinsqu un obstacle ne f arrête.

La pesanteur Sc la légèreté ne sont pasdes qualités des corps comme tels ; fansquoi il n’y auroit point de grave qui n’eût• quelque légéreté , ni de léger qui n’eûtquelque pesanteur. La pesanteur & lalégéreté sont donc de quelque chose sura-joutée à la notion de corporéité.

L’essence des graves & des légers est

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commune, c’est la corporéité ; l’autredifférente , c’est ce qui constitue gravele corps grave , & léger le corps légeixMais cela n’eíf pas vrai seulement desgraves & des légers, mais de tout en gé-néral. L’eífence est une notion composéede la corporéité & de quelque chose íur-ajoutée à cette qualité.

L’esprit animal qui réside dans lecœur , a nécessairement quelque chosede fur-ajouté à sa corporéité , qui le rendpropre á ses fonctions admirables : c’est lanotion de ce quelque chose qui constituesa forme & fa différence : c’est par estequ’il est aine animale ou sensitive.

Ce qui opéré dans les plantes les effetsde la chaleur radicale dans les animaux ,s’appelle ame v/gétetive.

. Ces qualités fur-ajoutées ou formes fedistinguent pat leurs effets.

Elles ne tombent pas toujours fous lesens. La raison los soupçonne.

La nature d'un corps animé , c’est leprincipe particulier de ce qu’il est , fit dece qui s’y opéré.

L’eslence même de f esprit consiste dansquelque chose de fur-ajouté à la notion decorporéité.

II y a une forme générale & communea tous les êtres dans laquelle ils convien-nent , & d’où émanent une ou plusieurs

donc

composée

de deux notions ; l’une

actions ; outre cette forme commune fiegénérale , un grand nombre ont une for-me commune parneuliere fur - ajoutée rd’où émanent une ou plusieurs actions par-ticulières à cette forme sur-ajoutée. Ou-tre cette premiere forme sur-ajoutée , ungrand nombre de ceux auxquels clic estcommune , en ont une seconde sur-ajou-tée particulière d’où émanent une ou plu-sieurs actions particulières à cette secondeforme fur-ajoutée. Outre cette seconde-fonmc sur-joutée , un grand nombre deceux à qui elle est commune , en ont unetroisième , particulière sur - ajoutée d’oùémanent une ou plusieurs actions particu-lières à cette troisième forme fur-ajoutée ,& ainsi de fuite.

Ainsi les corps terrestres font graves ?& tombent. Entre les corps graves & qwitombent , il y en a qui ib nourrissent fiés’accroissent. Entre les corps graves &.