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qui tombent, & qui se nourrissent & ^ac-croissent , il y en a qui sentent & se meu-vent. Entre les corps graves & qui tom-bent , & qui se nourrissent & s’accroiísent,& qui sentent & se meuvent , il y en aqui pensent.
Ainsi toute cspece particulière d’ani-maux a une propriété commune avec d'au-tres especes’, & une propriété sur-ajoute'equi la distingue.
Les corps sensibles qui remplissent dansce monde le lieu de la génération & dela corruption , ont plus ou moins de qua-lités íur-ajoutées à celle de la corporéité ,& la notion en est plus ou moins com-posée.
Plus les actions font variées , plus lanotion est composée , & plus il a de qua-lités sur-ajoutées à la corporéité.
L’eau a peu d’actions propres à fa for-me d’eau. Ainsi la notion ni la composi-tion ne supposent pas beaucoup de qualitésíur-ajoutées.
II en est de même dela terre A du feu.
II y a dans la terre des parties plussimples que d’autres.
L’air, Peau , la terre, & le feu se con-vertissant les uns dans les autres, il fautqu'il y ait une qualité commune. C’est lacorporéité.
II faut que la corporéité n’ait par elle—même rien de ce qui caractérise chaqueélément. Ainsi 'elle ne suppose ni pesan-teur ni légéreté , ni chaleur ni froid , nihumidité ni sécheresse. II n’y a aucunede ces qualités qui soit commune à tousles corps. Il n’y en a aucuns qui soit ducorps en tant que corps.
Si l’on cherche la forme snr-ajoutée àk corporéité qui soit commune à tousles êtres animés ou inanimés , on n’entrouvera point d’autre que l’étendue con-çue fous les trois dimensions. Cette no-tion est donc du corps comme corps.
II n’y a aucun corps dont l’existencese manifeste aux sens par la feule qualitéd’étendue fur - ajoutée à celle de corpo-réité ; il y en a une troisième sur-ajoutée.
La notion de l’étendue suppose la notiond’un sujet de î’étendue : ainsi l’étendue &le corps diffèrent.
La notion du corps est composte de la no-
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tion de la corporéité & de la notion de dé-tendue. La corporéité est de la matière ; l’é-tendue est de la forme. La corporéité estconstante ; l’étendue est variable à l’infini.
Lorsque l’eau est dans l’état que fa for-me exige , on y remarque un froid sensi-ble , un penchant à descendre d’elle-même ; deux qualités qu’on ne peut luiôter sans détruire le principe de fa forme,fans en séparer la cause de sa maniéréd’étre aqueuse ; autrement, des propriétésessentielles à une forme pourroient éma-ner d’une autre.
Tout ce qui est produit , suppose unproduisant ; ainsi d’un effet existant, ilexiste une cause efficiente.
Qii’est - ce que l’essence d’un corps ?C’est une disposition d’où procedent sesactions, ou une aptitude à y produire sestnouvemens.
Les actions des corps ne sont pas d’elles-mêmes , mais de la cause efficiente qui aproduit dans les corps les attributs qu’ilsont, & d’où ces actions émanent.
Le ciel & toutes les étoiles font descorps qui ont longueur , largeur & pro-fondeur. Ces corps ne peuvent être infi-nis ; car la notion d’un corps infini estabsurde.
Les corps célestes sont finis par le côtéqu’ils nous présentent ; nous avons II-dessus le 1 témoignage de nos sens. II estimpossible que par Te côté opposé , ils s’é-tendent à l’infini. Car soient deux lignesparallèles tirées des extrémités du corps ,& s’enfonçant ou le suivant dans touteson extension à l’infini ; qu’on ôte à l’uncde ces lignes une portion finie ; qu’on ap-plique cette ligne moins cette portioncoupée à la parallèle qui est entiere , ilarrivera de deux choses l’une ; ou qu’ellesserotitégales, ce qui est absurde , ou qu’el-les ser&îHrinégales, ce qui est encore ab-surde ; à-moins qu’elles ne soient l’une& l’autre finies, & par conséquent le corpsdont elles formoient deux côtés.
Les cieux se meuvent circulairement ;donc le ciel est sphérique.
La sphérique du ciel est encore démon-trée par l’égalité des dimensions des astresà leur lever , à leur midi & à leur cou-cher. Sans cette égalité , ses astres servienc