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Tome trentième.
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partie opposée au soleil ; & que par con-séquent Jupiter n’eít point lumineux parlui-même.

2°. Quand les satellites font interposésentre jip.ter ík le soleil , on observe unepetite tache sur le disque de jupiter , &cette tache paroît quelquefois plus grosièque le satellite n énie.

Donc , puisque les satellites font descorps opaques que le soleil éclaire , &qui doivent jetter une ombre du côtéopposé au soleil ; il s’ensuit que la petitetache ronde qu’on observe sur jupiter estrombre du jateilite : de plus , commecette tache elì circulaire , il s’ensuit queque sombre du jateilite forme un cône ;ù que p r conséquent les j'atelhtes fontd’une figure sphérique , au moins sensi-blement.

2 0 . borique la terre est entre jupiter &le soleil, & qu’un des satellites lé trouveaustì entre jupiter & le soleil , sa lumièredisparaît & se perd dans celle de jupiter ;ainsi M. Maraldi nous apprend que le z6Mars 1707 , il observa avec un télescopede 34 piés le quatrième satellite de jupi-ter , qui paílòit fur cette planète , &qu’iî lui parut comme une tache noire ;mais que ce jateilite ne fut pas plutôt horscu disque , qu’il reprit son premier éclat.II observa le 4 Avril une tache semblableformée par une immersion du troisièmesatellite ; mais le 11 d’Avril, examinantune immersion du même jateilite , il trou-va qu’il paroislòit dans tout son éclat,sans laisser aucune tache : le méme phé-nomène a été austì observé en d’autresoccasions par M. Castìni.

MM. Castìni & Maraldi ont souvent re-marqué des changemens fort surprenansdans la grandeur apparente des Jdtellites,lorsqu’il ne paroistbit rien dans leur dis-tance soit à la terre , soit au soleil, soit àjupiter , qui prit être l’occasion de sesvariations par exemple , le quatrièmeJateilite , qui est presque toujours le pluspetit des quatre , paroît quelquefois leplus gros , & le troisième qui est ordinai-rement le plus gros , paroît quelquefoiségal , quelquefois même plus petit qu’au-*un des autres.

Puiíque. les satellites de jupiter font

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éclairés par le soleil, même lorsqu’iís sonlfplongés dans la lumière de jupiter , & quecependant ils ne laiílcnt pas de paraîtrequelquefois fans lumière , & quelquefoisde disparaître tout-i-faît, il faut néces-sairement qu’il arrive dans leur atmos-phère ditFérens changemens qui empê-chent que faction des rayons du soleil íureux ne soit toujours la même ; c’est pourcette même raison que leur ombre estquelquefois plus grosse qu’eux.

Temps périodique des satellites de Ju-piter. Les périodes ou révolutions des sa-tellites de jupiter se déterminent par leursconjonctions avec jupiter, comme cellesdes planètes premieres se déduisent deleurs oppositions avec le soleil. Voyt^PÉRIODE , &c. '

M. Castìni a trouvé par cette méthodeles périodes des difFérens satellites , tellesqu’il fuit:

I e satell. 1 jour. 18 h. 18'. 36".

2e 3 13 18 52

3 e 7 3 59 4 °

4- 16 ist cj c6

Distance des satellites de Jupiter à Ju-piter. Les quartés des temps périodiquesdes satellites font proportionnels aux cubesde leurs distances à Jupiter , comme il enest des planètes premieres par rapport au*Soleil.

Pour déterminer ces distances par ob-servation , on les mesure avec un micro-mètre en demi-diametres de jupiter. Cesdistances, suivant M. Castìni , sont telles*qu’il fuit :

Le premier satellite est distant du cen-tre de jupiter de J j demi - diamètre de-jupiter.

Le z e de 9 demi-diam.

Le 3 e de 14

Le 4 e de & un tiers.

Donc , puisque le demi - diamètre dejupiter est égal, à 27 tt demi-diametresde la terre il s’ensuit, que la distance dupremier Jateilite à jupiter est de 166demi-diametres terrestres ; celle du deu-xième , de 249 & demi ; ceUe du troisiè-me , de 388 ; & celle du quatrième de884.

Satellites de Saturne , font cinq péri-"

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