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Tome trentième.
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"Armure d'un satin à cinq lisses.

Lises.

Marches. - ,

Par cette démonstration, il est évi-dent qu’on ne peut pas faire des satinsau-deslòus de cinq listes , ni même au-dessus de huit : puifqu’en augmentant oudiminuant le nombre , il arriveroit queçnand on viendroit de la cinquième mar-che ou de la huitième à la premìere pourrecommencer ; ce qu’on appelle le course,les deux lisses laissées ne se rencontre-ront plus. II est vrai cependant que larencontre se feroit avec dix lisses ; mais

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de navette dans le fond de l’e'tofFe , pourfaire usage d’une marche de liage.

Sous la dénomination à’armure de satin,soit à cinq lisses , soit à huit , façonnés ouunis , nous observerons la méthode quivient d’être prescrite, de même que pourles étoffes qui auront un poil , dont lachaîne fera diíposée pour satin ; de façonque quand nous parlerons d armure enJatin pour les chaînes , nous n enten-drons que ce qui vient d’etre dit & dé-montré.

Satins pleins ou unis. Les satins pleinsfont composés depuis quatre - vingt - dixportées juíqu’à cent vingt fur huit liffes ,c’est-à-dire depuis sept mille deux censfils jusqu’à neuf mille six cens , en obser-vant d’employer un organsin proportionnéau genre d’ctoffe ; ce qui signifie que pluson garnit en chaîne , plus il faut que lefils soit fin , pour que le jatin soit plusbeau. L’armure de cette étoffe est celledes satins à huit lisses , comme il a étédit ci-devant.

Satins à fleurs ou façonnes. Sous ladénomination de satins à fleur , on com-prend tous les satins courans en deux outrois lacs, les satins brochés, les lustrinesfans poil courantes 011 brochées , les per-siennes courantes ou brochées , les damaslisérés ou brochés ; en un mot > toutes lesétoffes dont la figure ou la foie qui la faitest arrêté par un fil de la chaîne auquelon donne le nom de liage.

Pour i’intelligence de ce liage , il faut

onrr T " Jí '- ° ,c '- ma. mies, mais I a uui 1 luiemgcuec ut tt -I«ltzt , u mut.

cn tì^ l^ Ue 6 Sûtln PEidroit de fa qualité > observer que toutes les étoffes à fleursor-5 ss„ e l a dixieme partie de la ! dinaires de différentes couleurs ont ces

memes couleurs arr-tees par des fils qui lura fleur forment une figure oblique auxquels

il arriveroit encore

de la chaîne , u «nvcque le liage qui n’est composé que de qua-tre marches & quatre listes , & qui ne doits kir cuir relativement aux marches de

on a donné le nom de /íslge, parce qu’effectì-vement ils lient la foie ou la dorure quifait figure fur le fond de l’étoffe ; de façonque si dans les parties de trois ou quatredoigts de largeur , qui forment une feuilleou fleur dans l’étoffe, la dorure ou la foie quicomposent cette partie n’étoit arrêtée paraucun fil, cette soie ou cette dorure bou-cleroit, íur-tout dans les brochés, com-me on voit dans les envers des étoffe*

agir que

satin , dont ton s les deux coups , unede Uage doit mouveir, ne pourroit plusíe rencontrer^avec dix grandes marches,le course de l’un finissant avec l’autre. 11n’y a que le damas qui a cinq lisses deliage , mais aussi il faut faire deux fois lecoUrfe pour un de liage , c'est - à - direqu’il faut passer dix coups de navette pour __ .

faire mouvoir les cinq lisses ciui doivent j boucler la foie ou la dorure dont olfos" ' ce qui rtndroit lstossô

lier la foie ou la dorure , puisque , comme I font composéeson l’a déjà dit, il faut passer deux coups ' imparfaite-