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hacha ou pacha , qui est encore en usagechez les Turcs, Mais le nom de satrapeest caché fous le terme achasirapne ,qu’on lit dans Daniel, dans Eídras &dans Esther, qui sont des livres écritsdepuis la captivité. {D. J.)
SATRES, les ( Geog. anc. ) Satrœ,peuples de la Tiarace. Hérodote , /. VII.n 0 . 111. nous apprend que ces peuplespaísoient pour n’avoir jamais été subju-gués , & qu’ils étoient les seuls d’entreìes Tliraces qui avoient conservé leurliberté. La railon qu’il en donne, c’eíìque’ ces peuples liabi raient fur de hautesmontagnes , couvertes d’arbres & deneige ; outre qu’ils 'étoient de bons hom-mes de guerre. Ils avoient chez eux uneidole de Bacchus, qui rendoit des ora-cles comme à Delphes. (D. J.)
SATRICUM, { Geog. anc.) villed’Italie, dans le Latiurn , au voisinagede la ville Corioli. Les Latins, dit Tite-Livc , liy. VI. ch. xxxììj. outrés de laperte d’une bataille , poussèrent leur ragejusqu’à briller la ville de Satricum , quileur avoit pourtant servi de retraite dansleur déroute. Les Antiates rétablirentcette ville, & y sondèrent une colonie.L’an 407 de la fondation de Rome , Sa-tricum fut encore réduite en cendres parles Romains , qui y envoyerent quelques-uns de leurs citoyens. Ceux-ci ayant souf-fert que les Sanmites missent garnisondans la ville , les Romains la prirent, &tirent couper la tête aux auteurs de larévolte. Les habitans de Satricum sontappelles Satricani par Tite-Live , /. IX.
c. xvj. ( n. j. )
SATTEAU, f. m. terme de relation ;cfpece de barque ou grosse chaloupe ,dont on fe sert au bastion de France, furla côte de Barbarie , pour la pêche ducorail. {D. J.)
SATURA , f. f. ( Gram. latine.-) ilnous paraît important d’expliquer ce moten faveur des jeunes littérateurs , c’estl’adjeâif de Jatur , qui se prenoit tout-à-la-fois ou séparément ; de plenus , plein jSt de rnicellus , mélangé. Satur color ,exprime une laine qui a parfaitement prisfa couleur. Satura lanx , un bassin rem-pli d’un mélange de toutes sortes de fruits.
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Les Romains offraient tous les ans àCérès & à Bacchus un' bassin de cetteforte , qui étoít garni des prémices detout ce qu’ils venoier.tde cueillir. Satura ,en sous-entendant esca , est un mets com-posé de plusieurs choses. Satura lex , uneloi qui contenoit plusieurs titres fur diffé-rentes mstieres; ou qui sous une propo-sition générale , décidoit de plusieurspoints particuliers , comme les lois Juîia ,Bompeia, Eapia , qu’on nomma aussmicella.
Cicéron parle d’une loi satura , com-posée apparemment de plusieurs autreslois , soivant l’explication qu’en donneSextus Pompée ; ou qui permettoit deproposer un sujet d’une maniéré géné-rale , & d’opiner fans l’ordre accoutumé.Le même Cicéron dit, que cette loi futabrogée par les lois Céciha & Dédia ; onavoit coutume d’ajouter cette clause àtoutes les lois. Neve per faturam abro-gato , aut derogato : que l’on ne puisse/'abroger ni y déroger per faturam fententìasexquirere , ( phrase dont Lélius s’étoit serviavant Salluíce ) signisioit mettre une af-faire fur le tapis, & faire opiner à la hâte& confusément plusieurs chefs ; c’est caque nous disons, en termes vulgaires ,faire un pot pourri d’une affaire, & endérider lan* compter régulièrement lesvoix. Il ne s’agit pas ici des ouvragesd’efprit, tels que les historiettes & lespoèmes , que l’on a aussi nommés saturasou fatyras ; c’est assez de remarquerqu’on difoit Sulla , Purrhus , Phruges.Optumus , Uaxumus, &c. pour Sylla ,Pyrrhus , Phryges , Optimus , Maxi-mus , en changeant l’y 011 l’i simple en u.{D. J.)
SATURM PALUS , ( Ge'og. anc. )marais d’Italie dans le Latiurn , au voisi-nage de la ville d’Antium, & de cell«de Cirœi , Virg. JEneid. I. VIL r. hoi.
Quœ Satura: J ace t atra paìus.
Et Silius Italiens, /. VIIL lui
donne celle de nebulosa.
Quœ Satura: nebulosa palus rejîagnat.
Clavier croit que ce marais est le mêmeque le marais Pomptine. 11 s’étendoit dansl’efpace d’une dixaine de lieues, le long
du