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Salìx foliis minimis rotundioribus ,cortice purpurtsunîe.
18. Saule à feuilles de buis argentées& luisantes , à chatons rouges.
Salix buxi folio argenteo splendente ,flore rubro. Hort. Colomb.
19. Saule à feuilles étroites & ondéesà chatons d’un jaune vif.
Salix foliis linearibus nudatis , floreluteo splendente. Hort. Colomb. ^
II n’y a point de partie de la terre oùla bienfaisante nature n’ait offert a 1 hom-me des ressources pour ses besoins, &des feenes riantes pour ses yeux. Lessaules s’élancent du sein des eaux, & lescouvrent des voûtes de leurs feuillages,les plus grandes especes abandonnées àelles-mêmes s’élevent comme des colon-nes aux bords des rivières, & portentjusqu’aux nues leur cime pyramidale &régulière. Les especes moins élevées s’in-clinent aux bords des ruisseaux , ou dé-tendent fur les marais qu’ils décorent. IIen est qui ornent les coteaux arides ; &les plus petites especes croissent au plushaut des montagnes , là où toute végéta-tion est près d’expirer. Leur nombreusefamille offre des variétés fans nombre ;il s’en faut bien que nous ayons décrittoutes les especes ; mais comme la plu-part font mal caractérisées dans les au-teurs , nous n’avons voulu rapporter quecelles dont nous avons une idée distincte.Ce seroit un ouvrage assez considérablepour un botaniste , que de donner uneexacte nomenclature de tous les saules.
Les grands saules donnent des planchesa . l) ® bonnes que celles de peuplier & detilleul Qu’on les écime , ils fournironttous es cinq ans des fagots , des per-ches , des cerceaux & des échalas , qui,fi on ne les emploie qu'au bout d’un anleront d un auíh bon us age que ceux déchene, qui ne font pris ordinairementque dans l'aubier. Les especes liantes ser-vent aux jardiniers , aux tonneliers &aux vanniers : la culture des saules est donctrès-intér. fiante.
J’ai élevé des saules de graine ; il faut,dès qu’elle est mûre , la battre dans del’eau pour la détacher du duvet , & lasemer dans une terre fraîche , en la ccu-
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vrant seulement d’une ligne d’épaisseurde terreau tamilé ; qu’on découpe' de lamousse par-dessus, & qu’on arrose tousles jours , elle levera assez bien au boutde trois semaines. Les saules obtenus parce moyen deviennent superbes , & s’é-lancent à une hauteur étonnante.
La voie la plus ordinaire est de lesreproduire par les plançons ; il convientde les couper par le bas presque horizon-talement , de relever aux pieds, lorsqu’ilsfont plantés , un petit fossé dont la terresert à butter leurs pieds, & de les épineravec foin les trois premieres années ; avecces précautions simples , on fera certainde former de superbes plantations desaule , dont le rapport est excellent.
Pour former des ozéraces, il n’est pasnécessaire que le terrein soit aquatique ;il suffit que la terre soit humide & d’unequalité médiocre. On les compose de dif-férentes especes liantes. L’ozier jaune de-mande une culture plus attentive ; il fautle tenir net d’herbes , fans quoi il lan-guit. Les autres oziers n’ont besoin qued’un seul labour en automne ; ils font d’unproduit aufli considérable que les meil-leures terres à bleds. Combien de terreinsperdus auxquels ils donneroient une valeurcpnstd 'table.
Les saules marsaults forment très-vîted’excellens taillis , qui viennent bien làoù le chêne , le hêtre, & le charme nepeuvent réussir.' Ils se multiplient auílifort aisément par les plançons. Nous ar-rêterons nos yeux fur quelques saules queleur agrément ou leur singularité ren-dent intéressant pour la décoration desjardins.
Le saule tombant , du Levant ou deBabylone , s’éleve fur un tronc droit, &vie t afîèz haur ; ses branches simples &grelées s’inclinenr & pendent jusqu’à terreoù elles coulent & prennent racine. Leport de cet arbre produit dans les formesune variété piquante ; il verdoie dès lann de Mars, & ne qu.tte ses feuilles quefort tard. II aime les bonnes terres hu-mides , & est sujet à périr par l’écorce jil se multiplie de beunues qu’il faut, pourbien faire , planter à demeure.
Le saule à feuilles étroites & ondées,