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Tome trentième.
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baffes, qui courent avant à l’ouest. Oncroit que c’est la Sena de PomponiusMêla , & selon Cambden, la Siambìs dePline , li-b- IV. ch. xvj. II y avoit danscette île des druidesses qui s’y croientfait un grand crédit. ( D. J. )

S AYS , f. m. pi. ( Hift. mol. ) especede prêtres ou de bonzes du royaume deTonqnin , qui passent pour de très-grandsfripons, & pour mener une vie oihvelicencieuse aux dépens du peuple , qui necroiroit point que les prières pussent êtreagréables à la divinité , si elles n’étoientprésentées par ces fainéans qu’ils paient 6cqu’ils font subsister pour cela. Ces prêtresfont très-nombreux.; le roi est souventobligé de les envoyer à la guerre pour endiminuer le nombre , lorsqu’ils deviennenttrop à charge à ses sujets. Les gens dequalité les méprisent , & oíFrent eux-mêmes leurs prières &c leurs sacrifices.

SAZ , ( Ge'ogr. mod. ) les Turcs appel-lent ainsi les Saxons qui habitent dans lessept villes de la Transylvanie , où Charle-magne les transféra de leur pays. Ce fontces villes saxones qui ont donné à laTransylvanie le nom allemand de Sieben-Burghen , & dans le X. siecle , le nom 1latin de septem CajìrenfìsRegio. Ces saxonsse mêlèrent avec les Sécules ( que quelquesauteurs appellent Sicules) , nation origi-naire du pays , & ont formé le peuplequ’on nomme aujourd’hui les Transyl-vains. ( /). /. )

SBIRRE , f. m. {firamm. ) nom qu’ondonne aux archers en Italie , & su r-touta Rome où ils font un corps considérable.

A- C. ( Art. numijm. ) ce sont deuxlettres ordinairement gravées fur les re-V n ì l | da 'j cs ’ y"and elles ne sont, P Vft T^ nde , OU en inscription ; iln est pas aise de dev,„ er ce qu’elles signi-fient par rapport a !a médaille.

Quelques - uns disent qu’on gravoit cesdeux lettres S. C. siir les médailles pourautoriser le métal, & faire voir qu’il étoitde bon aloi, tel que devoit être celui dela monnoie courante ; d’antres disent quec’étoit pour en fixer le prix ou le poids ;d’autres enfin , pour témoigner que le sé-nat avoit choisi le revers, & que c’estpour cela que S . C. est toujours fur ce

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côté de la médaille ; mais tout cela n’estpas fans difficulté.

Car s’il est vrai que A. C. soit la mar-que de la vraie monnoie, d’où vient qu’il nsse trouve presque jamais fur les monnoiesd’or & d’argenc , & qu’il manque souventfur le petit bronze , même dans le hautempire & durant la république , temps oùi’autorité du sénat devoit être plus res-pectée ? _ }i

Je dis, presque jamais , parce qu’il y aquelques consulaires où l’on von S. C.comme dans les médailles de la familleNorbana Munìcia , Mejcinia , Maria ,Terentia , firc. fans parler de celles où ily a a S. C. qui souvent a rapport antype plutôt qu’à la médaille. Par exemple,dans la famille Calpurma , on lit adfru-mentnm emundum , r.r S. C. ce qui signi-fie , que le sénat avoir donné ordre auxédiles d’acheterdu blé. II s’en trouve dansí les impériales d’argent quelques-unes avecex S. C. tel qu’il le voit fur le bronze ;d’où je conclus que cette marque n’estpoint celle de la monnoie courante.

La même raison empêche de dire queS. C. désigne le bon aloi , ou le prix dela monnoie. A ces deux opinions fur lasignification des lettres S. C. il faut ajou-ter celles du sénateur Buonarotti. I! con-jecture dans ses Observât. ìjioriche JoprttMedagli Antichi , que cette espece deformule avoit été conservée sur les mon-noies de bronze , pour spécifier les troismodules qui étoient déjà en usage à Rome ,avant qu’on y frappât des pieces d’or &d’argent ; usage qui a toujours subsistémalgré les changemens arrivés dans leprix & dans le poids de la monnoie. Cesavant ajoute qu’Enée Ucio s’est déjà servide cette explication , pour rendre raisonde ce que le S. C. ne se trouvoit presquejamais fur l’or , ni fur l’argent ; parce que „dit-il, les Romains n’ont voulu marquéesor leurs monnoies que les anciens sénatus-confultes, où il ne s’agissoic que des piecesde bronze. II explique de même pourquoile A. C. ne fe trouvoit pas communémentfur les médailles ; car c’étoient, dit-il en-core , des pieces de nouvelle invention „dont la fabrication & Tissage avoient étéinconnus aux anciens Romains-