S C A
noie , dans les Gaules , dans la grande \Bretagne , en Iìlyrie, en Afrique ; & en-suite en Italie , après que Constantin l’eûtmise sur le méme pie' que les provinces ,en la divisant en differens gouvernements.On ne doit donc pas être étonné , st aprèsTrajan Dece^, on ne trouve plu* le A. C.fur le périt bronze , puifqu’il e'toit presquetoujours frappé hors de Rome, & fans l’in-tervention du sénat.
Quant à ce qui concerne les médaillons,on peut juger que quelques-unes de cespieces ayant été destinées à avoir coursdansle commerce, aprèsqu’elles auroientété distribuées dans des occasions où lesempereurs faisoient des largesses au peu-ple ; iln’est pas étonnant qu’on en trouveavec la marque usitée fur les monnoies debronze , S. C . ( D. J. )
S. C. A. ( Jfìjí. rom. ) ces trois lettresfignifioient Jhiatâs - confulti autoritate ,titre ordinaire de tous les arrêts du sénat.
A la suite de ces trois lettres suivoitl’arrèt du sénat , qui c toi t conçu en cestermes , que le consul prononçoit à hautevoix :
Pridìe kalend. Qcîobris , iri œde A pol-it nis t Jcribendo adfuerunt L. Domains ,Cn. Filins, Ainobardus , Q. Lcccilius ,
Q. F. Metellus Plus Scipio , &c. QuodMarcdlus conj'ul s 7 ". F. ( id est verba fi-cit ) , de provinciis conjïdanbus , D. E.
R. I. C. ( c’est-à-dire de eâ re ita cenfue-runt ) , uti L. Paalus , C. Marcelluscofs.C:un magijlratum missent , &c. de conj'u-laribus provinciis ad jenatum referrent ,&c.
Après avoir exposé l’afsaire dont il étoitquelfion , & la résolution du sénat, ilajoutoit: Si quìs huic f’enatus-eonfulto in-tercejerit , jenatui p lacéré aucloritatemperjcribi, C de eâ re adj enatum p0 p U lum-qne rejern. Après cela si quelqu’un s’op-posoit, on écrivoit son nom au bas : HuicJcnatus-confulto intcrccstt taìis.
Aucloritatem ou auchritates perferibe-re , c’étoit mettre au greffe le nom de ceuxqui ont conclu à l’arrét , & qui l’ont faitenregistrer.
Les consuls emportoient chez eux ancommencement les minutes des arrêts ;mais à caille des changcmcns qu’on y íài-2 orne XXX.
S C A ici
soit quelquefois , il fut ordonné , sous leconsulat de L. Valerius&: de M. Horatius,que Ls arrêts du sénat seroient mis dansle temple de Gérés, à la garde des édiles;& enfin les censeurs les portoient dans letemple de la Liberté , dans des armoiresappelles tabularia. Mais César dérangeatout après avoir opprimé fa patrie ; il poussal’inlblence julqu’à faire lui-même les ar-rêts , & les souscrire du nom des premierssénateurs qui lui venoient dans l’esprit.„ /'apprends quelquefois , dit Cicéron ,», Lettres familières , lib. IX. qu’un scna-„ tus-conliilte , passé à mon avis, a été" porté en Syrie & en Arménie, avant que„ j’aie feu qti’íl ait été fait ; & plusieurs" princes m’ont écrit des lettres de re-», inercimens fur ce que j’avois été d’avis», qu’on leur donnât le titre de rois ; que„ non - seulement je ne savois pas être„ rois, mais même qu’iîs fussent au mon-», de ». ( I). J. )
SC A BAR AN , ( Géogr. mod. ) petiteville d’Asie, dans la Perse ; elle est assezvoisine de la montagne de Barmach quiqui n’elt pas éloignée de la mer. Cettemontagne produit du naphthe qui coulea u-travers des rochers, fit qui tombe dansdes sosies. ( D. J. )
A C A B ELLA ou SCABTLIA ouSCABÍLLUM, ( Littérat. rnttfìc. ) c’é-toit une elpece de soufflet en maniéré depédale, qui tient fa place dans les instru-mens de la musique ancienne , & qui sor-voit à appuyer ainsi qu’à frapper la me-sure , par un son fixe & dominant. On enfaií’oit usage chez les Romains pour ani-mer les danseurs , & particulièrement lespantomimes. On en trouve la figure furquelques anciens bzs-relièfs ; & les cu-rieux peuvent en voir un modelé dans unbus relief de marbre de la salle des anti-ques , qui fait partie des bâtimens duvieux Louvre. - ( D. J. )
SCABBLLON ,s. tn. ( Archit. Sculp )piédestal quarté ou à pans, haut & menule plus souvent en gaine de terme. oúprofile en maniéré de balustre , pour por-ter un buste, une pendule.
Gaine de Jcabedon ; c’est la partie ra-longée qui est entre la baso & le chapiteaudu fcabdlon , qui va en diminuant d 4
C c