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habitue par les Hillévions, qui y avoient500 bourgades. Depuis on connut que JaScandinavie n’étoit pas une île , mais unegrande péninsule , qui comprend ce qu’onappelle aujourd’hui la suede, la Norwege& la Finlande,
Cette prétendue île de Scandinavie estnommée Baltia par Xénophon de Lamp-saque qui la met à trois journées de navi-gation du rivage des Scythes ; & la mêmeîle est appellée Bafilia par Pithéas.
Ces noms de Baltia & de Bafîlia pour-roient bien être corrompus 1 un de l’autre.Jornandès, de reb. Get. ck. iij Ùc. jv. ap-pelle scarifia le pays d’où étoient sortisles Goths ; & il dit que ce pays-là étoitquajì officinam gentiurn , aut certe velutvaginarn nation uni, la fabrique d u genrehuma:n ; mais dit M. de Montesquieu ,“ je i’appellerois plutôt la fabrique des« instrumens qui ont brisé les fers forgés•» au midi. C’est-là que se sont forméesr> ces nations vaillantes , qui font sortiest> de leur pays pour détruire les tyrans &« les esclaves , & apprendre aux hommes» que la nature les ayant fait égaux , lam raison n’a pu les rendre dépendans que» pour leur bonheur. ( D. J.)SCANDINAVIE, (Géog. mod.) grandepéninsule d’Europe que les anciens cro-yoient une île , & qui comprend aujour-d’hui le Danemark , la Suede , la Nor-wege , la Laponie & la Finlande. C’est-lále pays qui peut fe vanter d’avoir été laressource de la liberté de l’Europe c’est-à-dire , de presque toute ceíle qui est au-jourd’hui parmi les hommes. Rudebech abien eu raison de chanter fa Scandinavie.Voyei Sc. AND 1N AVI a. {D. J.)
SC ANDIX, f. m. ( Botan.) Tourneforten compte trois especes. Nous décrironsla commune , qu’il appelle feandix vulga-usjemine rosirato. inst. rei herb. 326. enfrançois peigne de Vénus.
Sa racine est fimple , blanche, fibreu-se , annuelle, d’un goût tirant sur l’âcre.Elle pousse plusieurs tiges à la hauteurd’environ un pié, grêles , rameuses, ve-lues , vertes en haut, rougeâtres en bas ,un peu cannelées. Ses feuilles sont décou-pées menu , à peu-près comme celles dela coriandre, attachées à des queues assez
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longues , d’un goût douçâtre, un peuacre.
Les sommités des tiges Sc des rameauxsoutiennent des ombelles ou parasols depetites fleurs , à cinq pétales blanches ,formées en cœur, & disposées en fleur delis , avec autant d’étamines capillaires, àsommets arrondis. Lorsque ces fleurs sontpassées, il leur succède des fruits com-posés de deux graines très-longues, sem-blables à des aiguilles, convexes, sillon-nées d’un côté , & applaties de l’autre.Cette plante croît abondamment, Sc pres-que par-tout , parmi les blés , dans leschamps, Sc les vignobles ; elle fleurit enMai Sc Juin. ( D. J. )
SC AN L) U LA , ( Arcliitea,. des Rom.)terme qu’on trouve dans Vitruve , & quirépond à ce que nous nommons du bar-deau. C’étoient de petits ais de bois, min-ces , & dont les Romains fe servoient aulieu de tuiles pour couvrir les maisons.Cornélius Népos nous apprend qu’ils fu-rent dans cet usage jusqu’à !a guerre dePyrrhus , c’est-à-dire , jusqu’à la quatrecent soixante Sc dixieme année de la fon-dation de Rome. D. J.)
SCANIE , ( Giogr . mod.) province deSuede. Voyei ScHONEN. (D. J.)
SCAN VIA , Sylva , ( Géog. mod. )forêt d’Italie ou de la Campanie. On litdans Cicéron , orat. xv. sor la loi agraire ,veneat , inquit , sylva scanda : Sc Pline ,/. II. cap. evij. Exit ("flarnma) & ad aquasscandas. Cette forêt Sc ces eaux étoienten Italie , selon les critiques. Ne les de-vroit-on point placer auíli dans la Cam-panie ? car Pline, l. XIV. c. iv. dit quela vigne nommée amìnea , est appelléefcantia par Varron. Macrobe, IlI.Jaturn.c. xix. fait mention d’un mal qu’il appelleJcantianum malum , fans nous faire con-noître quel mal c’étoit. {D. J.)
SCANTINIA, loi , ( Droit rom. )La loi scantinia avoit été faite contreune certaine débauche que les loix n’ontjamais pu bannir de l’Italie. II en est parlédans la lettre de Cicéron. Ccclius lui man-de: " Venez au-plutôt , vous trouverez» bien ici de quoi rire , vous y verrez,, D rushs juger les affaires qui ont rapport„ à la loi scantinia Ce Drusus étoit un
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