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scheher ou scheheristan , signifie en généralune ville cependant Jcheheristan est le nomparticulier de trois villes de Perse. La pre-miers appartient à la province de Fars ,qui est la Perse proprement dite ; la se-conde , peu éloignée d’Ispahan , est del’Irak-Agémi ; la troisième est dans leKhorassan , entre la ville de Níschabour& celle de Khouarenn.(D. ].)
SCHEHER - HORMOUZ , ( Ge'ogr.moi. ) ville de Perse dans la province deKhouzistan, qui est la Suzianedes anciens.Elle a tiré son nom de Hormoui fils deSapor , troisième roi de Perse de la dynas-tie desSassanides, qui en est le fondateur.Long. suivant les tables arabiques, 8$. 4.5.latit. septentrionale. 51. (D. J.)
SCHEIK, f. m. (Hijl rnod.) c’est lenom que les Turcs donnent à leurs prélatsdans la religion mahométane. Les Jcheiksse distinguent des autres Musulmans parun turban verd. Le mufti est qualifié defceik-ulijmani , ce qui signifie prélat desélus. Il y a des Jcheiks à qui on donne letitre de Jchéris , c’est-à-dire de Jaint ;ce titre se donne sur-tout aux prélats desj amis ou grandes mosquées.
Les Jcheiks sont très-respectés du sultanmême ; ils prétendent être les successeurslégitimes de Mahomet. Les turcs en recon-noiisent sept races. Le chef réside à laMecque ; fa dignité est héréditaire ; ce-pendant il doit être confirmé par le sul-tan. Quand le fcheik de la Mecque luiécrit, il lui donne le nom d evekilirnuç ,c’est-à-dire vicaire du prophète , & le siendans l’empire du monde. Voye\ Cantemir ,Hijl. ottomane.
Scheik-halesman , f. m. {terme derelation.) c’est-à-dire , le chef de la loi ;c est le titre qu’on donne au grand iman oumufti , qui est le pontife de la loi & de lareligion musulmane. Toutes les métropolesavoient autrefois des imans qui portoientce titre ; mais on ne l’accorde aujourd’huiqu’à celui de Constantinople. ( D. J. )
SCHEIKISTUM , f. m .{terme de rela-tion )doyen du clergé mahométan en Perse.Le fcheikijlum est celui que l’on consultepour l’explication de l’alcoran.
SCHEKINA , f. m. ( Çritìa. facrá. )Tome XXX,
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mot hébreu qui veut dire la présence di-vine qui se manifestoit sur le propitiatoire.Voyei Propitiatoire. {D. J.)
SCHELDAL , s. m. {Monnaie danoi-se. ) c’est une monnoie d’argent qui se fa-brique & qui a cours en Danemark , &dans quelques lieux d’Allemagne. {D. /. )
SCHÉLESTAT , ( Ge'og. mod. ) onécrit austi Stlejìat, Nejìat & S cille fiat ,mais je fuis l’ortographe la plus commune,en remarquant qu’on écrivoit autrefoisSoladifiat , comme on le volt par lesanciennes annales de Charlemagne. Villede France dans la haute Alsace , sur l’Iss,à 4 milles de Briíkc, & à 3 au midi deStrasbourg. Longitude 24. 12. latitude48. 16.
Schélestat a succédé à l’ancienne villed’Ell, appellée dans les itinéraires Lice-bum , & dans la table de Peutinger He-lellum ; en forte que l’ancienne Eli n’estplus qu’un petit village des environs. Sché-lestat étoit déja considérable du temps deCharlemagne qui y célébra la fête deNoël, & le premier jour de l’an 776,L’empereur Charles le gros y avoir unpalais où il faisoit quelquefois fa résidence ,comme le prouvent plusieurs de ses chartesdonnées en ce lieu.
Cette ville tomba néanmoins dans ladécadence jusqu’au xiij. siecle , que Wol-felin préfet d’Alsace , la fit fermer demurailles en 1216 , la rendit franche ,& la peupla d’habitans. L’empereur Sigif-mond lui donna le pouvoir de choisir sesmagistrats. Louis XIV. la prit l’an 1673;& la fit fortifier l’an 1679 , après la paixde Nimégue ; c’est aujourd’hui un gou-vernement de place avec état major.
Bucer ( Martin ) né à Schélefiat l’an1491 , mort á Cambridge l’an , semontra l’un des plus habiles théologiensprotestans de son siecle. Non-seulementil savoir prêcher & faire des livres, maisil étoit encore très-propre à manier lesaffaires ecclésiastiques. S’il n’eut pas lebonheur de pacifier les différens des Lu-thériens & des Zuingliens, ce ne fut nimanque de zele , ni de beaucoup de dex-térité. Il ne s’amusa point en Angleterreà condamner la hiérarchie ; il témoigna