S C H
À Revel le schippondt. est de 400livres, qui font 350 livres de Paris.
A Dantzik, le Jchippondt est de 340livres, qui reviennent à 302. livres 9 onces4 gros un peu plus de Paris.
A Bergh en Norwege , le schippondt estde 300 liv. qui font à Paris 31 ; livres.
A Amsterdam, le /»hippondt est de300livres, & contient 20 lyspondts, quipèsent chacun 15 livres. Voye{ Livre& LYSPONDT. Dicdionn. de Commerce &de Trévoux.
SCHIRAGAM , ( Hist . nat. Botan.)arbrisseau qui croît au Malabar ; il est dela hauteur de l’homme. On le trouve dansles lieux brûlés du soleil. Sa racine estcourte , petite & amere au goût ; sontronc rond, & d’un ponce de diamètre :son écorce d’un verd d’eau ; son bois rouge ;fa feuille longue , étroite , très-pointue ,& amere au goût ; fa fleur petite, serréeen bouquet d’une couleur de pourpre pâlesans odeur ; & fa semence contenue engrande quantité dans des têtes feuillues,oblongue , cannelée , & pointue par fapartie inférieure qui s’infere dans la basede sa tête , garnie au sommet d’une touffede filamens blanchâtres, jaunâtres & longs,du milieu desquels fort une petite fleur surun pédicule verdâtre. Cet arbrisseau portedu fruit une lois l’an. On lui attribue beau-coup de propriétés médicinales. On ditque broyé & bouilli dans l’huile , il estbon en fomentation pour les pustules ; queson suc exprimé calme les fièvres bilieusesde ceux à qui on en frotte la tête ; & quefa graine pulvérisée & prise dans l’eauchaude , guérit la toux , chaste les vents ,tue les vers, provoque les urines, appaiseJa colique, ic que les fomentations qu’onen fait, soulagent dans les rhumatismes &la goutte. VoyeiC attu Schiragam.
SCHIR. AS ou SCAIRAZ , ( Ce'og. mod .)ville de Perse, capitale du Farfiílan , prèsdes ruines de l’ancienne Persépolis, dansune vaste & agréable plaine , fur le Ben-demir. Long. suivant la plupart des géogra-phes , 73. 73. latit. septentrion. 29. 36.cependant les tables de Nastìr-Eddin &.& d’Ulug-beg lui donneront 88L de lotigit.ce qui vient fans doute de la poíition duTome XXX
S c H 257
premier méridien que ces deux auteurs re-culent plus avant vers l’orient.
Les sultans Bouïdes ont fait en diverstems de Schiras & d’Ifpahan la cápitalede leurs états. Les mogols ou tartares deGinghiz-Kan s’en tendirent les maîtres, &l’ont possédée jufqu’au temps de Tamerlan ;ensuite les sultans Turcomans, devinrentpossesseurs de cette ville qui passe aujour-d’hui pour la seconde de l’empire de Perse.Son circuit peut être d’environ 9 milles ,dont il n’y a cependant qu’une partie quisoit habitée ; la plupart des maisons fontde torchis ; les plus belles font de briquecuite au soleil. Celle du kan qui y com-mande a pluíieurs galeries, cours, vergers& jardins ce palais est bâti comme unetour , & a trois étages, avec plusieursbalcons & fenêtres. Son sérail joint cebâtiment.
Les mosquées de Schiras font belles, &les fontaines ne manquent pas dans cetteville. Les vivres y font en abondance. Lesenvirons produisent le meilleui’vin de toutl’Orient, des raiiins admirables qu’on con-fit â demi-mûrs au vinaigre pour en faireun rafraîchissement dans les chaleurs del’été. Le terroir de certe ville produit aussibeaucoup de câpres , de l’opium & desroses en telle quantité , qu’on fournit di-verses provinces voisines de l’eau qu’ontire de ces roses, & qui est singulièrementestimée.
Mollach eddin , qu’on connoît aussi fousle nom de Saddi , homme célébré danstout l’Orient , étoit natif de Schiras , &florissoit dans le xiij. siecle. Abubeker lefit instruire en toutes sortes de sciences ,& Saddi ne trouva point dans la fuite determes assez forts pour célébrer les louan-ges de ce prince. On a de lui, en languepersane , son gulijìan , ou son jardin desroses , ouvrage plein de traits de moralefur les mœurs des princes , l’éducatipndes enfans , la jeunesse , la vieillesse , &c.Nous n’avons que des foibles traductionsfrançoiscs & latines de cet ouvrage. L’au-tre Uvre de Saddi, intitulé le bujiiah , 0 ule berger , est un poème en dix livres ,dans lequel fauteur traite de la justicede l’amour, de la folie, des bonnes mœursde la constance , de la tempérance, ta’c
K k