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d’où il est évident que les anciens avoientfrappé des médailles en ce métal ; maisSavot, discours f ur les médailles , part.II. c. ij. L? iij. croit qu’on n’a jamais puse servir pour cela de véritable étain, quiétoit un composé d’argent & de plombfondus ensemble , ni même de l’étain fauxcomposé d’un tiers de cuivre blanc , & dedeux tiers de plomb blanc , parce quel’un & l’autre étoit trop aigre & trcpcassant.
On n’a donc pu frapper de médailles quefur deux autres especes d’étain taux, dontl’un se faisoíc avec du plomb noir & duplomb blanc mêlés ensemble en égalequantité , & l’autre avec deux tiers deplomb noir, & un tiers de plomb blanc.(D. J)
Médaille de fer , {Artnumifnat.)nous ne connoistòns point de vraies mé-dailles de fer: il est vrai que César dit quecertains peuples de la grande-Bretagne seíervoient de monnoies de fer. 11 est encorevrai que la même chose est arrivée dansquelques villes de la Grece. Eníìn , Savotrapporte qu’il s’est trouvé des monnoiesromaines que l’aimant attiroit ; mais cen etoit que des médailles fourrées , tellesqu il nous en reste encore plusieurs & dutemps de la république , & du temps des
empereurs. ^
Médaille de plomb, (Art numifm. tcn latin numrnus plombeus. Personne nedoute aujourd’hui, qu’il ne nous reste de;médailles antiques de plomb. Plaute parisdes monnoies de plomb en plus d’un en-droit , ei ne nummum credcrem , dit utde ses acteurs , cui Jì capitis resfint , num-mum nunquarn credamplumbtum : St dan:nne autre de ses picces. Tace , fis flber qu,cuaere je*ict plunibeos numnios.
A la vérité , Casaubon a prétendu quePlante donnoit le nom d e nummì plumbe,à ces petites pieces de bronze, que lesGrecs appelloient kciKmi, & >«ÀAt'j3oi; & cesavant homme donne la même explicationaux passages de Martial, où il est pari-de médailles de plomb , lavoir, épigramm,lìb. I. épigram. 79. b lib. X. épigr. 4.Mais l’illustre commentateur de Théo-phraste , d’Athénée, de Strabon , & dtPolybe, auroic bien changé d’avis, s’».
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eut vu les médailles de ce métal de plomb,qui se sont conservées en grand nombre ,jusqu’à des suites de trois à quatre censdans les cabinets des curieux de Rome.
M. le baron de la Basse en a vu deuxincontestablement antiques, dans le cabi-net de M. l’abbé de Rotlielin. La pre-mière dont le revers est entièrementfruste, est un Marc-Aure'ie. La secondequi est bien conservée , représente d uncôté la tête de Lucius Verus couronnéede laurier: Imp. Cccf L . Verus Aug. Aurevers une femme debout vêtue de lastoîe , offre à manger dans une paterequ’elle tient de la main droite , à. un ser-pent qui s’éleve d’un petit autel , autourduquel il est entortillé. On lit pour légendeSaluti Augujlor. Tr. P. CoJ. ri.
Patin déclare dans son tìijl. des médail-les ,p. 50 , en avoir vu un grand nombrede greques, & il en cite deux latines deson cabinet. II est donc certain que lesanciens Grecs & Romains se sont servis demonnoies de plomb , quoiqu’il paroisse parles passages de Plaute , cités ci-dessus ,que les pieces de ce métal étoient de laplus petite valeur.
Mais il faut prendre garde de n’être pastrompé en achetant des médailles de plombmodernes, pour des médailles antiques dece métal. Les modernes ne font de nullevaleur , & les antiques font très-curieu-ses ; le plomb en est plus blanc que lenôtre , & plus dur. (D. f.)
Médaille de potin , (Art numif-mat. ì on nomme ainsi des médailles d’ar-gent bas & allié.
Ce font des médailles d’un métal fac-tice composé de cuivre jaune , & d’unmélange de plomb , d’étain , & de cala-mita avec peu d’argent.
Savoc dans son discours fur les médail-les , définit le potin une espece de cuivrejaune qui ne se peut dorer à cause du plombqui y entre. On lui donne, ajoute-t-ille nom de potin , à cause qu’on fait or-dinairement les pots de cuivre de cettematière.
Mais il entroit enccre dans la compo-sition du potin , dont on se scrvoit pourfrapper des médaill.s, environ un ria-'éAÍV’u z