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moire de ces prédécesseurs, & des témoi- 'gnages de fa bienveillance envers les pre-mières maisons de la république. Dans cedessein , il tic restituer les monnoies desempereurs qui avoient régné avant lui ,& celles fur lesquelles étoient gravés lesnoms des familles romaines. Nous ne con-noissons à la vérité qu’environ trente deces dernieres médailles , mais on en dé-couvre tous les jours de nouvelles ; Ursinn’en avoir d’abord fait graver qu’un très-petit nombre , Patin , Vaillant & Morely en ont ajouté plusieurs.
On a trouvé depuis trente ans en Alle-magne une médaille de la famille Didia ,restituée par Trajan ; il y en avoir une dela famille Canfia , restituée de mêmedans le cabinet de feu M. le Bret ; & quoi-que , selon les apparences , elle fût mou-lée , comme elle avoir certainement étémoulée fur l'antique , l’original existe , oua existé dans quelqu’autre cabinet. Unepreuve que Trajan avoir restitué toutes lesmédailles 'consulaires, c’elt que dans lepetit nombre qui nous en reste aujour-d’hui , on en connoît plusieurs de la memefamille avec des types différens, & quel-quefois d’une famille peu célébré , commeest entr’autres la famille Rubria , dent ona trois différentes médailles restituees parTrajan. Le sens qu’on donne suivant cetteopinion à la légende Imp. CœJ. TrajanÂug. Ger. Dac, PP. Rest. est parfaite-ment conforme aux réglés de la grammaire&■ au génie de la langue latine.
Quand l’infcription fe gravoit fur le mo-nument méme qu’on failòit rétablir , sou-î n omettoic le nom du monument
se^mlpréndre fur 1 Ju 2' 0 Ì?‘ S jf ble trestítuit , & que tout le monde le suppljodaisément. Ainsi lorsqu on voyoit liir sechemin de Nîmes une colonne miîliaireavec cette inscription : Ti Cœjar. Divi.F. Aug. Pont. Max.- Tr. Pot. XXXII.Re ecit & Restítuit. V. on camprencitfort bien que cette colonne qui fervoit amarquer le cinquième mille de Nîmes .avoit été rétablie par les ordres de Trajarauprès de Mérida en Espagne ; elle est rap-portée par Or u ter, à qui je renvoie pbui
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une infinité d’exemples de cette façon deparler elliptique.
Dans l’ancienne inscription du pont Fa-bricius à Rome on lifoit : L. Fabricius C.F. Cur. Viarum. Faciundum Curavit;&’ cela "fuffifoit pour faire entendre queFabricius avoir fait construire ce pont ,parce que c’étoit fur le pont meme quel’infcription étoit gravée. Rien de si com-mun que de trouver fur les cippes , soitvotifs, soir sépulchraux j Posait , Fecit ,Faciundum Curavit, sans que ces ver-bes soient suivis d’aucun régime, parceque les cippes mêmes font censés en tenirlieu.
Par la même raison , quand on trouvefuries médailles , Imp. Titus, Imp. Do -mitianus, Imp. Trajanus Restítuit,si c’est,comme on le croit,du rétablissementde la médaille même dont on a voulu fairemention, il n’a pas été nécessaire d’ajouterhune numrnum,car on'.tient dans la main &on a fous les yeux la chose même qui a étérétablie. Mais il n’en seroit pas de méme sion avoir voulu marquer que ces empereursfaiseient en quelque forte revivre leursprédécesseurs & les grands hommes , dontles noms étoient gravés fur ces pieces demonnoie ; car souvent il n’y a rien dansle type qui ait rapport aux vertus ou auxactions par lesquelles on suppose que lesempereurs les repréfentoient. En un mot,le paradoxe du P. Hardouin est insoute-nable.
A la vérité l’opinion de M. Vaillant ,adoptée par le général des Antiquaires ,n’eíï pas heureuse à tous égards, car ellen’est point appuyée du témoignage des an-ciens auteurs. Us ne nous disent nulle parcqu’un empereur se soit avisé de rétablirles monnoies de ses prédécesseurs. De plus,on n’allegue aucun motif vraisemblablequi ait pu engager Tire , Domitien ,Nerva Lc Trajan à faire battre monnoieau coin des empereurs qui ses avoiencprécédés.
Ces raisons ont paru si fortes à M. leBeau qu’elles l’ont engagé à bâtir un nou-veau lylteme lur l’origine de médaillés da
restitution, II pense que le mot restítuitsignifie que l’empereur qui est annoncécommç restituteur a rétabji en tout ou eif
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