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Tome trentième.
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formées pur les soldats de ces légions , \mais quand on ne lit fur ces enseignes lenom d’aucune légion , soit qu’elles accom-pagnent une charrue , soit qu’elles ne l’ac-compagnent pas, ce leroit fans fondementqu’on en conclurroitque la cosoÈ désignéen’a pas été formée de simples citoyens ; sipareillement la Médaille n’a pour typequ’une charrue fans enseignes militaires ,on auroit tort de nier pour cela, qu’ellefût composée de soldats.

4°. Les colonies portent ordinairementfur les médailles le nom de celui qui lesa fondées , & de celui qui les a ou for-tifiées ou rétablies. Toutes celles qui s’ap-pellenc Juliœ , ont été fondées parjules-Céfar. Colonia julia Beritus. Celles quise nomment Áugujlœ, ont été fondées parAuguste. Muniapium Augujla biWilis.Quand elles prennent les deux noms en-semble , c’est que Jules les a fondées, ouqu’Auguste les a renforcées ou réparéespar de nouvelles recrues : Colonia JuliaAugufia Dertota. Quand le nom 8 Au-gujia est devant celui de Juha , c’est signeque la colonie , étant en mauvais état ,Auguste l’a réparée. Cela ne doit néan-moins s’entendre que quand les deux nomsse suivent immédiatement ; car s’il fetrouve quelque mot entre-deux , ce n’estplus la même chose. Voilà une des finessesde fart que nous apprenons de N- Vail-lant , dans son exposition de la Médaillecolonia Julia , Concordìa , Augusta ,Apamcea.

î°. Quoiqu’il y ait eu des colonies enItalie , pas une n’a jamais mis la tête duprjnce fur ses Médailles. C’étoit un hon-

ste U st 3 frrp 1Ve aux . Vl ^ es qui avoient droit<le battre monnoie fo „ TÎ ^ ,

n’ont jamais voulu accorder 1 emperei }f S

a - j J- or oer a aucune villed Italie. Ce droit de battre monnoie, s’ac-cordoit par une permission ou du s e ' na tíeul, ou du sénat & du peuple tous seuls,ou de l’empereur. Quand il étoit obtenude l’empereur, on mettoit fur la mon-noie , permijsu Cœsaris. Quand on tenoitcc droit du sénat, on gravoit fur les mé-dailles , même fur les grecques, S. C.sénatus confulto , ou S. R. sénatus ro-

manus ,en fousen tendant conceífit , per-tnifit. * r

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6 9 . 'Depuis Caliguîa , on ne trouveplus aucune Médaille frappée dans les colo~nies d’Efpagne , quoique nous en ayonsquantité sous Auguste & fous Tibere.Suetone rapporte que Caliguîa leur en ôtale privilège , en punition de ce qu elles enavoient battu en l’honneur d Agrippa sonayeul, dont il trouvoit mauvais qu’on fesouvînt qu’il étoit petit-fils , imaginantque ce titre ne tournoit pointa fa gloire.

7°. Depuis Gallien , on ne trouve pres-que plus de médailles d’empereurs frappéesdans les colonies soit que çe droit leurait été ôté par les successeurs de Gallien ,soit que dans le bouleversement de l’em-pire , les colonies ne sachant presque plusà quels maîtres elles appartenoient, fe mi-rent peu en peine de rendre cet hommage-à des princes qui ne pouvoient les proté-ger. Toujours est-il sûr que depuis Au-rélien , on ne voit plus aucune médaille decolonie.

M. Vaillant a fait graver toutes les mé-dailles des colonies , les a décrites & ex-pliquées avec fa sagacité ordinaire , dansun ouvrage qui compose z vol. in-fol.Nous indiquerons la maniéré de formerde cet ordre de médailles , une fuite agréa-ble & facile ; ce fera au mot SUITE.{D. J.J

Médaillés consulaires , ( Artnumismat. ) le nom de consulaires donnéaux médailles romaines , frappées dans letemps que Rome étoit gouvernée par desconsuls, ne signifie pas qu’elles fe frappoientpar leur ordre, avec leurs noms & des sym-boles propres à marquer ce qu’ils avoientfait pour l’avantage ou la gloire de la ré-publique.

II ne faut pas croire que tous lesfaits historiques que l’on ttouve marquéssor les monnoies que nous appelions mé-dailles consulaires , l’aient été dans letemps même de ces événements ; & laplus grande preuve qu’il soit possible d’endonner , c’est que la plupart de ces événe-mens sont du premier , du second dutroisième & du quatrième siecle de Rome,& cjue cc n est que sur la fin du cinquièmequ on a commencé à y frapper de la mon-noie d’argent.

3°. U n’est pas moins certain que peQj

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