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Tome trentième.
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puisque personne n’ignore que les voyelleslongues H & O n’ont été reçues dans l’al-phabet grec que fous l’archontat d’Eu-clide , la seconde année de la 94 e olym-piade.

La médaille d’Amyntas, roi de Macé-doine , bysayeul d'Alexandre-le-Grand,pourrait donc encore passer pour la plusancienne que l’on connoisse , s’il ne setrouvoit pas dans le cabinet du Roi desmonnoies d’or & d’argent de'Cyrène , où Il’on voit d’un côté des têtes qui paroissentnaturelles , & de l’autre le Jylphium , ouquelque autre type usité fur les monnoiesdes Cyrénéens , avec ces légendes APK ,ba , ou bat ; & K, ktp ; légendes quine peuvent être expliquées que par AP-Kipixxou , ou BATtov KTVttviav. Quandmême ces Médailles n’appartiendroientqu’à Battus IV. & à Arcésilaus IV. lesdeux derniers rois de Cyrène, de la familledes Battiades , elles leroient cependantdu temps de Cyrus & deCambysc, & parconséquent plus anciennes que celles d’A-myntas.

Quoi qu’il en soit , non-seulcment lesGrecs battirent monnaie avant la fonda-tion de Rome , mais ils la porterent ra-pidement à un degré de perfection supé-rieure â celui des temps les plus florissantsde la république & de l’empire ; on peut enjuger encore par les Médailles de Gilon,d’Agathocies, de Philippe d’Alexandre ,de Lysimachus , de Cassandre, &c.

Nous sommes- fort riches en Médaillésgreques , car celles que nous avons desseuls rois de Syrie , d’Egypte , & de Ma-cedoine , forment de belles & nombreu-ses fuites. Le roi de France , en particu-lier , en a une collection des plus complet-tes & des mieux choisies, qui mériteraitd être publiée. En un mot , l a quantitédes Médailles greques est fi considérable,qu’il fau droit la séparer des Médailles la-tines , & donner à chacune leur proprefuite, au-lieu de joindre aux latines lesgreques du même volume. On imiteroiten cela les bibliothécaires , qui séparentl’histoire greque de l’hiíloire romaine.De plus, en leur donnant des tablettesfêparées, on les démêleroit commodément

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fans avoir souvent inutilement un grandnombre de planches à tirer.

Au reste , il est vraisemblable que l’ufagede frapper les Médailles grenues avec latête des empereurs , vint à cesser fousDioclétien & Maximien.

Je n’ajoute qu’un leul mot fur les carac-tères grecs : ils font composes de lettresqu’on appelle majuscules; us te Ion c con-servés uniformes fur toutes les Médaillés ,fans qu’il y paroisse presque aucune altéra-tion ni aucun changement dans la confor-mité des caractères , quoiqu’d y en ait eudans l’uíage & dans la prononciation. IIn’y a que la lettre S ; qui n’a pu se con-server que jusqu'à Domitien ; car depuisce temps-là on la voit constamment chan-gée en C ou en C , soit au commence-ment , au milieu , ou à la fin des mots;L’on trouve aussi Z & H marqué ;£ ; len par n , & le r par C ; l’st par w a U.On trouve pareillement un mélange delatin & de grec , non-feulement dans lebas empire * où la barbarie régnait , maismême dans les colonies du haut empire.S. R. F. lettres latines, se trouvent pour leC. P. í>. grec. M. deSpanheim en donne lesexemples.

II faut donc bien prendre garde à nepas condamner aisément les médailles , àcause de quelques lettres mises les unespour les autres ; car c’est être novice dansle métier , que de ne pas savoir que sou-vent on a mis B pour H, AoenaIg»'; o pour 1n , hpcp ; H en forme de pure aspirationHIMEPAImv ; Z pour 2 ZMTPNAIfìN , & Spour z , 2ETC , ou même 2AETC pourZETC ; A pour o à la fin des noms de peu-ple , A POAUANIATAN , KÌaONIATAN ,pour TON, & quelques autres semblablesde dialecte dorique.

Le caractère grec s’est conservé dans farbeauté jusqu'à Gallien , depuis lequel temsil paraît moins rond & plus affamé , so r _tout dans les médailles frappées en Egypteoù le grec étoit moins cultivé. . ^ ’

Méd ailles impériales , ( Art-nu-mismat. ) Nous avons remarqué , au mot,médaille , qu on taifoit deux classes desmédaillés impériales , que la premierecon-tenoit le haut empire , & la seconde lébas empire. Le curieux ne recherche qué;