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Tome trentième.
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Pannonìa , Sc autres semblables. Ce qu’ily a de particulier , c’est que quelque tempsaprès le caractère se rétablit, & demeurapassable jusqu’à Justin. Alors il commençaà s’altérer de nouveau , pour tomber en-fin dans la derniere barbarie , trois siéclesaprès le régné de Constantin.

Il faut cependant avertir ici un jeunecurieux , de ne pas prendre pour des fautesd’ortographe , l’ancienne maniéré d’écrireque les Médaillés latines nous conservent,& de ne pas se scandaliser de voir V pourB, Danuvius; O pour V, Volcantis , Di-vas • E E pour un E long, FEELIX ; nideux II VIIRTUS ; S & M retranchés ála fin, ALBINV, CAPTV ; XS pour X,MAXSVMVS; F pour PH, TRIVM-FVS , & choses semblables, fur quoi onpeut consulter les anciens Grammairiens.(D. J.) '

Médailles Arabes ,{Art numi/'m.)On appelle ainsi des médaillés mahométa-nes modernes, dont on trouve une aílezgrande quantité , & dont on est peu cu-rieux. En effet,la fabrique en est pitoyable;très-peu de gens en connoissent la langue& le caractère enfin elles ne peuventservir à quoi que ce soit dans les fuites,parce qu’elles ne renferment que peu detêtes de princes mahométans ; cependantle cabinet du roi de France , est actuel-lement autant supérieur en médailles ara-bes , aux autres cabinets de l’Europe ,qu’il l’étoit déjà en médailles modernes &antiques. M. Morel a fait graver la plusbelle des médailles arabes , celle du grandbaladin, ou comme on l’écrit, Salahoddin.O un côté on volt fa tête avec celle d’unjeune Almelek Ifmahel, fils ste Nurodin ,qu. est de U fin du xij. siécle. La légendeest en arabe , Joseph fil lus Job com

s appedoit baladin , & au revers Rex imperator pnneepsfidelium. { D. j )

Médailles 'égyptiennes , r ( An

numismat. j les Antiquaires appellent ainsihîmédailles frappées en Egypte, en l’hon-neur de leurs rois, ou des empereurs ro-mains. Ces médailles font précieuses ,parce qu’on a su en tirer un avantage con-sidérable pour les lettres. Par exemple ,M. Vaillant a donné l’histoire des roisd’Egypte, d’après leurs anciennes mon-

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noies. D’autres savans ont fait usage desmédailles impériales frappées en Egyptepour l’éclaircissement de l’histoire des em-pereurs. On n’a trouvé même jusqu’à pré-sent aucune médaille greque de Dìoclé-tien , excepté celles qui ont été frappéesen Egypte ; quoiqu’on ignore l’année oùles Egyptiens cefferent d’en fabriquer enson honneur : peut-être fut-ce en l’an 2,96de l’ere chrétienne , année ou I’Egypteayant été réunie au reste de l’empire , parla défaite du tyran Achillxus, on com-mença à battre la monnoie avec des lé-gendes latines comme on faisoit dans lesautres provinces. ( D- J. )

Médailles espagnoles , ( Jrt nu -mifmatique. ) anciennes monnoies espa-gnoles qu’il ne faut pas confondre avec lespuniques , quoique les unes & les autresaient été pour la plupart trouvées en Es-pagne.

Personne n’ignore que dans l’antiquitéce royaume a été habité par divers peu-ples. Outre les anciens habìtans du pays,les Phéniciens attirés par le commerce ,s’étoient établis en divers endroits fur lescôtes & y avoient bâti des villeslesGrecs même y avoient envoyé des colo-nies. Ces nations différentes avoient cha-cune leurs mœurs, leurs usages , leur lan-gue & leurs monnoies particulières.

A la vérité nous n’avons point de mé-dailles frappées par les grecs qui Rétabli-rent en Espagne : peut-être même que leurpetit nombre les empêcha d’en faire frap-per dans une langue qui n’auroit pas étéentendue de leurs voisins ; mais nous avonsd’anciennes médailles espagnoles. Lasta-nofa a rendu service aux curieux, en enfaisant graver environ deux cens qu’ilavoir ramassées dans son cabinet, la pluparten argent. Son livre, qui est devenu rare,est intitulé , Mujeo de las medallas desco -noscidas , efpagnolas imprejso in Huesca .par Joan Nognez , anno 1645 , in-es ]jsoutient dans cet ouvrage que les carac-tères de ses médailles sont espagnols &non pas puniques, & que c’est de ces pie-ces ’ a stus Tite-Live parle, quand il mec-au nombre des dépouillés rapportées d’Ef-pagne par ìes Romains, argentumsignaitum oscense,