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Aurele regarde encore les Dioscures; ilsy font représentés debout fous la figurede deux jeunes hommes de même âge , demême taille, de même air , & d’une par-faite ressemblance. Une de leurs médaillesreprésente Commode dans la fleur de fajeunesse ; la massue qui est au revers entredeux bonnets étoilés, fait voir qu’Herculeétoit révéré dans la Laconie avec desDioscures. Dans une autre médaille deCommode , Minerve ou Vénus y paroîtfur-le revers armée de toutes pieces , &assez semblable au dieu Mars.
Après Commode on ne trouve plus riende Lacédémone dans les médailles des em-pereurs de Rome : à peine l’histoire desíiecles fuivans parle-t-elle de cette ville ,encore fi florissante fous les Antonins.Hercule est la divinité dominante dans laplupart des médailles purement Lacédé-moniennes , c’est-à-dire dans celles où lesRomains n’ont aucune part, soit qu’ellesaient été frappées du temps de la répu-blique , ou depuis rétablissement de l’em-pire.
On vient de dire qu'Hercule partageoitavec Castor & Pollux l’encens des Lacé-démoniens , & c’étoit à bon titre qu’il en-troit dans ce partage. 11 avoir rendu degrands services à la Laconie ; fes defcen-dans y régnèrent successivement depuis leurretour dans le Péloponnefe, & les Lacé-démoniens sM t oient fait une religion den’obéir qu’à des rois de la postérité d’Her-cule. Ainfi ce héros pouvoir encore pré-tendre aux honneurs de leurs monnoiesaussi - bien que les Dioscures. 11 v a unemédaille de Lacédémone qui. représente cedieu d’un côté avec la coëssure de peau delion , & de l’autre y deux vases entourésde deux ferpens ; ce qui se rapporte asseznaturellement au premier de ses travaux ,& à ces vases que l’antiquité lui ayoit par-ticulièrement consacrés.
Goltzius rapporte deux médailles de deuxanciens rois de Lacédémone , Agéfilaiis&Polydore ; mais les couronnes de laurierqu’il donne à ces rois ne leur conviennentpoint du tout, & le reste est encore plussuspect. Ainsi ne comptons que fur les mé-dailles dont nous pouvons répondre : ellesae remontent pas jusqu’aux monnoies de.
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fer , feules en usage à Lacédémone dutemps de Lycurgue ; mais elles se res-sentent encore de la défense expresse qu’ilfit des monnoies d’or & d’argent, si cons-tamment observée par les Lacédémoniens.En un mot, ces peuples ne nous ont laisséque des monnoies de cuivre , & tout yroule fur les divinités de la Laconie, commeles médailles d’Athènes fur les divinitésde PAttique. 11 ne faut rien chercher deplus dans ce qui nous reste de ces deuxrépubliques si fameuses , qui ont disputéentr’elles l’empire de la Grece jusqu’à cequ’elles aient passé avec la Grece entiersfous le joug des Romains. ( D. J. )Médailles d’Olba , ( Art numif-mat. ) les médailles d’Olba en Sicile , mé-ritent un article à part. Les grands-prêtresde cette ville faiíoient battre monnoie àleur coin , & exerçoient dans l’étendue deleurs états , les droits de !a souveraineté.Ministres de la religion , ils portoient îesceptre d’une main , & de l’autre offroientdes sacrifices à l’Etre suprême. Princes &pontifes au milieu des provinces romaines,ils étoient libres , & vivoient suivant leurspropres loix.
Nous ne connoissons jusqu’à présent quesept médailles frappées au coin de troisprinces à’Oiba nommés Polémon , Ajax& Teuceri & ces sept médailles sont toutesrares.
La premiere de moyen bronze , est dèla grandeur ordinaire ; mais par son relief& son épaisseur , elle peut passer pour unmédaillon. C’estune médaille de Polémon,dont on eût donné le dessein dans les PI.si A la matière l’eut permis. On voit d’uncôté la tête nue d’un jeune homme , tour-née de droite à gauche : on lit autour Aí.ANTíINIOT riOAEAIfiNslS APXIEPEÍÌ2 ;& de l’autre côté kennaT. atnastotOAbeíîn TH2 IEPA2 ,& dans une secondeligne , K AI AAAA22EÍÌN. IA. , c’est-à-dire , tête de M. Antoine Polémon, grandprêtre des Kennati , d’Olba la sacrée, &de Palassis , année seconde , qui tomboit'en l’année 714 de Rome. Le type est unechaire à dos Lt sens bras, à moitié tour-née de droite a gauche. On voit au côtédroit un symbole singulier, une espece de-triquetre,-