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Proxìm'que asiìmantì hoc vìdeatnr essequod in interiorepart: mundum papvrumujui dct.
II s’expliqus après, en duant, qae sil’on examiriC avec attention les usages duscirpus , on trouvera de pins que la subs-tance intérieure peut servir a faire unbeau papier. Ce qui en quelque maniérépourroit être vrai; car, ayant séparé latige du scirpus en différentes lames parle moyen .u une aiguille , on a des lamesfort blanches , & mémo plus fines quecelles qn’on féparoit anciennement de latige du papyrus d’Egypte ; & étant des-séchées , elles font également íléxibles.En écrivant fur ì’une de leurs faces , onne s’est pas apperçu que l’encre passât à-travcrs , ni qu’elle s’étendit, ou fît desbavures. Auílî Hermolaus remarque fort-à-propos, que plusieurs auteurs ont con-fondu le fcirpus avec la plante que lesGrecs ont appe'Me biblos ou papyrus ,confusion de nom qui paroît avoir été'chez les Romains & chez les Grecs. Ona tout lieu de le conjecturer par ce vers deMartial , ad titulum fardas papyro dùmtibi t haras crejcit ; &. par un passage deStrabon , ou en parlant de certains lacsde la Toscane , il dit: Té?<i ts xeu î-r-rrvp:í ì ò.và rMi tstoxmi x.st.Ta.zopiÇíT3.t ■a-ora-/xiì s tli Ttìv Paum , ovi , îvS'ií'oer.'rtv eu
Ktp-e.í .1 u-íyu to'j TiCîpi&t- Et typhe &papyrus {■> anthcla m.dta , ajsertur Ro-mani per jiununa quce démettant lacususqtie Tibere/n.
On volt par ce passage, que dans leslacs de la Toscane il croiíïbit une plante ,à laquelle cn donnoic le nom d o papyrus ,& dont on faisoit à Rome des consom-mations bien considérables , puifqn’onÎ’apportoît en grande quantité ,copiosè.Mais on pourra demander à quoi les Ro-mains employoient cette plante & lesdeux autres conjointement citées ; savoirle typa , ou masse d'eau , & s dnthela ,que i on pense n’ètre autre chose que Jepanache des fleurs d’une espece de roseauaquatique,, auqnel les Grecs ont donné lenom de , par rapport à ses fleurs
qui font chargees ou environnées d’unduvet fin & soyeux.
Ouoicm’il n? fint pas aisé de répondre
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à cette question , les anciens ne s’étantpas assez expliqué fur ce sujet , on peutcependant y satisfaire en quelque forte ,mais íur-tout par rapport à cette especede papyrus , si l’on fait réflexion sur decertaines pratiques que les Romains ob-servaient dans leurs funérailles. Nous ap-prenons par le vers de Martial, que leslits des morts qu’on portoit fur le bûcher,étoient remplis d t,papyrus , farclus pa-pyro dùm tibi thorus crejcit. Voilà fansdoute le papyrus dont parle Strabon , &;un des usages qn’on en faisoit à Rome ;mais i! ne faut pas croire, comme Gui—landin semble l’avancer , que ces lits fus-sent composts des racines du papyrusapportées d’Egypte : cette matière étoittrop utile , trop nécessaire , & si l’onpeut dire , trop précieuse dans le pays ,à cause de la rareté des autres bois, pourqu’il eut été possible d’en transporter ail-leurs une certaine quantité. C’est donc unpapyrus commun & assez abondant donton a pu faire usage à Rome ; tel est celuidont parle Strabon , qui venoit des lacsde îa Toscane , & par les rivières qui sedégorgent dans le Tibre.
On se persuadera peut-être que cepapyrus doit être l’espece qui se trouvecommunément dans les marais de Sicile ,de la Calabre & de la Touille: cette opi-nion paroît (sabord fort vraisemblable ,&. elle a eu fes partisans : néanmoins nousne croyons pas qu’on puisse l’adopter ; caril faudroit, pour en prouver la vérité ,que l’on eût découvert îa plante de Siciledans les lacs de la Toscane, & nous nevoyons pas qu’ancun botaniste sait obser-vée autre part qn’en Sicile , dans la Cala-bre , & dans la Touille; ce qui semblenous assurer que le papyrus de Strabonest une plante toute différente. Voye[Papy rvs.
Le savant Micheli, qui vivoit à Flo-rence , étoit le botaniste le plus à portéede faire cette recherche ; cependant ilavoue qu’il n’avoit pas encore pu visiterles lacs dont parle Strabon. II faut espérerque les botanistes qui vivent actuellementen Italie , s empresseront d’éclaircir unpoint d’histoire aussi çuriçux , qu’il est
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