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Tome trentième.
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z,86 S C O

nom donné par les anciens â une especede veid-de-gris, scolecia œrugo. Ils endnlinguoient deux sortes, l’une fossile, &s autre factice ; la derniere se préparoit enbattant une certaine quantité de fort vinai-gre dans un mortier de cuivre de Chypreavec un pilon de môme métal. On frot-' toit rudement le pilon contre le mortierjufqu’à ce que le vinaigre fût devenu épais& visqueux ; alors on y jettoit une petitequantité d'alun ou de sel gemme , ou desel marin ou de nitre ; on remuoirle toutau soleil pendant les chaleurs de la cani-cule , jusqu’à ce qu’il eût acquis la couleurde verd-de-gris , avec une consistancegluante ; enfin on retiroit cette composi-tion, à laquelle on donnoit la forme delongs fils , qui étant séchés , ressembbientà de petits vers , d’oû elle prit le nom descolecia. (D. J.)

SCOLIE , f. f. ( Littéraî. ) nom queles Grecs donnoient à leurs chansons àboire.

On les nomma ainsidu mot<rx,ohio!,oílique& tortueux , pour marquer ou la difficultéde la chanson , au rapport de Plutarque ,ou la situation irréguliere de ceux qui chan-toient, comme le veut Artimon , cité parAthénée. Sur quoi il est bon de remarquernue dans les festins des Grecs ceux quichantoient tenaient à la main une branchede myrte qu’ils faiíbient passer aux autresconvives ; mais comme cette branche nepassoit pas toujours de main en main auplus proche voisin , & que souvent la pre-mière personne du premier lit, après avoirchanté, renvoyoit la myrte & le droit dechanter à la premiere du second lit : celle-ci à la premiere du troisième, & ainsi dureste , jusqu'à ce que tout le monde eûtdit sa chanson. Quelques-uns croient queles scolies avoient tiré leur nom de l’irrégu-larité du chemin qu’on faisoit faire à labranche de myrte.

On attribue à Terpandre l’invention desscolies , & à son imitation Alcée , Ana-créon & la savante Praxilla en firent. Cesscolies regardoient ou la morale, ou lamythologie , ou l’histoire ; quelques-unesétoient satyriques , d’autres rouloientfiir l’amour, d’autres fur le vin , & dans

SCO

celles-ci il étoit souvent fait mention ducottabe. Voyez COTTABE & CHAN-.SON.

SCOLLIS , ( Geog. artc.) Scolis , dansXénophon & dans Etienne le géographe ,montagne du Péloponnòse dans 1 Achaïepropre. Strabon, liv. VIII. p. 387. dicque le fleuve Larissus y prenoìt fa source 4& qu’elle étoit nommée nerpii n’xsVoi/,Petra Olenia , par Homère. II dit ailleur?que la montagne Scollis étoit communeaux Dyméens, aux Tritéens & aux Eléens ,

& qu’elle ne faisoit qu’une môme chaîne,avec la montagne Lampéia dans l’Arcadie,.{D. J.)

SCOLOPENDRE , Voyei Mille-

FIÉS.

Scolopendre vulgaire, ( Botanìq. )yoye\ LANGUE decerf , Botan.

Scolopendre de mer, physaiusinfecte auquel on donne en Normandie lenom de taupe de mer il a une conforma-tion très-particuliere, & une forme ovaleson corps est plus large au milieu qu’aiutextrémités ; la partie postérieure se ter-mine en pointe. L’abdomen est sillonné pardes rugosités, & couvert de poils fins &soyeux. 11 y a fur chaque côté du corpsvingt-huit appendices terminées chacunepar une aigrette de poils roides ; on croitque ces appendices servent au mouvementprogressif de cet animal en faisant les fonc-tions de nageoires ; quand les aigrettes dela scolopendre sont hérissées , elle a quel-que ressemblance avec un porc-épic ; lacouleur de ces aigrettes n’est pas la mômedans tous les individus , dans les uns ellessont d’ûn noir luisant 011 d’une belle cou-leur d’or, & dans d’autres elles ont unebelle couleur verte. La bouche se trouvedans la partie antérieure du corps qui estterminé par une appendice ressemblantaux barbes de certains poissons. Le dos estplus convexe que le ventre , & couvert detubercules plus petits que les appendices.dés côtés, & hériíles de poils, dont lesuns sont roides & sos autres lanugineux^La peau du dos est fort ample , & n’a au-cune adhérence avec les parties qu’elle re-couvre ; il y a de chaque côté du corps umgrand nombre de petits trous qui s’ouvre&t-