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Tome trentième.
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Coron Je le temple de Minerve Ieonia,ainsi Iappeile'e du nom à'! ton us , fils d’Amphi-xion, il concourut avec Alcamene pour]a statue de Venus. Alcamene l’emporta ,non par ie mérite de ion ouvrage , ditPline , mais par le suffrage des citoyensqui ne voulurent pas lui préférer un étran-ger. Jgoracrìte irrité de cette injustice ,ne consentit à leur vendre sa statue , qu’à 1condition qu’elle ne seroit point placéedans Athènes ; & il lui donna le nom deNémésis , la statue vengeresse. Tel est lerécit de Pline , auquel il saut ajouter laréfléxion judicieuse de M. de Cayius.

C’étoit, dit-il, une foible vengeancede l’injuflice que les Athéniens lui avoientfaite , & selon la nature de ce sentiment ,elle retournoit contre celui qui s’y livroit;car cette statue fut placée dans un bour^de l’Attique, nommé Rharnnunte , oucertainement elle n’eut pas le nombred’admirateurs qu’elle méritoit. Mais fau-teur étoit vengé , car le peuple Athé-nien , grand amateur des beaux ouvragesde fart, ne pouvoit en jouir , & certai-nement il y fut plus d’une fois sensible.M. Varron préféré ce morceau à tous ceuxqu’il a vus.

_ Alcamene , athénien , disciple de Phi-dias , & l’objet de ses amours, florissoiten la 83 e olympiade, selon Pline, il avoirfait une statue de Junon , qu’on mit dansson temple à Athènes. La statue de laVénus aux jardins étoit encore un ouvragede ce maître , & des plus beaux qu’il yeût a Athènes. Lucien dans le dialoguequi a peur titre les portraits , & où il taitla peinture d’une beauté accomplie , em-prunta de la Vtînus dL-í Icamene , la gorge ,lesbias ot les mains: celle d’Àgoracrite,antre disciple de Phidias, auroit peut-être pu lui plaire également, car quoi- !que les Athéniens eussent décidé le prix Ien l’honneur d’ Alcamene , tout le mondene fut pas de cet avis.

Anthermus étoit native l’ile de Scio,fils de Micciade , petit-fils de Malas ,aussi sculpteur , & pere de Bupalns d’A-the'nes, qui vivoient vers la 60e. olympia-de, environ 540 ans avant J. C. & dontnous parlerons dans la fuite.

Apollonius & Taurifcus , tous deux

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rhodiens , firent conjointement cette an-tique si célébré de Zéthes & d’Amphion,attachant Dircé à un taureau ; tout est dumême bloc de marbre jusqu’aux cordes-Ce bel ouvrage subsiste encore , & est cé-lébré sous le nom du taureau Farnese.Voyez-e/i Varticle. _

Ón ne connoît point le pered-rîpo/-I lonius & de Taurifcus ; quelques-uns ontcru qu’ils étoient fils de Ménécrate mais,dit Pline , il est plus vraisemblable qu e-levesde celui-ci, & filsd’Artémidore , ilsdonnoient au premier par reconnoifiancele nom de pere ; c’étoit du moins unutagefort ordinaire chez les anciens.

Arcésilaiis devoir être un grand maî-tre , puisque ses modelés se vendoientplus cher aux artistes même que les ou-vrages terminés des autres. Nos connois-seurs donneroient aussi, & même de cer-taines statues antiques de marbre grandescomme nature , pour un petit modelé dela main de quelque grand artiste mo-derne , comme d’un Michel-Ange , d’unBouchardon, &c.

Arcésilaiis'exécuta en terre la statue deVénus genitrix\ mais César impatient dela voir placée dans son forum , ne luidonna pas !e temps de la terminer. L’em-prestement de ce dictateur est rapportépat Dion, l. XLIII, & par conséquentl’on ne doit pas révoquer en doute , qu’iîse soit contenté d’un ouvrage de terrecuire pour une figure qui stattoit tant savanité.

Lncullus à qui Arcésilaiis étoit fort atta-ché, familiarisa le chargea de faire unestatue de la Félicité , Lc convint de lui endonner soixante mille sesterces , c’est-à-dire , près de douze mille livres de notrej monnoìe; mais la mort de l’artiste , & decelui qui Pemployoit , leur envia l’hon-neur d’un tel ouvrage , cui mors utriufqutìnyiderìt, dit Pline : le modèle en plâtred une coupe qu’Octavius , chevalier ro-marn , fit faire à ce même Arcésilaiis, luiconta un talent, quatre mille sept censlivres. Ces prix que nous rapportons ex-près peuvent servir à fixer l’idée que lesRomains avoient alors de la sculpture , 5 cdes ouvrages des grands sculpteurs .

Arijhclès. paufanias compte trois fculp»