Band 
Tome trentième.
Seite
427
JPEG-Download
 

SCU (

les sacrifices non-fanglans qu'on offre enprocession fur son autel, une belle prê-tresse , avec un jeune ministre qui lesreçoit, la grotte, le bois sacré, la sourceò’eau vive, Ùc.

Le même On a tas avoir fait plusieursstatues équestres pour les Tarentins, &ces statues furent mises dans le templede Delphes. II avoir encore été employépir Dynoménès , fils de Hiéron, tyrande Syracuse, pour le monument dont ilgratifia la ville d’Olympie, en mémoiredes victoires remportees par son pere auxjeux olympiques- Enfin , ce qui augmentela gloire de cet artiste , est d’avoir été lemaître de Polyclete.

Pafìtèk est un artiste dont Varrondonne une grande idée , ainsi que Pline.Pafitèle , dit ce dernier , cùm effet inomnibus fummus , a écrit cinq volumesfur les plus excellons ouvrages de Sculp-ture qui aient paru dans le monde. 11étoit de cette partie de l’Italie qu’onnomme la grande Grece , & acquit con-jointement avec elle le droit de citoyenromain. II fit un Jupiter d’ivoire, & cettestatue est placée dans la maison de Metel-lus , située fur le chemin du champ deMars. Cet artiste , très-exact imitateurde la nature, dìlìgentijfunus artïfex , tra-vailleur un jour dans cet endroit de Homeoù l’on gardoit les animaux d’Afrique :pendant qu’il étudioit un lion à-traversles barreaux , une panthère s’échappa d’une■cage voisine, non fans lui faire courir untrés-grarid danger. On dit qu’i! a fait beau-coup d ouvrages, mais on ne les connokpas précisément. Pline , liv. XXXIV.

Pautias , de Chio , étoit fils de Sos-trate ; 1 art & Phabileté d’Aristocle deSycione avoir passe a lui, comme de maincn main , car il étoit le feptieme maîtresorti de cette école. Il se signala par debelles statues d’arhletes proclamés vain-queurs dans les jeux de la Grece.

Peryllus est bien connu de tout lemonde par l’histoire du taureau de bronzequ’il avoir exécuté , & dont il éprouvalui - même toute l’horreur : m hoc àJtrnulachris deûm hominumque , devora-verat humanijfimam artem , dit Pline ,liv. XXXIV. ch. v'új. Cette peinture des

S c U 427

arts , comme M. de Çaylus le remarque ,est très-belle & très-ccnvenable. Ils nefont saies que pour le culte des dieux ,pour conserver le souvenir des héros ,pour corriger les passions, & pour infpi—rer la vertu. Ptrylius fut plus cruel quePhalaris, c’est pourquoi Pline poursuit,en disant : Itaque de una causa fervanturopéra ejus , ut quifquis il' a videat, o..critmanus ( Perylli. ) , .

Phidias , le sculpteur des dieux , etoitnatifd’Athènes, il fleurifsoit vers l’an dumonde 3556 , dans la 83 e olympiade ,temps heureux où après les victoires rem-portées contre les Perses , l’abondance ,fille de la paix, & mere des beaux arts »saisi»t éclore les talens par la protectionde Périclès , l’un des plus grands hommesqui ait paru dans l’ancienne Grece, &peut-étre dans le monde.

Phidias avoir fait une étude singulier*?de tout ce qui avoir rapport à son talent ,& en particulier l’étude de l’optique. Onsait combien cette connoissance lui fututile dans la statue de Minerve , qu’il futchargé de faire , concurremment avecAlcamene : la statue par Alcamene vuede près, avoir un beau fini qui gagnatous les suffrages , tandis que celle dePhidias ne paroissbit en quelque fortequ’ébauchée ; mais le travail recherchéd’Alcamène disparut, lorsque sa statue futélevée au lieu de sa destination : celle dePhidias , au contraire frappa les specta-teurs par un air de grandeur & de ma-jesté y qu’on ne pouvoit se lasser d’ad-mirer.

Ce fut lui qui après la bataille de Ma-rathon , travailla fur un bloc de marbre ,que les perses, dans l’espérance de la vic-toire , avoient apporté , pour en ériger untrophée ; il en fit une Némésis , déessequi avoir pour fonction d’humilier ies hom-mes superbes. La haine d’un grec contreles Perses , jointe au plaisir de venger fapatrie, anima son génie d’un nouveau feu,& preta a son ciseau & à ses mains unenouvelle adresse.

Périclès chargea encore Phidias defaire une Minerve différente de celledont j’ai parlé, & qu’on plaça dans letemple de cette déesse, appelle le Par-Hhh 1