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trouvé le clair obscur avec son ciseau , 'paroît d’un plus grand mérite que celledu n aìtre de la peinture. Les figuresqu’cn voit fur le devant de ce superbemorceau , sont presque de ronde-bosse;elles font de véritables statues. Cellesqu’il a placées derrière ont moins de re-lief, & leurs traits fsnt plus ou moinsmarqués , selon qu’elles s’enfoncent dansle lointain. Enfin la composition finit parplusieurs figures dessinées fur la superficiedu marbre par de simples traits. II estvrai que Y Algarde n’a pas tiré de son géniela premiere idée de son exécution ; maisil a du-moins perfectionné, par l’ouvragedont il s’agit, le grand art des bas-reliôfs ;& quand le pape Innocent X. donnatrente mille écus à l ’Algarde pour un ou-vrage de cette espece, cette récompenseétoit plus noble qu’exceísive.
On fait fans doute que Y Algarde futaussi chargé par le même pape de restaurerla figure d’un Hercule qui combat l’hydre,& que l’on conserve à Rome dans le palaisVerofpi; il s’en acquitta si bien que lesparties rétablies ayant été retrouvées dansla fuite, cn a laissé l’ouvrage de Y Algarde,.& l’on s’est contenté de placer auprès dela statue les parties antiques, pour met-tre les curieux à portée d’en faire la com-paraison , & rendre justice à l’artistç mo-derne.
Auguier ( François ) , natif du comtéd’Eu , mort à Paris en 1669. S° n cizeaudonnoit du sentiment au marbre. Sesfigures sont encore remarquables par labeauté & la vérité de l’expression. 11 a faitl’autel du Val-de-grace & la Crèche ; lebeau crucifix de marbre de la Sorbonne ;Ja sculpture du cardinal de Bérule dansJ’églife ,de l’Oratoire ; la sépulture desMontmotenci à Moulins , & quelquesstatues d’après les antiques.
Auguier ( Michel ) , mort en 1680 ,âgé de 74 ans , frere de François Au-guier ;ij se distingua dans le même art.que lui. 11 est bien connu par l’Amphi-trite de marbre qu’on voit dans le parcde Versailles , par les ouvrages de laporte saint Denis, par les figures du por-jail du Val-de-grace, & p ar d’autres.fiaçhdisr ( Nicolas ) natif de Toulouse
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ou de Luques , fut éleve de Michel-Ange. Etant à Toulouse sous le régné deFrançois I. il y établit le bon goût, & e«bannit la maniéré gothique qui avoit étéen usage jusqu’alors ; ses ouvrages desculpture qui subsistent dans quelques égli-ses de cette ville , le distinguent toujoursavec estime, malgré la dorure qu’on y amise , & qui leur a ôté cette grâce &cette délicatesse que cet habile hommeleur avoit données. II fleurissoit encoreen 1550.
Bandinelli ( Baccio ) né à Florence en.1487, mort dans la même ville en 1^9.Les morceaux qu’il a faits en sculpture àRome & à Florence sont extrêmementestimés ; on l’a repris feulement avec rai-son , d’avoir mis à côté de la statued’Adam qu’il fit pour l’églàse cathédralede Florence , une statue d’Eve de sa main,plus haute que celle de son mari. D’ail-leurs les deux statues font également bel-les ; c’est lui qui a restauré le bras droitdu grouppe de Laocoon , j’entends le brasqui est élevé & qui concourt si bien àFaction de la figure principale. Ce grandartiste imitateur & contemporain de Mi-chel-Ange , ne voulut point rétablir cettepartie en marbre , dans l’espérance quel’on trouve.roit un jour le morceau del’original ; il est donc encore aujourd’huien terre cuite. Baccio est fi bien entrédans l’esprit de l’antique, que si par hasardon retrouvoit le bras perdu, la compa-raison ne seroit pas déshonorable ausculpteur florentin.
Bernini ( Jean-Laurent ) vulgairementappellé le cavalier Bernin , né à Naplesen 1598, mort â Rome en 1680 , est unde ces grands artistes que la nature pré-sente rarement sur la terre. Louis XIV.signala fa magnificence ù son égard , lors-qu’il le fit venir à Paris en 166 5, pourtravailler au dessein du Louvre ; on voiten France de ce maître célébré , le bustedu roi dans la salle de Vénus, & la statueéquestre de Marcus-Curtius , au-delà dela piece des Suisses à Versailles ; mais ila fur-tout embelli Rome de plusieurs mo-numens qui font l’admiration des connois-seurs ; telle est l’extase de sainte Thérèsed* ce grand maître. Oc compte dans U