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grecs, qui ont été ajoutés en différées tems,& nommément à la plinthe des deux che-vaux que l’on voit furie montQuirinal ,vulgairement appelle // monte cavallo &qui portent les beaux noms de Praxìteles.
L’éton.iements’étend encore fur ce quePline ne désigne aucun des ouvrages qu’onvient de citer ; le Laocoon & la Dircéfont les seuls dont il parle , & qui noussoient demeurés , à moins qu’on ne veuillecroire que le grouppe des lutteurs, ou-vrage de Céphifodore, fils dePraxiteles,toit celui que l’on conserve à Florence,dans la galerie du grand duc.
D’un autre côté , il ne faut pas êtresurpris du silence de Pausanias , fur toutesles belles statues de Rome. Quand il afait le voyage de la Grece , il íë pouvoirqu’elles fuíîënt deja transportées en Ita-lie , car depuis environ trois cens ans,les Romains travailloient à dépouiller laGrece de ses tableaux & de ses statues.Instruits par la réputation des plus beauxmorceaux , ils avoient eu foin de s’en em-parer à l’envi les uns des autres. Quelledevoit en être l’abondance ! Pauíániasécrivant quarante ans après , nous décritcette même Grece encore remplie des plusgrands trésors.
Si les anciens n’ont point parlé des fi-gures que nous admirons, parce qu’ils enconnoislòient de plus belles ; si leur si-lence fur le nom des artistes qui nous fontdemeurés , est fondé fur ce qu’ils en ía-voient de supérieurs ; quelles idées devons-nous avoir des Grecs & de la perfectionde leurs talens ? Mais l’imagination nepeut se prêter , & s’oppose â concevoirdes ouvrages supérieurs à ceux qui faisantaujourd’hui le plus grand ornement deRome , font aufli la base & la réglé desétudes de nos plus habiles modernes.
Comme toutes choses humaines ont leurpériode , la sculpture , après avoir étéportée au plus haut degré de perfectionchez les Grecs, dégénéra chez cette nationlpirituelle, quand elle eut perdu laliber-té; mais la sculpture des Romains, fansavoir été portée ft haut , eut un régnébeaucoup plus court ; elle languistoit déjafous Tibere , Caius , Claude ,- & Néron ;& bientôc elle s’éteignit cout-à-fcit. On
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j regarde le buste de Caracalla comme ledernier soupir de la sculpture romaine.Les bas-reliefs des deux arcs de triom-phe , élevés en l’honneur de l’empereurSevere , font de mauvaise main j les mo-numensqui nous restent de ses successeurs,sont encore moins d'honneur à la sculp-ture ; nous voyons par Tare de triompheélevé à la gloire de Constantin , & quisubsiste encore à Rome aujourd’hui , quefous son régné, & même cent ans aupa-ravant , la sculpture y etoit devenue unart aussi grossier qu’elle pouvoir l’être aucommencement de la premiere guerrecontre les Carthaginois. Enfin elle étoitmorte lors de la premiere prise de Romepar Alaric , & ne ressuscita que fous lepontificat de Jules II. & de Léon X.C’est-là ce qu’on nomme la sculpturemoderne , dont nous allons donner l’arti-c!e. ( Le Chevalier du Javcourt.)
Sculpture moderne , ( Beauxarts. ) la sculpture moderne est comme jeviens de le dire dans l’article précédent,celle qu’on vit renaître avec la peinture,en Italie , fous les pontificats de Jules II.& de Léon X. En effet, on peut consi-dérer la sculpture & la peinture commedeux soeurs , dont les avantages doiventêtre communs , je dirois presque commeun même art, dont le dessein est l’ame& la règle , mais qui travaille diverse-ment sur différentes matières. Si la poésiene paroît pas aussi nécessaire au sculpteurqu’au peintre , il ne laisse pas d’en faireun tel usage , qu’entre les mains d’unhomme de génie , elle est capable des plusnobles opérations de la peinture : j’en ap-pelle à témoins les ouvrages de MichelAnge , & du Goujon ; le tombeau ducardinal de Richelieu , Le l’erdevementde Prcserpine, par Girardon ; la fontainede la place Navone , & i’extase de sainteThérèse par le cavalier Bernin; le grandbas-reliefde l’Algardc qui représente S.Pierre & S. Paul en l’air , menaçantArda qui venoit à Rome pour la sac-cager.
La beauté de ces morceaux A de quel-ques autres , ont engagé des curieux àmettre en problème , si la sculpture mo-derne n’égaloit point celle des Grecs ,
ç’est-