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mouvement diurne parcourt 15 secondesde degré dans une seconde de tems : d oul’on volt qu’une erreur d’une seconde detems dans l’observation de quelque phé-nomène céleste, par exemple d’une éclipse,doit en produire une de iZ secondes dedegré dans l’estimation de la position dulieu de la terre où l’on est.
On dit quelquefois une minute-feconde ,une minute-tierce , Ùc. mais plus commu-nément & plus simplement un e seconde ,un e tierce , &c. Voye\ MINUTE.
Les mots de minute-feconde , minute-tierce , ne s’emploient guere qu en latin ,minutum secundum , minutuntertium, &c.
Un pendule long de trois piés huit li-gnes & demie fait ses vibrations en uneseconde de tems à Paris ; c’est ce queplusieurs observateurs ont déterminé avecbeaucoup de foin. Un corps qui tombe dehaut en bas par fa propre pesanteur , doitparcourir dans le vuide environ 15 piésdans la premiere/ramc/e , c’est ce que M.Huyghens a déterminé en observant avecfoin la longueur du pendule à secondes ,& déterminant ensuite l’efpace que par-courent un corps pesant dans une secondede tems, suivant ce théorème , trouvépar le même M. Huyghens, l’efpace queparcouru,t un corps pesant dans une se-conde est à la longueur du pendule à se-condes , savoir 3 piés 8 lignes ì, commedeux fois le quarté de la circonférenced’un cercle au quarté du diamètre de cemême cercle.
Seconde, le plus petit .intervalle de laMusique , qui puisse sc marquer fur diffé-rens degrés. La marche diatonique pardegrts conjoints ne sc fait que fur des in-tervalles de féconde.
II y a quatre sortes de seconde ; la
psermere qu on appelle Je COn J de dirnin ) íále fait iur un ton majeur dont la note infé’rieure est rapprochée par un dièse & l a c 'perieure par un bémol. Tel est , par ex em Ipie, l’intervalle du re bémol à Y ut dièse.Le rapport de cette seconde est de 375 á3 ^ 4 , mais elle n’est d’aucun usage si C en’est dans le genre enharmonique, encorel’intervalle s’en trouve-t-il n d fur l’orgue & sc clavessin. A l’égard de l’inter-va lle d’une note à son dièse, que Brossard
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appelle seconde diminuée , ce n’est pas uneseconde.
La deuxieme , qu’on appelle secondemineure , est constituée^ par le scmi-tonmajeur comme du y? a 1 ut , ou du rni ausa ; son rapport est de 1$ a 16.
La troisième , est la seconde majeurequi forme l’intervalle d un ton \ commece ton peut être majeur ou mineur ,le rapport de cette seconde est de 8 a 9dans le premier cas, & de 9 a 10 dans lesecond ; mais cette différence s’évanouitdans notre musique. Lseyeç Ton.
Enfin la quatrième est la seconde su-perflue composée d’un ton & d’un scmi-ton mineur , comme du fa au sol dièse,& dont le rapport est de 64 à 75.
11 y a dans l’harmonie trois accords quiportent Te nom de seconde. Le pre-mier s’appelle simplement accord de se-conde , c’est un accord de septième ren-versé , dont la dissonance est à la basse ;d’où il s’enseitbien clairement qu’il ne fautque la basse syncope pour la préparer.Voyei Préparer.. Quand l’accord deseptième est dominant, c’est-à-dire quandla tierce est majeure & la septième mi-neure , l’accord de seconde s’appelle ac-cord de triton , & la syncope n’est pasnécessaire. Voye\ Syncope.
L’autre s’appelle accord de seconde su-perflue , & s’est un accord renversé de ce-lui de septième diminuée, dont la septièmemême est portée à la basse. V. Accord.
Le troisième s’appelle accord de se-conde & quinte.
On peut pratiquer l’accord de secondefur tous les tons de l’échelle en majeur &en mineur en descendant,& tant qu’on n’al-téré point ces tons, qu’on ne change pas lacarte en triton , & qu’on fauve la secondefur un des tons naturels de féchelle , onreste dans le même mode, parce qu’àl’exception de l’accord de seconde pra-tiqué fur la fous-dominante , tous les au-tres dérivent d’accords de dominanterenversés ; l’accord de seconde fur la mé-chante , à la vérité , dérive d’un accordde septième avec tierce majeure ; maiscomme !a septième de cet accord estmajeure aussi, ce ne peut être un ac-cord de dominante tonique-