SEC
fêpar<? où les juges se retiraient pour référerensemble sur faffairequi venoitd’étre plai-déedevant eux, & pour décider lasenrencequ’ils prononceroienc d’un commun aveu.Ce cabinet n’étoit séparé du tribunal quepar un voile. {D. J.)
SECRETION , SECRETIONS ,
( Médecine .) se dit proprement de factionpar laquelle un fluide est séparé d un autrefluide , & plus particulièrement de la sépa-ration des différences liqueurs répanduesdans le corps animal de la malle communede ces liqueurs, c’est-à-dire, du sang. C’estcerte importante fonction de 1 économieanimale que les anciens fàisoient dépendrede la troisième coction , &. que lesscholasti-ques rapportent aux actions naturelles.
Cette fonction s’opere en général par lesBandes ou par des réseaux de capillaires ar-tériels ; & on appelle pour cette raison cesorganes organes Jecrétoires , couloir s , filtres .» oyez ccs mots.
La sécrétion différé , suivant l’opinionvulgaire , de l’excrétìon , en ce que la pre-mière ne fait que dépouiller, pour ainsidire, la masse du sang de différentes humeursqm y font contenues, & que l’excrétion est1 évacuation plus ou moins prochaine de ceshumeurs , ou faction qui les porte au dehors,f* est pourtant des auteurs qui ont confonduces deux fonctions l'une avec l’autre , enquoi il paroiffent d’accord avec les anciens,qui n’avoient qu’un nom pour les deux ; care verbeà'ia.tyiya fe trouve employé indiffé-remment dans Hippocrate & Galien pouryccemo & secerno en même temps , &‘«Zt w-ir pour segregatio , secretio , separatio ,SmblV^ 0 n U o u í /f" W & s^retion tollt
toutes les deux font si r aL L if , autre ’,°*
ne sautoir saisir f instant q»S ^poini de*eur division. r
La sécrétion est commune aux végétaux& aux animaux ; mais c’est dans ceux-ciPrincipalement que cette fonction offre leP us de phénomènes , en proportion d’uneplus grande variété dans les merveilles &es résultats de forganifation.
La nécessité des sécrétions fe déduit deexercice même de la vie ; cette ÍHCeeslìon
SEC ;ij>
continuelle de pertes & de réparations desubstancequ’éprouvent tous les êtres vivans,en est la preuve la plus sensible. Le chyleétant un fluide hétérogène, relativement auxbesoins de la nature,il est étonnant combiend’opérations plus ou moins combinées elledoit encore employer à la disposition desdifférons sucs utiles ou nuisibles à f animal,après f adoption de la lymphe nutritive,de cet extrait précieux qui est fouvrage dola digestion ( Voye\ DIGESTION ) ; relieest , i°. la distribution des humeurs auxsecrétoires : i°. leur élaboration ou prépa-ration dans les organes , préparationqui imprime à quelques - unes des qua-lités qu’elles n’auroient pas autrement ,comme on le peut voir par la semence , quiest bien différente assurément dans les eunu-ques & dans ceux qui ne le font pas : 3 °. lafiltration des humeurs aqueuses : 4 0 . laséparation des particules inutiles & nuisi-bles , dans laquelle il faut compren dre íarépudiation , le seceffus non seulement desparticules vieilles & usées des humeurs queles anciens appeloient de la deuxieme coâion ,mais encore de quelques autres qui ontsouffert dans le corps une altération quiéquivaut à une séparation spontanée. Cequ’Hippocrate paraît avoir indiqué par çapassage du premier livre sur la dicte : cor-rumpi ac minui , idem est quod fecemi. C’estdonc la somme de ces opérations distinctesplus ou moins entr’elles , qui constitue l’ou-vrage des sécrétions.
Mais cet ouvrage est-il reslraint unique-ment aux humeurs ? c’est fur quoi les auteursne se sont pas positivement expliqués; c’estnéanmoins une observation de tous lestemps , que la plupart de nos excrétionsfont chargées de particules terreuses; pour-quoi ces particules ne íeroient-elles pas lesexcrémens d’une terre plus pure, qui formela base des parties solides, sécernée toutcomme les humeurs , & ayant ses usagescomme elles ? Voilà qui va paraître unparadoxe bien étrange ; mais est-il en effetíi dénué de vraisemblance pour ne pas méri-ter qu’on s’y arrête ? L'analyse chimiquenous démontre d’abord f existence de cesparties terreuses dans nos humeurs, indé-pendamment de la petite portion qu’il peucen çntrçr dans la composition des molécules