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" On pria un malade qui salivoit d’ap-puyer sa tête sur la main, après avoir placéson coude sur une table ; la main portoitsur le corps de la parotide, & nous Pa-vions place de façon que le conduit ne tutpas comprimé ; la salive, loin de sortiravec plus de force, étoit retenue ».
Parcourez les autres organes secrétoires* un après l’autre, par-tout vous reconnoí-ttez l’impoílìbilité de cette action média-tique fur eux ; iln’y a guere que les amyg-dales & quelqu’autres glandes simples quisoient dansle cas d’exception, c’est-à-dire,qui demandent à être plus ou moins com-primées, toutes ces différences font ren-fermées dans une division des excrétionsen actives , en pajfives & en mixtes , imitéede Stahl.
Quelle est donc la cause de l'excrétion ?C est la vie de l’organe , dont nous parlionsplus haut, fa sensibilité par la présence desnerfs, son action propre que certaines cir-constances augmentent, comme les irrita-tions , les secousses & les dispositions desvaisseaux : “ ces circonstances ou ces chan-gemens paroissent les uns mieux que lesautres dans certains organes, mais ils fontnécessaires pour l’excrétion qui dépendprincipalement d’une espeee de convulsion,d’état spasmodique, que nous appelleronsérection ». Par ce dernier terme métapho-rique il íaut entendre la disposition d’unorgane qui s’apprête à faire l’érection, uneforte de boursouflement singulier, ou unsurcroît de force qui arrive à l’organe ; telest le spasme des parties qui concourent à1 excrétion de la semence. Cette expres-ion , âpres tout, ne doit pas paroître si
de Falfope scrmd.ssoiem T ies "°"pesempoigner l’œuf au sorti/
Ruiner a. vu les papilles nerveuses de lalangue s e>/>er dansla gustation; 1'«>.A^esto.onc , dnpoíition préparatoire à l’excré-tion d’une glande, c’est l’instant de s onreveil; les nerfs étant comme engourdis dansun organe relâché , ont besoin d’une nou-velle force qui les excite ; l’organe vittoujours fans doute, mais il lui faut cetteaugmentation de vie pour le disposer à une‘onction. « Ainsi un homme qui sort d’ua
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profond sommeil a les yeux ouverts pen-dant un certain temps , & ne voit pas lesobjets distinctement,à moins que les rayonsde lumière n’aient excité , pour ainsi dire,& réveillé fa rétine. On peut aisémentappliquer à l’oreille ce que nous disons del’œil ».
«- On sent même que dans ce qui regardele tact, l’organe est d’abord excite par lasolidité en général, avant qu’il puisle dis-tinguer tel ou tel objet ».
" II y a dans chaque sensation particu-lière une espeee de sensation générale ,qui est , pour ainsi parler , une base surlaquelle les autres sensations Rétablissent ».
Les changemens qui arrivent à la glandese communiquent encore au conduit secré-toire ; il s’érige à son tour ; de tortueuxou de flasque qu’il étoit, il devient un canaldroit ou roide ; il se redresse sur Iui-mêmeen s’épanouiíì'ant ou élargissant ses paroispour faciliter la sortie des humeurs ; il enest de même que des conduits lactiferesqui fe redrestènt quelquefois d’eux-mêmesen lançant de petits jets de lait au moindrespasme procuré aux mamelles par quelqueslégers chatouillemens , ou par un sentimentvoluptueux.
II faut donc croire que l’irritation , lessecousses , contribuent à augmenter dansl’organe cette vie qui les rend propres àl'excrétion. Un corps solide appliqué surla langue , mâché ou roulé dans la bouche ,produira fans doute par les mêmes moyensî’écoulement de la salive ; dans la luxationde la mâchoire il en coulera beaucoup en-core ; mais dans tout cela on ne voit pas lamoindre trace de compression ; c’est tou-jours à l’activité de l’organe , à fa sensibi-lité qu’il faut s’en tenir , comme â la causepremiers ou dominante ; & on ne voit pascomment le célébré M. de Haller a pu re-connoître, dans quelques uns de ces moyenssubsidiaires, de quoi infirmer des principesaussi solidement établis.
Ce que nous venons de rapporter de1 excrétion a du prévenir fur ce que nousavons a dire touchant le méchanifme de lasécrétion. Cette fonction est encore l’ouvrage^ es nerfs j ou, pour mieux dire, de la sen-1 sibilité ; on a même fur cette opinion 1 as-