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à la lunette un arc de 44 secondes. Cettevis nous a été volée au mois de Juillet1738, & celle qu’on a refaite estd’un pas unpeu plus haut, un de ses tours fait décrireà la lunette un arc de 47 secondes.
La vis porte un cadran C divisé en au-tant de parties qu’un tour de vis vaut desecondes ; ainsi le cadran ancien étoit diviséen 44 parties, celui d’aprésent est divisé en47. Par le moyen de ce cadran, on voit decombien de íecondes la vis a fait avancer lalunette.
La tige de la vis porte encore un pig-non denté qui engrens dans une roue ;cette roue porte austî un pignon qui en-grène dans une autre roue , & certe se-conde roue fait un tour pendant que lavis en fait vingt-cinq. Cette seconde roueest elle-méme un second cadran D diviséen vingt-cinq parties, enforte qu’une partiede ce cadran marque une révolution entierede la vis ou 47 secondes.
Par le moyen de ces deux cadrans , onvoit tout-d’un-coup combien la vis faitde tours & de parties de tours , & parconséquent de combien la lunette avanceou recule.
Les roues & le cadran qui marque lestours de la vis font enfermés dans une boiteHI , laquelle est attachée fur une équerreM N. L’équerre est attachée fur un coulantTV R Z , qui saisit le limbe t u du feeleurde l’arbre par deux griffes TVRZ\Szpar le moyen de deux vis O , P , on peutfixer ce coulant à quel endroit on veutdu limbe t u.
L'équerre qui porte la boîte du micro-mètre a trois rainures, celle du milieu est cou-verte par uue platine fur laquelle repose latête de la vis G qui attache l’équerre au cou-lant, les deux autres embrastènt des boutonsm , n; l’équerre peut couler fur fa vis G& furles boutons m , n , de maniéré qu’on peutélever & baiffer le micromètre , afin demettre fa vis à une hauteur convenable,pour qu’un de ses tours faste parcourirà la lunette un arc de 47 secondes. On adit que çette hauteur étoit marquée parun trait fur le couvercle du miroir..
í! y a au micromètre une seconde vis KI de laiton qui s’appuie , quand on veut,contre une platine de cuivre placée au- .
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dessous' du miroir. Voici l’usage de cerrëvis.
Lcrsqu’on éleve ou qu’on abaisse le mi-cromètre à la hauteur du trait marqué furle couvercle , le miroir est couvert. Si,après cette opération , on découvre le mi-roir , le poids qui tire la lunette vers lemicromètre, fera choquer le miroir contre' la pointe B de la vis qui fera endommagée.Pour éviter cet accident avant de décou-vrir le miroir , on poustc la lunette par laseconde vis K L , ce qui l’éloigne de laprincipale vis AB du micromètre, ensuiteon découvre le miroir sans craindre le chocdont nous venons de parler ; enfin on dé-tourne lavis KL, & la lunette , qui estobligée de la suivre à cause du poids qui latire, vient doucement au micromètre , deforts que le miroir arrive à la pointe B ,fans qu il se faste de choc.
Le banc que l’on voit sous le pîé pyra-midal est Pendrait où se place celui quidoit regarder par la lunette ; ce banc peutêtre élevé & abaissé comme un pupitre ,pour mettre l’ceil de l’observateur à portéede la lunette.
On voit sur Je banc un gobelet pleind’eau , dans lequel est une balle suspen-due par un fil qui pend de Pentaille diacentre de la lunette. ( Tj
SECTION, s. f. ( Gram .) portion d’unechose divisée. On dit une seâion de cet ou-vrage , la seâion de ce bâtiment, la seâion.d’un solide.
Section , en Géométrie , c’est Tendroitoù des lignes, des plans, &c. s’entrecou-pent. Voyci Dissection, Trissection »
L>c.
La commune seâion de deux plans esttoujours une ligne droite. Voye^ Plan..On appelle aussi seâion la ligne ou la fur-»face formée par la rencontre de deux li-gnes, ou de deux surfaces, ou d’une iigno& d’une surface, ou d’une surface & d’unsolide , &c..
Si l’on coupe une sphere d’une maniéré-quelconque, le plan de la section sera uncercle, dont le centre est dans le diamè-tre de la sphere. Voye\ SPHERE.
II y a cinq seâions du cône, le triangle,,le cercle , la parabole , l’hyperbole & i’el-lipse. Voyei chacune de ces seâions à l’ac-