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Tome trentième.
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bu de prêtre sibyllin, ainsi qu’il le témoigne jlui-même dans les annales, /. XI, c. */. jL’empereur Severe accorda le spectacle deces jeux pour la huitième fois, no ansaprès Domitien , & par conséquent Pan 950rie Rome. L’an iooo de la fondation decette ville ; Philippe le pere donna aupeuple les plus magnifiques jeux séculaireskzti'on eût encore vus. Constantin ne lessit point célébrer l’année qu’il fut consulavec Licinius pour la troisième fois , l’ande J. C. 315. Mais l’empereur Honoriusayant reçu la nouvelle de la victoire deStilicon fur Alaric, permit à tous les payensde célébrer encore les jeux séculaires , quifurent les derniers dont parle l’histoire.Zosime qui nous a donné la plus ampledescription qu’on ait des jeux séculaires,n’attribue la décadence de l’empire qu’à lanégligence qu’eurent les Romains de les cé-lébrer exactement.

Je comtois deux traités des modernes ^fur les jeux dont nous parlons ; l’un par le |P. Tatìn , & l’autre infiniment meilleurpar Onuphrius Pamvinius. On peut y re-courir. ( Le chevalier DE JaUCQURT. )

SÉCULARISATION, f. f. (Gram. &Jurifp. ) est l’action de rendre séculier unreligieux, un bénéfice ou lieu qui étoit ré-gulier

Pour parvenir à la sécularisation d’un re-ligieux , il faut obtenir un breí du pape ,Qu on appelle bref de sécularisation.

On ne doit point séculariser les monastè-res m les religieux , fans des raisons im-portantes , & i' ans avo i r obtenu à cet effet

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communiquées 6 suivis ' 0 a

d’être fulminées ; il - ieu ' ^ v f, nC

soient revêtues de lettreloa mte q V f

gistrées au parlement. V

Vergé , tom. IV. (A) ""noires du

dans É Ie U tÌ ARISATI P N J ’ ( PoVt. )

desJfn^ qUe les â°Srnes de Lester St

“ rerormateurs eurent été adoptés nar ungrand nombre de princes d’Allemagne unde leurs premiers foins fut de s’emparer desmens des évêques , des abbés & des moi-

es, qm -étoient situé? st ans leurs états.Tome XXX.

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L’empereur Charles-Quintn’ayant pu venirà bout de réduire les protestans,ni de fairerestituer à l’églife les biens qui en avoientété démembrés ; lafié d’avoir fait uneguerre longue & fans succès, il convintque chacun des princes protestans demeu-reroit en poffeífion des terres ecclésiasti-ques dont il s’étoit emparé , & que cesbiens feroient sécularisés , c’est- à - dire ,ôtés aux gens d’église. L’Allemagne ayantété déchirée par une guerre de 30 ans fousles regnes de Ferdinand II. & de ses succes-seurs , on fut encore obligé de recourir àdes sécularisations , pour satisfaire les par-ties belligérantes ; en conséquence , par letraité de Westphalie qui rendit la paix àl’Atlemagne , on sécularisa un grand nom-bre d’évêchés & d’abbayes en faveur deplusieurs princes protestans, qui ont con-tinué à jouir de ces biens jufqu’à ce jour,malgré les protestations des papes qui nevouloient point donner les mains à de pa-reils arangemens.

Les immenses revenus que possèdent ungrand nombre d’évêchés & d’abbayes d’Al-lemagne, fourmííòient nne matière facilede terminer les disputes sanglantes qui dé-chirent souvent les princes & les états sé-culiers dont le corps germanique est com-posé- II étoit à desirer que l’on eût recoursá la sécularisation , pour tirer des mainsdes ecclésiastiques , des biens que l’igno-rance & la superstition ont fait autrefoisprodiguer à des hommes, que la puissance& la grandeur temporelle détournent desfonctions du ministère sacré , auxquels ilsfe doivent tout entiers.

SÉCULARISÉ , f, f. ( Gram. & Jurisp. )fe dit de ce qui est rendu au siecle : unmoine sécularisé , est celui qui est restituécontre ses vœux, & remis dans íbn pre-mier état. Une église ou maison sécularisée ,est celle à laquelle on a ôté le caractèred’église ou maison régulière, en transférantailleurs les réguliers qui y étoient attachés,ou en les sécularisant. Voyei^ SÉCULARI-SATION. ( A )

SÉCULIER , f. m. ( Gram. & Jurifpr. )fe dit de tout ce qui appartient au siecle,e’est-à-díre , à l’état civil 6< politique.

' Un séculier est toute personne qui n'est