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Tome trentième.
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SEC

chans. Les efforts qu’on fait pour conser-ver \à sécurité dans le crime, font inutiles :il faudroit pouvoir devenir enragé ou fou,SÉCURITÉ DF, PAIX , ternie de Juris-prudence anglorje , est une commissionadreslce au soherif, en faveur de ceux quifont menaces de mort ou de quelque ac-cident, contre les personnes qui leur fontces menaces ; elle émane de la chancellerie.Voy ^ ScHERIF.

S ECUS , (Asiron. ù Jurìspr. ) ce mot«st latin ; il lignifie au contraire on à con-tre-sens. On s’en sert en françois dans lescalculs astronomiques. Si l’on veut savoirquelle heure il est , dans quelque ville dumonde que ce soit, lorsqu’il est midi à Pa-ris ; prenez une t-b!e de la différence desméridiens , & si la ville en question estplus orientale que Paris, ôtez la différencede midi , c’est-à-dire , de douze heures, lerestant fera l'hcure qui est dans cette ville.<Secus , si la ville en question est plus occi-dentale , c’est à dire , qu’il faut ajouter ladifférence à m ; di. Ce terme est aussi fortusité dans les auteurs de droit. ( D. J.)

SECUSSE, ( Grog. anc. ) peuple desAlpes. Pline , /. III. c. xx. dit qu’ils habi-toient depuis la ville de Pola , jusqu’a lacontrée de Tergests , c’est-à-dire , cn ls-*rie, depuis Pola jusqu’à Trieste. (D. J.), SECUTEURS, f. m. pi. ( Hist. anc. )c etoit anciennement une espece de gla-diateurs parmi les Romains , qui combat-Coient contre les rétiaires, voye[ GLADIA-TEUR. Ce mot est formé du verbe fequi,urne , à cause que ics fécuteurs avoientcoutume de poursuivre les rétiaires.

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boucher pour se garantir des filets & desnœuds coulans , dont ] e * s ‘

étoient armés ; ils avoie n ? a rTs!

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, nom de fécuteurs étoit aussi donné3 ces gladiateurs qui prenoient la place deceux qui étoient tués dans le combat, ou

ren C °L att0 ’ e nt le vainqueur J ce dange-honneur étoit tiré au sort.

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Dans les anciennes inscriptions on trouveauíh fecutor tribunì , fecutor ducìs , fecutorCcefaris , &c. c’étoient des officiers quiaccompagnoient les tribuns & les géné-raux , semblables peut-être à nos aides decamp.

SEDAN, ( Géog. moi. ) ville de Franceen Champagne, frontière du Luxembourg,fur la dgoite de la Meuse, a 11 h eues ausud - est de Charlemont , à 18 de Luxem-bourg , 6c à ; 6 de Paris.

Comme cette ville est une place tres-im-portante , & une des clés du royaume, sesanciennes fortifications ont été augmenteespar d’autres plus considérables, & en par-ticulier par un château à q. grands bastions,avec un arsenal. La ville a un présidial dontl’érendue est médiocre , une élection , unséminaire établi en 16S1 , & un coílegade jésuites, fondé cn 1673 ; les draps qu’onfabrique dans cette ville , sous le nom dePagnon & de Rousseau , font très-estimés ,& contribuent beaucoup à la substancedes habitans. Le roi a établi à Sedan, ungouverneur , un lieutenant de la ville ,un du château, &: un maire. Long. 2* , 36-lat. 49 , 43.

Sedan a eu autrefois des seigneurs par-ticuliers , entre lesquels ceux qui posté-,doient cette principauté avant fan 1641,étoient princes souverains , ne relevant nìde l’empercur , -ni du roi de France. Maisdepuis que Frédéric - Maurice , duc deBouillon, pere de M. de Turenne , l’cuccédée à Louis XIII, contre d’autres terresdépendantes de la couronne , la dignitéde prince de Sedan qu’il se réserva dansle traité , ne devint plus qu’un vain titrequi donnoit seulement au duc un certain,rang parmi les illustres maisons de France ,avec quelques autres soibscs marques d’hon-neur ; enserre que la maison de Bouillona perdu dans ce traité !on plus beau fleuron,fans- espoir de retour.

Drelincourt ( Charles ) fameux ministrede l’égiise calviniste, est né à Sedan cnN 8s , & mourut à Paris en 1669. IIs’acquit une grande réputation par sonsavoir , & Iailla des ouvrages dc piété »qu’on débite , également dans l’une SC

Zzz a.