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Tome trentième.
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j<Í 4 S E I

•Je ce sac est placée dahs le côté gauche del’abdomen ; il contient aísez de liqueur pourteindre en noir plusieurs seaux d’eau ; cetteliqueur colorante est plus abondante dansles seiches que l’on trouve mortes fur lesbords de la mer , que dans celles que l’onprend vivantes. Si on reçoit cette liqueurdans un vase au sortir du sac , elle se coaguleSc se durcit en peu de jours ; ensuite ellese gerse Sc se divise par morceaux ; qui étantbroyés donnent une belle couleur noire :Swammerdam prétend, que les Indienscomposent l’encre de la Chine avec laliqueur noire de la seche. Cet animal senourrit de squilles & de petits poissons.Collection académique , tome V ,[ de la partieétrangère.

SEICHE, OS DE , ( Mat.mêd. )substanceterreuse , absorbante , d’un tissu assez rarequ’on prépare par la porphyrisation , quipuorroit avoir les mêmes usages intérieursque les yeux d’écrevisses, le corail , lacraie , la mere de perles , &c. Fcyeç cesarticles particuliers & l'article général ABSOR-BANS , mais qu’on n'emploie presque quepour les dentifrices. Voye[ DENTIFRICE.

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SEIDE , ( Gêog. mod. ) nos voyageursécrivent aussi Seyde , Seyd , Said, saide ,Z aide , 7 Leide.l\ faut bien s’en ressouvenir,pour ne pas croire que ce font des villesdifférentes, & pour ne pas confondre uneville de !a Turquie, avec la haute Egypteque les Arabes nomment sahid, & qm’onécrit aussi saïd , Zaïd.

Seide est une ville de îa Turquie asiatique,dans Ia Sourie , fur la côte de la Méditerra-née,près d’une iíle, où est un vieux châteauqui communique avec la ville par un pontsi étroit, que trois personnes y peuventá peine passer de front. Cette ville autre-fois célébré fous le nom de sidon, est au-jourd’hui médiocre & misérable, quoiqueplacée dans une campagne grastè Sc cou-verte de mûriers. Les chrétiens Grecs& Maronites , possèdent encore chacunune petite église à seide ; mais son portest comble , Sc il n y a que des bateauxqui y mouillent* Les françoìs y faisoientautrefois quelque commerce , qui n’exiíle

S E ï

plus aujourd’hui. Long. 43.8.8. lat.33. iz

(D.J.)

SEIGLE, fecale , f. m. ( Hisi. nat. Bot .)genre de plante dont la fleur n’a point depétales , & qui est disposée en épi parpétits bouquets. Chaque sieur est com-posée de plusieurs étamines qui sortent ducalice -, le pistil devient dans la fuie unesemence oblongue , grêle, farineuse, &enveloppée de sa balle qui a servi de caliceà la fleur, Sc qui s’en détache très-aisé-■ ment Les petits bouquets font attachésà un axe denté, Sc composent un épi plusapplati que celui du froment. Tournefort,inst. reiherb. Voye{ PLANTE.

En anglois rye , genre de plante quidans le système de Linmrus, a un caliceformé de deux battans concaves, contenantdeux fleurs ; ces deux battans font droits,aigus , opposés l’un à l’autre , Sc plus petitsque les feuilles de la fleur ; cette fleur con-siste en deux feuilles , dont l’extérieure setermine par une longue barbe, Sc l’in-térieure est plate Sc pointue ; les étaminessont trois filets capillaires qui pendenthors de la fleur; les bossettes font oblon-gues , Sc fendues au bout ; le germe dupistil est de forme turbinée ; les stiles aunombre de deux , font chevelus > les stigmafont simples ; la fleur enveloppe étroite-ment la graine , s’ouvre quand elle estmure » Sc la laisse tomber; la graine estunique , oblongue, un peu cylindrique >nue Sc pointue. Linnafi , gen. plant. p. 17.

Dans le système des autres Botanistes,le seigle a les mêmes caractères que ceuxdu blé , excepté que son épi est plus plat,toujours barbu , Sc son grain plus foible Scplus nud.

Cette plante tient le premier rang aprèsle froment entre les grains frumentacéselle porte au commencement ses feuillesrougeâtres, qui deviennent ensuite vertescomme celles des autres blés , plus lon-gues Sc plus étroites que celles du froment.Elle pousse fix , sept tuyaux , & quelque-fois davantage à la hauteur de cinq , sixSc sept pies, droits , semblables à ceuxdu froment ; mais plus grêles, plus longs,Sc montans en épis plutôt que le froment .