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tiques; ils corrigent les purgatifs : on voie
par ia dans quels cas ils conviennent.
Genre I. Valkali fixe minéral , ou naturel.Ce sel est le natrum ou nitrum des an-ciens, spécialement de Pline. On le trouvesuivant son rapport & celui de plusieursvoyageurs, mêlé avec de la terre dans toucle levant ; il est aisé de le séparer de cetteterre par une leíîïve évaporée juíques afìccité. On le trouve dans tous les pays dumonde fondu dans certaines eaux minérales,auxquelles on a donné abfurdement le nomd’ acidules , à cause de leur goût piquant :telles sont les eaux de Vals, Spa.Aix-la-Cha-pelle, & tant d’autres. Ce sel se desséchéquelquefois sur les rochers où les eauxminérales ont passé , & ce font évaporées.
II est alors aisé à ramasser; mais ce neseroic jamais qu’en petite quantité : nousen avons vu à Vals former un coup d’œilagréable; son goût fait la base de celui deces eaux. Ce sel différé de l’alkali tarta-reux par un plus grand degré de fixité,& moins d’affinité avec Peau , puifqu'il netombe pas en défaillance comme lui; ilcontient donc plus de terre. C’est par cettequantité de terre qu’il différé encore,quoique très-peu, de Palkali marin, avec le-quel plusieurs chimistes le confondent. Sadifférence nous parole bien établie parcellequi est entre le sel d’epfon , & celui deglauber, quoique nous convenions fanspeine , qu’il y a dans tout cela une obscu-rité qui seroít aisément dissipée, si oncomposoit des sels neutres avec cet alkali& les acides.
Nous pensons, quoique nous ne sachionspas que l 1 expérience ait été faite, que cetalkali, moins alkali ( s’il est permis de ledire ) que le marin & le tartareux, amoins d’affinité qu’eux avec les acides, &qu’ils pounoient par conséquent décom-poser les sels neutres qu'il formeroit.
Ses vertus médicinales font les mêmesílvr/ e ^ es ^ es alkalis en général, avec ladifférence qu’elles font plus douces.
1t G p si 6 ^ L’alkali fixe marin. Le secondalkali fixe, celui qui tient un milieu entreîes deux autres , est Palkali fixe qui sert debase au sel marin & au sel gemme ; c’estlui qu’on retire par l’inciaération de plu-
SEL
sieurs plantes maritimes , mais sur-toutdu kali ou soude : c’est lui que tous leschimistes modernes confondent avec 1&précédent, le natrum. On veit aisémentque ce sel a donné son nom aux autresalkalis, al n’étant qu’un article arabe quiconfirme dans cette étymologie. II a doncété le premier découvert, si on exceptele natrum ; il contient plus de terre quele tartareux, & moins que le minéral. Oule reconnoît aisément , parce qu’il netombe point en défaillance à l’air ; qu’il s’yseche même , & en ce qu’il se crystalliíacomme les sels neutres ; qualité qui lui estpropre.
On tire ce sel de la soude, en amas-sant des grands morceaux qu’on fait sécher& brûler : on peut le retirer aisément dessels neutres qu’il forme, en le précipitantpar l’alkali tartareux , qui a plus d’affinitéque lui avec les acides.
C’est de ce sel qu’on prépare avec fachaux & l’huile d’olive le savon ordinaire ;c’est avec lui & le sable qu’on fait le verrele plus durable ; on feroit même le plusbeau , si les verriers se donnoient la peinede séparer par une lessive les parties hé-térogènes qui font mêlées avec lui dansles cendres.
II est peu d’usage en médecine; ses ver-tus font celles des alkalis fixes en général.
Genre III. L'alkali fixe tartareux. Le plusfort de tous les alkalis fixes , celui quicontient le moins de terre, celui qui sediflout le plus aisément dans Peau, le seulqui tombe en défaillance à l’air, pour peuqu’il soit humide ; celui qui précipite tousles autres, s’ils font unis avec dés acides,qu’on est bien éloigné de pouvoir crystal-liser, c’est Palkali que fournissent les cèn-dres des plantes qui he font pas mariti-mes , le tartre & le nitre. C’est lui quenous trouvons dans les cendres dont on sesert communément pour faire des lessives ,pourvu qu’on brûle des végétaux qui n’ontpoint trempé long-temps dans i’eau; commele bois flotté, dont les cendres sembla-bles à celles qui ont été lessivées, ne fontbonnes à aucun usage dans les arts. Cetalkali forme dans les lessives avec les huiles& les grailles du linge sale, «ne liqueur-